Les PME : défis et opportunités d’ici à 2020

Pieter Pennings est responsable du Programme de soutien et de consultation sur le développement de la compétitivité des petites et moyennes entreprises (PME) au Vietnam.

Hanoi (VNA) - Pieter Pennings est responsable du Programme de soutien et de consultation sur le développement de la compétitivité des petites et moyennes entreprises (PME) au Vietnam. Extraits d’un entretien sur ce thème avec Le Courrier du Vietnam.

Selon Pieter Pennings, spécialiste de la société de consultation en chaîne d’approvisionnement et en logistique CEL Consulting, le Vietnam est l’un des pays les plus dynamiques d’Asie et devrait poursuivre sa croissance rapide dans les années à venir.

Les PME : défis et opportunités d’ici à 2020 ảnh 1L’accès au financement, un des problèmes majeurs des PME vietnamiennes. Photo : Trân Viêt/VNA/CVN

Fin 2015, le Vietnam recensait plus de 600.000 petites et moyennes entreprises contribuant à 40% du PIB national. Néanmoins, elles sont encore loin d’être considérées comme des éléments importants de l’économie, vietnamienne. En effet, elles connaissent encore de gros problèmes en matière de compétitivité par rapport à des concurrents qui, souvent, sont des multinationales. Certaines de ces entreprises vietnamiennes ont ainsi connu des difficultés dues à la pression des concurrents étrangers, ce qui diminue leurs capacités de développement.

Les plus grandes difficultés

Ces sept premiers mois de l’année, le pays a vu quelque 42.600 entreprises cesser leur exploitation ou déclarer cessation des paiements, tandis que 64.000 entreprises étaient créées.

Selon Pieter Pennings, «les difficultés actuelles les plus frappantes des PME au Vietnam sont l’accès au financement, des difficultés de renouvellement de leurs technologies dans la production comme dans la gestion, des stocks élevés, des capacités de gestion insuffisantes, ainsi que le manque de personnel qualifié».

Outre ces facteurs, l’un des problèmes souvent mentionnés par les PME est l’accès aux consultants et conseils en activité comme en stratégie, lesquels sont considérés comme un «service pour riches». La gestion des chaînes d’approvisionnement est, comme d’ordinaire, une des premières priorités des entreprises multinationales, et fait l’objet d’une attention de plus en plus soutenue des entreprises publiques mêmes. Presque toutes les entreprises peuvent améliorer leurs chaînes d’approvisionnement ayant un effet immédiat en termes de performance, de coût et/ou de profit. Mais l’accès aux connaissances nécessaires et aux stratégies possibles en matière de chaîne d’approvisionnement est encore limité pour les PME.

Même dans le cadre du Partenariat transpacifique (TPP), les PME ne pourront aisément réaliser des bénéfices. Bien que ce dernier soit bénéfique pour l’économie vietnamienne, les PME connaîtront des difficultés à satisfaire les exigences de cet accord comme par exemple l’archivage de l’historique des transactions, la gestion des documents d’origine des produits pendant un délai minimum de cinq années, ou encore les normes en matière de gestion des chaînes d’approvisionnement et de logistique.

Les solutions à adopter

Selon Pieter Pennings, devant ces défis, les PME doivent s’investir dans leurs capacités de gestion, la qualification de leurs ressources humaines, l’actualisation permanente des connaissances ou encore l’amélioration de leurs capacités de gestion des chaînes d’approvisionnement. Cela fait, en particulier le dernier point, les entreprises réaliseront de rapides progrès en termes de diminution de leurs coûts de production et de durée de leurs cycles de production, des fonds de roulement nécessaires, ce qui aura pour effet d’élever leurs capacités d’autofinancement et d’adaptabilité aux fluctuations des marchés.

Tous ces facteurs contribuent à stabiliser l’activité et donc l’existence de l’entreprise sur le court et le moyen terme, ce qui permet par ailleurs d’élaborer des stratégies plus réalistes et effectives.

Toutes les PME intéressées à une participation au Programme de soutien et de consultation sur le développement de la compétitivité des PME au Vietnam peuvent contacter directement la société CEL Consulting par courriel à l’adresse infoVN@cel-consulting.com, ou par téléphone au +8 40 82 24 94 24. Ce programme comprend des séminaires pour partager connaissances et conseils avec les entreprises. -CVN/VNA

Voir plus

Photo d'illustration : baochinhphu.vn

L'EFTA mise sur un essor des échanges et des investissements avec le Vietnam

L’accord de libre-échange entre le Vietnam et l’Association européenne de libre-échange (EFTA) devrait ouvrir de nouvelles perspectives commerciales et d’investissement, grâce à la réduction des droits de douane, à la simplification des procédures douanières et à un cadre plus transparent, au bénéfice des entreprises des deux parties, notamment des PME.

Vietravel Airlines a officiellement réceptionné un Airbus A321. Photo: Bnews/VNA

Vietravel Airlines renforce sa flotte avant le pic de fin d’année

L’arrivée d’un nouvel Airbus A321 renforce la capacité opérationnelle de Vietravel Airlines à l’approche de la haute saison de fin d’année et accompagne l’expansion de son réseau, avec le lancement prochain de nouvelles liaisons internationales vers la Chine et Taïwan (Chine).

La station thermal de Thân Tài à Dà Nang. Photo: CVN

Le Vietnam mise sur l’or bleu de la thalasso pour conjurer le hors-saison

Le Vietnam a structuré l’exploitation de ses sources thermales et de son littoral autour de complexes intégrés alliant séjours hôteliers, soins thérapeutiques et projets immobiliers. Cette stratégie vise à faire des eaux thermales naturelles un atout majeur pour attirer les visiteurs tout au long de l’année, permettant ainsi de briser la saisonnalité du tourisme.

Des délégués lors de la conférence sur la promotion des investissements agricoles entre le Vietnam et le Laos. Photo : VNA

Le Vietnam et le Laos stimulent leur coopération agricole

Le Vietnam et le Laos entendent renforcer leur coopération agricole et promouvoir les investissements vietnamiens au Laos, en vue de valoriser le potentiel de leurs deux économies et de porter leurs échanges commerciaux bilatéraux à 10 milliards de dollars d’ici à 2030.