Les maisons en torchis de l’ethnie Tày à l'épreuve du temps

La commune de Huu Khanh, district de Binh Lôc, province de Lang Son, est souvent appelée le royaume ou le pays des maisons aux murs épais en torchis.
La commune de HuuKhanh, district de Binh Lôc, province de Lang Son, est souvent appeléele royaume ou le pays des maisons aux murs épais en torchis.

Auposte frontalier de Chi Ma, dans la province de Lang Son, les visiteurssont étonnés de voir des rues de vieilles maisons en torchis quis'étendent sur trois kilomètres de long. Bien que bâties en argile,elles sont très solides et fermes. Beaucoup d'entre elles ont deuxétages et sont vieilles de plus d’un siècle.

Selon Hà VanBôn, chef du hameau de Kiêng, "personne ne sait quand ces maisons ontété construites. Quand les Tày sont venus s’installer ici, elles étaientdéjà là. Maintenant, plus personne n’en construit et seulement Hà VanDân connaît le secret de leur construction."

Les troismaisons à deux étages en terre de Hà Van Dân, un homme Tày de plus de 80ans, s'étendent sur plus de 30 m, et sont connectées l’une à l'autrepar des portes. Interrogé sur la construction de ces maisons, il estdevenu vif et a déclaré : "Les Tày ont deux techniques : construire descoffrages et les remplir d’argile ou confectionner des briques en argilepuis les assembler". Chose curieuse, l'argile est alors utilisée commemortier.

Hà Van Dân a également déclaré que le choix duterrain était important. Selon les régles géomanciques du peuple Tày, lamaison doit faire face au sud et s'appuyer sur une montagne, commecelle des Viêt. Plus important, l'endroit doit avoir beaucoup d'arbres,séculaires de préférence, ce qui garanti que le lieu ne s'éroderajamais.

Les étapes les plus difficiles sont les fondationset la construction des piliers. Pour les fondations, il faut placer lespierres étroitement. Les quatre piliers aux quatre coins, qui supportentle poids de la maison, doivent également être renforcés par des pierresavant que les murs ne soient montés. Dans le passé, la sélection de laterre et la pose des pierres étaient réalisées par Hà Van Dân lui-même.Selon lui, si ces étapes étaient baclées, la maison pouvait s'effondrer àtout moment.

Pour les Tày, une bonne maison est étanche àla saison des pluies, et ce même pendant des journées de pluie. Lacompression de l'argile doit être faite avec soin et minutie. Pourcertaines maisons, il fallait plus de trois mois pour terminer cettephase. Les maisons en torchis sont chaudes en hiver et fraîches en été.Elles sont résistantes au vent et à la chaleur. Leur seul défaut estd’être souvent moisies à la saison des pluies. Pour résoudre ceproblème, les Tày entretiennent un foyer au milieu.

Lacommune de Huu Khanh compte plus de 1.000 maisons aux murs épais entorchis, encore intactes pour la plupart, disséminées dans sept hameaux.Le district de Binh Lôc est en train d'élaborer un projet visant àpréserver ces rues afin d’y promouvoir le tourisme. – AVI

Voir plus

Le festival offre un espace d’échanges et de rencontres entre artisans, entreprises, chercheurs et passionnés de gastronomie, au Vietnam comme à l’étranger. Photo : VNA

Le pho vietnamien, entre héritage et modernité, à l’honneur à Ninh Binh

Le Festival du Pho 2026, visant à honorer les racines historiques du métier du pho et à mettre en lumière le développement continu de ce patrimoine à travers les différentes régions du pays, a débuté le 20 mars dans l’espace piétonnier de Thien Truong (cité urbaine de Thong Nhat, quartier de Thien Truong, province de Ninh Binh). 

Ces tableaux sont méticuleusement composés à partir de grains de riz aux nuances variées. Photo : VNA

Un jeune de Can Tho et son modèle d’entrepreneuriat innovant à partir de grains de riz

Khuu Tan Buu, domicilié dans le quartier de Ninh Kieu à Can Tho, a concrétisé son projet d’entrepreneuriat en créant des tableaux artistiques à partir de grains de riz. Ses œuvres, d’une grande richesse thématique - paysages du terroir, scènes des marchés flottants de Can Tho, portraits du Président Ho Chi Minh ou encore commandes personnalisées - se distinguent par une signature esthétique singulière. Au-delà de la dimension entrepreneuriale, cette initiative contribue à valoriser le patrimoine culturel et à promouvoir l’image des habitants du delta du Mékong, en mettant en lumière un savoir-faire original ancré dans les traditions locales.

Le Banh cuon Thanh Tri se distingue par sa finesse, sa texture soyeuse et son parfum délicat de riz. Photo: VNA

Le "banh cuon" de Thanh Tri : Un savoir-faire ancestral élevé au rang de patrimoine culturel immatériel national

La décision du ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme classant cet artisanat dans la catégorie des savoir-faire traditionnels et des connaissances populaires, a été officiellement rendue publique le 18 mars. Cette reconnaissance consacre une valeur culturelle séculaire et met en lumière le rôle essentiel de la communauté locale dans la préservation et la transmission de ce patrimoine unique.