Les M&A devraient atteindre 6,7 milliards de dollars en 2019

Le Vietnam demeure une destination séduisante pour les investisseurs internationaux. L’attirance et le décaissement de l’IDE sont toujours très actifs, constituant une base solide pour les M&A.
Hanoi (VNA) - Le Vietnam demeure une destination séduisante pour les investisseurs internationaux. L’attirance et le décaissement de l’investissement direct étranger sont toujours très actifs, constituant une base solide pour les fusions-acquisitions.
Les M&A devraient atteindre 6,7 milliards de dollars en 2019 ảnh 1Les M&A sont utilisées par les entreprises comme un accélérateur de croissance. Photo: VNA

Selon le vice-ministre du Plan et de l’Investissement, Vo Thành Thông, la première opération de fusion-acquisition (M&A) au Vietnam remonte à l’an 2000. Depuis, ces activités ont connu un développement rapide grâce à l’ouverture du marché domestique et au perfectionnement du système juridique.

Jusqu’à ce jour, ces opérations ont atteint près de 50 milliards de dollars. L’an dernier, elles ont représenté 7,64 milliards. Cette année, ce chiffre devrait atteindre 6,7 milliards de dollars. Cependant, au premier semestre, les transactions ont été de seulement 1,9 milliard, soit 53% du montant de la même période de 2018.
 
Le Vietnam, une destination dynamique

Dans le même temps, la valeur des contrats de fusion-acquisition entre les sociétés vietnamiennes et étrangères a atteint 2,64 milliards de dollars, selon un rapport du ministère du Plan et de l’Investissement.

D’après le rapport sur les fusions et acquisitions en Asie-Pacifique en 2019, les perspectives globales de l’économie vietnamienne devraient rester positives cette année. Le pays demeurera donc l’une des destinations d’investissement les plus attrayantes en Asie du Sud-Est, grâce à sa forte croissance économique, à son grand marché de consommation et à sa position en tant que centre de fabrication. République de Corée, Hongkong (Chine), Singapour et Japon sont à présent les quatre plus importants investisseurs étrangers impliqués dans les activités de fusions-acquisitions. Selon des experts, ces prochaines années, ces opérations continueront de se multiplier avec la participation de nombreux investisseurs étrangers, notamment du Japon, de République de Corée, de Thaïlande et de Chine.

Selon le rapport sur les fusions et acquisitions sur le marché vietnamien 2018-2019 réalisé par le Forum des M&A du Vietnam (MAF), dans le Top 10 des plus importantes opérations de M&A, les investisseurs sud-coréens jouent un rôle dominant. D’après l’Association coréenne d’investissement financier (KOFIA), jusqu’en mai 2019, les caisses financières de la République de Corée ont placé 3,5 milliards de dollars au Vietnam, soit 13 fois plus qu’il y a quatre ans.

En mars dernier, SK Group a acquis 6,1% du capital du vietnamien Vingroup pour un milliard de dollars. En septembre 2018, ce groupe sud-coréen avait aussi débouser 470 millions de dollars pour s’offrir près de 110 millions d’actions du vietnamien Masan Group, soit une participation de 9,5%. SK Group a également fait part de son intention d’acheter plus d’actions de PetroVietnam Oil Corporation (PVOIL) après en avoir acquis 3,55 millions en 2018. Début 2019, Shinhanbank a racheté totalement la Société financière Prudential Vietnam, d’une valeur de 151 millions de dollars. 
Outre les investisseurs sud-coréens, les Japonais figurent aussi parmi les plus actifs au Vietnam. En 2018, ils ont effectué 585 transactions à travers des apports en capital social et des achats d’actions et réalisé 430 projets d’investissement. On peut citer notamment la Société de production commerciale Mitsui&Co, qui a convenu d’acquérir 35,1% du capital du vietnamien Minh Phu Seafood. Dans le même temps, la Sarl de produits pharmaceutiques Taisho a acquis pour 3.400 milliards de dôngs (environ 147,8 millions de dollars) près de 67% du capital du vietnamien DHG Pharmaceutical.

Depuis un an, des investisseurs japonais ne cessent d’élargir les opérations de M&A vers l’immobilier. Le groupe Sumitomo et le vietnamien BRG ont reçu la licence pour développer un complexe urbain à Dông Anh, en banlieue de Hanoi, d’un coût de 4,14 milliards de dollars. Des caisses financières du Japon s’y sont également massivement ruées comme Creed Group, Mitsubishi, Sanyo Homes, Daiwa House Group. 
 
Opportunités pour les investisseurs étrangers

Une série d’opérations de M&A dans ce secteur se déroulent entre entreprises vietnamiennes et partenaires japonais: Phat Dat et Samty Asia Investments Pte.Ltd, Nam Long et Hanlyu Hanshin Properties, Nam Long et Nishi Nippon Railroad Creed Group. Selon le rapport sur les M&A en Asie-Pacifique en 2019, le fait que les investisseurs étrangers achètent une entreprise existante au Vietnam est un moyen plus rapide d’approcher ce marché.

"Les activités de M&A sont devenues un canal d’investissement attractif et un facteur important pour promouvoir la restructuration et l’amélioration de l’efficacité et de la compétitivité de l’économie en général, et des entreprises en particulier", a estimé le ministre vietnamien du Plan et de l’Investissement, Nguyên Chi Dung. Le Vietnam est situé en Asie du Sud-Est, l’une des quatre régions les plus dynamiques du monde. De plus, sa population jeune et ses nombreux autres atouts en termes de situation géographique et de politiques d’investissement direct étranger font du pays une destination très favorable pour les investisseurs étrangers. Outre ceux-ci, les entreprises nationales contribuent aussi considérablement aux opérations de fusion-acquisition.

Cependant, aux yeux de certains investisseurs, bien que ce marché ait été plutôt actif, le long processus d’approbation réglementaire des investissements dans ces activités a entraîné des retards dans le transfert de propriété, d’où des coûts plus élevés pour les investisseurs. Ces derniers sont aussi freinés par le cadre juridique ainsi que par l’impossibilité d’acquérir une participation majoritaire et le manque d’informations sur les entreprises publiques. Aussi, pour dynamiser le marché des fusions-acquisitions, l’amélioration du couloir juridique s’avère-t-elle nécessaire.

Selon le ministre Nguyên Chi Dung, le gouvernement vietnamien a continuellement réformé ses institutions politiques pour attirer davantage d’investissements et d’opérations de M&A. Plus précisément, le système juridique relatif aux investisseurs a été constamment amélioré, notamment les lois sur l’investissement, les entreprises, les valeurs mobilières et de nombreuses autres lois spécialisées, établissant un cadre juridique uniforme et facilitant le développement du marché des M&A. En outre, ces dernières années, le gouvernement a promu  l’actionnarisation des entreprises publiques. Au Vietnam, les fusions-acquisitions jouent un rôle important dans la restruc-turation de l’économie. Et inversement, le processus de restructuration économique crée également de nombreuses oppor-tunités de fusions et acquisitions pour toutes les entreprises nationales et étrangères.

Afin d’assurer le succès des M&A, et plus largement les activités d’investissement, de production et d’affaires, le gouvernement accorde la priorité au maintien de la stabilité macroéconomique, au renforcement du système juridique, à l’accélération de la simplification du droit des affaires, pour garantir un cadre aux institutions économiques et protéger les intérêts légitimes des investisseurs. Selon les prévisions des experts, au cours des cinq prochaines années, les secteurs les plus actifs pour les affaires de M&A seront ceux de la santé, des télécommunications, des services financiers, des biens de consommation, des technologies et des produits pharmaceutiques. – CVN/VNA

Voir plus

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Lê Manh Hung, et le ministre canadien de l’Énergie et des Ressources naturelles, Tim Hodgson, se serrent la main avant leur entretien à Ottawa. Photo : VNA

Le Vietnam et le Canada ouvrent de nouvelles voies de coopération énergétique

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Lê Manh Hung, s’est récemment entretenu avec le ministre canadien de l’Énergie et des Ressources naturelles, Tim Hodgson, pour discuter de la mise en œuvre du protocole d’entente sur la coopération en matière d’énergie et la transition vers l’énergie propre.

Photo d'illustration: VNA

An Giang traque les navires non conformes pour éradiquer la pêche INN

La province d’An Giang renforce le contrôle des navires à risque et accélère la numérisation de la traçabilité afin de lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), contribuant aux efforts du Vietnam pour obtenir la levée du « carton jaune » de la Commission européenne.

Le HoSE met en garde contre de fausses licences et de faux contrats utilisés pour escroquer des investisseurs. Photo: VNA

La Bourse de Hô Chi Minh-Ville avertit des arnaques aux investisseurs

Selon le Service des transactions boursières de Hô Chi Minh-Ville (HoSE), des escrocs utilisent illégalement son nom, ses images et son logo, tout en falsifiant les sceaux et les signatures de dirigeants de la Commission d’Etat des valeurs mobilières (SSC) pour produire des documents frauduleux contenant de fausses informations sur des autorisations d’investissement.

Alexander Schonl, directeur général, fondateur et conseiller principal en Microsoft Dynamics 365 Business Central chez Solid Scale Solutions. Photo: VNA

Vietnam-Allemagne : vers une coopération technologique à plus forte valeur ajoutée

Le Vietnam dispose de solides atouts technologiques et d’une expérience croissante sur les marchés internationaux. Dans un contexte de transformation numérique accélérée en Allemagne et de pénurie de spécialistes informatiques, les entreprises vietnamiennes disposent de nouvelles opportunités pour approfondir leur coopération avec leurs partenaires allemands et progresser dans la chaîne de valeur technologique.

La part des marchandises vietnamiennes demeure dérisoire au sein du CPTPP, représentant à peine 1% du volume global des importations des pays membres. Photo: VNA

Les produits vietnamiens accaparent environ 1% des parts de marché du CPTPP

Afin de soutenir les entreprises, le ministère de l’Industrie et du Commerce (MoIT) élabore un système de gestion de la mise en œuvre des accords de libre-échange (ALE) reposant sur trois piliers : la diffusion d’informations via le portail gouvernemental dédié aux ALE, l’évaluation des résultats de leur mise en œuvre au niveau local, et la création d’un écosystème favorisant l’utilisation de ces accords.