Les lauriers de la réussite…

Pour les habitants de Nga Nam, un bourg situé dans la province de Soc Trang (delta du Mékong), vannerie rime avec revenus stables et bonnes conditions de vie...
Les lauriers de la réussite… ảnh 1La vannerie artisanale. Photo: VOV
Hanoï (VNA) - La nature fait des miracles, c’est bien connu, et il suffit parfois de se pencher pour y trouver de véritables trésors. À Nga Nam, qui est un bourg situé dans la province de Soc Trang (delta du Mékong), il suffit de se pencher et de ramasser des jacinthes d’eau, qui sont alors utilisées pour fabriquer des produits de vannerie artisanale…     

Pour les habitants de Nga Nam, vannerie rime avec revenus stables et bonnes conditions de vie... Témoin Nguyên Phuoc Huu, qui a ainsi réussi à sortir de la précarité en se lançant dans la fabrication de produits tressés en jacinthe d’eau: des pots de fleurs, des coussins, des sacs et des paniers. Pour développer son activité, il sait pouvoir compter sur le soutien des autorités locales, qui cherchent à faire de la vannerie un véritable argument économique.

«Comme le sol est riche en alun, on ne pouvait pas pratiquer l’agriculture et du coup, on avait du mal à joindre les deux bout. Avec la vannerie, par contre, ça va beaucoup mieux: on a des revenus stables et très franchement, on s’en sort plutôt pas mal…», nous raconte Nguyên Phuoc Huu.

Le hameau de Vinh Hoa est l’un des hauts lieux de la vannerie, qui y est pratiquée dans près de neuf foyers sur dix. Il faut savoir que chaque travailleur obtient un revenu journalier pouvant aller de 70.000 à 100.000 dôngs, ce qui, en milieu rural, est considéré comme tout à fait convenable.

Il semble en tout cas que la vannerie artisanale n’ait pas trop souffert de l’épidémie, comme nous l’explique Huynh Thi Miên, qui est à la tête de l’association des femmes du hameau.

«Fort heureusement, c’est une filière qui n’a pas été trop impactée par la crise sanitaire. L’écoulement des produits se fait sans trop de heurts et c’est tant mieux parce que sans la vannerie, je ne vois pas bien ce que nous pourrions faire pour nous en sortir sur le plan économique!», nous dit-elle.   
Les lauriers de la réussite… ảnh 2  La vannerie répond aux exigences de notre époque qui se veut plus respectueuse de l’environnement. Photo: VOV

Effectivement… D’autant que la vannerie à base de jacinthes d’eau a démarré très précisément au sein du hameau de Vinh Hoa, il y a une bonne vingtaine d’année, avant de devenir une activité de pointe à Nga Nam, qui compte aujourd’hui 500 ateliers familiaux pour près de 1.500 vanniers, auxquels il faut ajouter 5 coopératives qui ont été créées pour garantir un meilleur écoulement des produits et stabiliser le prix d’achat.

Nguyên Kim Liên, elle, est la directrice de la coopérative du hameau de My Hoa. À en juger par ses propos, il est clair que la vannerie n’est pas loin d’atteindre un rythme de production quasi-industriel.

«Le nombre de coopérants est passé de 9 au début à 150 maintenant. Nous fabriquons environ 3.000 produits chaque semaine. Les travailleurs sont payés selon leur niveau professionnel, avec une rémunération journalière qui varie entre 120.000 et 200.000 dôngs, voire plus», nous précise-t-elle.    

Véritables lauriers de la réussite, les jacinthes d’eau auront permis à Nga Nam de se frayer un chemin vers la lumière. -VOV/VNA

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