Au Vietnam, la pangasiculture sur une voie plus durable

Les infrastructures des zones pangasicoles sont appréciées par le WWF

L’investissement nécessaire pour construire les infrastructures des zones d’élevage de pangasius au Vietnam est apprécié par le Fonds mondial pour la nature (WWF).

Hanoi (VNA) - L’investissement nécessaire pour construire les infrastructures des zones d’élevage de pangasius au Vietnam est apprécié par le Fonds mondial pour la nature (WWF).

Les infrastructures des zones pangasicoles sont appréciées par le WWF ảnh 1Traitement des pangasius au service des exportations. Photo : VNA

Telle était l’appréciation de cette organisation dans son dernier rapport rendu public début août 2016 durant le colloque «Certification des produits aquatiques et engagements de responsabilité envers l’environnement», organisé dans la mégapole du Sud par l’Association des exportateurs de produits aquatiques du Vietnam (VASEP). Le rapport a également constaté que les recettes pour l’élaboration du système de gestion, des technologies étaient beaucoup plus versées par les entreprises.

«Il est évident que les capacités d’investissement et d’emploi des certificats d’élevage durable du Vietnam répondent aux besoins du marché», a affirmé Huynh Quôc Tinh, représentant de WWF Vietnam.

Selon M. Tinh, les élevages de pangasius sont installés dans les lacs, de sorte que le contrôle des épidémies et de l’environnement est plus efficace. Par ailleurs, l’élaboration des chaînes de production est mieux organisée : 70 à 80% de pangasius étant élevés dans de grandes fermes et les éleveurs coopèrent étroitement avec les entreprises de transformation, ce qui leur permet de répondre au mieux à leurs engagements sociaux, excepté durant la phase de sélection des variétés, le volume de production de variétés est encore minime.

Défis et opportunités

Les infrastructures des zones pangasicoles sont appréciées par le WWF ảnh 2 Récolte de pangasius au delta du Mékong. Photo: VNA

Concernant les défis et les opportunités de l’application des bonnes pratiques agricoles (GAP) dans le secteur des produits aquatiques et les efforts de ce dernier pour respecter l’environnement, le Département général des produits aquatiques du ministère de l’Agriculture et du Développement rural a appelé les entreprises à prêter attention aux tendances du marché mondial, dont l’OMC, l’exigence de concurrence loyale de l’accord sur les obstacles techniques au commerce (TBT) et sur les mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS), la garantie de la sécurité alimentaire de la ferme à la table, la gestion des organismes compétents en matière de sécurité alimentaire suivant les normes techniques en vigueur.

«Les producteurs doivent être pleinement responsables de leurs marchandises», a souligné Nguyên Thi Bang Tâm, représentante du département.

Lors de ce colloque, le directeur exécutif de l’ASC, le Conseil de l’intendance de l’agriculture, a également présenté sept critères d’activité valables pour douze espèces, lesquels recommandent le respect de la loi, la préservation de l’environnement et de la biodiversité, la conservation des ressources en eau et de la qualité des eaux, le maintien des conditions sanitaires des animaux d’élevage, ainsi que le respect des réglementations sociales et communautaires.

Selon la VASEP, les exportations vietnamiennes de pangasius ont dégagé près de 1,6 milliard de dollars en 2015, soit un recul de 10% sur un an (par rapport à 2014). Les plus grands importateurs de pangasius vietnamiens sont les États-Unis, l’Europe, l’Asie du Sud-Est, le Brésil, le Mexique, la Colombie, le Royaume-Uni, la Chine et l’Arabie saoudite. – CVN/VNA

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