Les exportations de fruits s’envolent

De plus de plus de fruits vietnamiens ont réussi à conquérir des marchés étrangers exigeants, au point que le pays cherche à renforcer sa puissance économique via ces exportations.

Hanoi (VNA) – De plus de plus de fruits vietnamiens ont réussi à conquérir des marchés étrangers exigeants, au point que le pays cherche à renforcer sa puissance économique via ces exportations.

 Les exportations de fruits s’envolent ảnh 1Les exportations nationales de fruits et légumes pourraient atteindre 4 milliards de dollars en 2023. Photo : VNA

En plus de répondre suffisamment à la demande intérieure, les légumes et fruits vietnamiens s’exportent de plus en plus, non seulement vers la Chine, le premier importateur de fruits vietnamiens, mais aussi vers les États-Unis, la République de Corée, le Japon et l’Australie.

L’année 2022 est à marquer d’une pierre blanche pour les exportations nationales de fruits, avec la conquête de nouveaux marchés. Ces derniers mois, l’industrie agricole vietnamienne a reçu de bonnes nouvelles : le durian et la patate douce ont été officiellement autorisés à l’exportation vers le marché chinois. Quant au fruit de la passion, la Chine en a autorisé l’importation à titre d’essai. Par ailleurs, le pomelo a été exporté vers les marchés américain et néo-zélandais. Il est devenu le 7e fruit du Vietnam autorisé à être exporté vers le marché américain, après mangue, longane, litchi, pitaya, ramboutan et caïmite.

Dang Phuc Nguyên, secrétaire général de l’Association vietnamienne des fruits et légumes, a informé qu’en 2022, plusieurs fruits frais vietnamiens ont été officiellement exportés vers le marché chinois. En outre, le pamplemousse et le citron sont également autorisés à être importés sur le marché néo-zélandais, et le longane frais s’écoule désormais au Japon. Selon le Département général des douanes, les exportations de fruits et légumes se sont chiffrées à 3,34 milliards de dollars en 2022. En 2023, elles pourraient atteindre 4 milliards de dollars, ce qui permettrait au Vietnam de renforcer sa place parmi les principaux exportateurs mondiaux de fruits frais.

L’année 2023 s’annonce prometteuse

Selon les statistiques, la Chine importe chaque année 7 millions de tonnes de fruits frais, d’une valeur d’environ 10 milliards de dollars. Cependant, les exportations de fruits vietnamiens vers ce marché ne représentent actuellement que 7,15% des parts de marché, contre 45,02% pour la Thaïlande et 16,8% pour le Chili. Accroître les parts de marché des fruits vietnamiens en Chine est donc important, sous condition qu’ils soient autorisés à y être importés officiellement. À ce jour, onze fruits vietnamiens sont exportés vers la Chine : fruit du dragon, pastèque, litchi, longane, banane, mangue, jacquier, ramboutan, mangoustan, fruit de la passion et durian.

Le 3 janvier 2023, la société Hoàng Phat, basée dans la province de Long An (Sud), a fait expédier 10 tonnes de longanes frais au Japon par voie aérienne. Selon les prévisions, elle en enverrait chaque mois entre 70 et 100 tonnes par voies aérienne et maritime à son partenaire japonais. Actuellement, quatre fruits vietnamiens sont exportés au Japon : fruit du dragon, mangue, litchi et longane.

Le marché international s’ouvre progressivement suite à l’épidémie de Covid-19, créant de meilleures conditions d’import-export. Parallèlement, avec la politique de multilatéralisation et de diversification des marchés de nombreux pays, les difficultés de logistique et de transport sont supprimées. “En 2023, les accords de libre-échange déjà conclus créeront certainement une grande impulsion pour les exportations de fruits et légumes”, a fait remarquer le secrétaire général de l’Association vietnamienne des fruits et légumes. Il prévoit une année 2023 positive pour la filière.

Cinq milliards de dollars ciblés en 2025

 Les exportations de fruits s’envolent ảnh 2Récolte de longanes dans la province montagneuse de Son La (Nord). Photo : VNA

Le ministère de l’Agriculture et du Développement rural a approuvé un projet de développement des arbres fruitiers clés à l’horizon 2025 et vision 2030. L’objectif est d’atteindre un chiffre d’affaires des exportations de fruits de plus de 5 milliards de dollars d’ici 2025 et d’environ 6,5 milliards en 2030. Quatorze fruits clés ont été sélectionnés : fruit du dragon, mangue, banane, litchi, longane, orange, pamplemousse, ananas, ramboutan, durian, jacquier, fruit de la passion, avocat et pomme-cannelle.

Ledit ministère s’est fixé pour objectif d’atteindre une superficie d’arbres fruitiers de 1,2 million d’hectares d’ici 2025, avec une production de 14 millions de tonnes pour ces 14 fruits précités. Ceux-ci représentent déjà aujourd’hui une superficie de 960.000 ha, et une production de 11 à 12 millions de tonnes. Par la suite, l’objectif d’ici 2030 est d’atteindre 1,3 million d’hectares, et plus de 16 millions de tonnes, dont un million d’hectares pour ces 14 fruits clés et 13-14 millions de tonnes de production.

Élargir les marchés à l’exportation

Le ministère de l’Agriculture et du Développement rural a chargé le Département de la protection des végétaux d’assumer la responsabilité de la gestion des maladies chez des arbres fruitiers et de se coordonner avec les localités pour les guider afin de développer des codes de zone de plantation et de traçabilité des produits, ainsi que des mesures visant à élargir les marchés d’exportation.

Ledit ministère veut travailler avec les localités, les entreprises et les associations sur diverses actions : supprimer les barrières commerciales, élargir les marchés, transférer des sciences et technologies, aider les agriculteurs à emprunter des capitaux, construire des zones fruitières concentrées, coordonner l’achat et la transformation des produits selon le mécanisme du marché, investir dans des installations de transformation pour diversifier les produits mais aussi améliorer leur qualité et leur compétitivité...

Outre le marché domestique, ledit ministère souhaite se concentrer sur la promotion des exportations vers le marché chinois et l’élargissement des marchés clés comme le Japon, les États-Unis, le Canada, la République de Corée, la Russie, l’ASEAN, l’UE, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. – CVN/VNA

Voir plus

Construction du pont Tu Lien à Hanoï. Selon l'Office national des statistiques, au cours des quatre premiers mois, l'indice des prix du logement et des matériaux de construction a augmenté de 6,25 % par rapport à la même période l'an dernier. Photo : VNA

L’IPC en hausse de 0,84 % en avril

L’indice des prix à la consommation (IPC) d’avril 2026 a progressé de 0,84 % par rapport au mois précédent, a indiqué l’Office national des statistiques.

Utilisation de drones dans la riziculture de la commune de Vi Thanh 1, ville de Can Tho. Photo : VNA.

L’agriculture accélère sa transition numérique et verte

Face à la pression foncière d'une urbanisation galopante et l'explosion de la demande en produits premium, l'agriculture hanoïenne fait face à une urgence : produire mieux sur des surfaces réduites. Pour doper la valeur ajoutée à l'hectare, le double virage numérique et agroécologique s'impose désormais non plus comme un choix, mais comme l'unique planche de salut.

Immeubles financiers au centre de Hô Chi Minh-Ville, le long du fleuve Saigon, face à la péninsule de Thu Thiêm. Photo : VNA

Hô Chi Minh-Ville attire d’importants investissements français

Hô Chi Minh-Ville s’affirme comme une destination de choix pour les investisseurs français, notamment dans les domaines des infrastructures, du développement urbain durable et de la transition écologique. Avec plus de 2,2 milliards de dollars d’investissements, la France contribue à la croissance économique et ouvre de nouvelles perspectives de coopération à long terme.

Le paysage urbain de Hanoi se modernise chaque jour davantage. Photo : VNA

Hanoi encourage les entreprises étatiques à mener une croissance robuste

Selon les experts, la résolution 79-NQ/TW réaffirme le rôle prépondérant du secteur économique étatique dans l’économie de marché à orientation socialiste. Le véritable changement réside cependant dans le passage des entreprises étatiques d’une simple gestion d’actifs à un rôle moteur dans le développement, et d’une gestion traditionnelle à une contribution à la croissance généralisée.