Les enfants défavorisés se muent en designers

Une marque a fait le pari de s’inspirer des tableaux d’enfants en situation précaire pour réaliser des vêtements et autres articles de décoration intérieure. Retour sur un conte de fée moderne.

Hanoi (VNA) - Une marque a fait le pari de s’inspirer des tableaux d’enfants en situation précaire pour réaliser des vêtements et autres articles de décoration intérieure. Retour sur un conte de fée moderne.

Les enfants défavorisés se muent en designers ảnh 1Pham Thi Ngân (droite) présente les articles de Tòhe.

En sa qualité de directrice, Pham Thi Ngân est toujours plongée dans les travaux.

Mme Ngân a partagé que Tòhe est un label d’une ligne de produits de mode et d’articles de décoration intérieure qui recourent à la beauté «naïve», les couleurs naturelles, et l’imagination sans frontière des enfants.

Avant la création de Tòhe, Ngân et les autres co-fondateurs ont participé à plusieurs projets au profit d’enfants désavantagés ou vivant dans des zones reculées. «Dans le cadre de ces projets, on leur apprend la peinture», a-t-elle précisé.

Une fois ces derniers achevés, ils ont été particulièrement déçus que ces œuvres soient conservées dans un espace restreint. Par hasard, en 2005, lors d’une visite du Musée Picasso de Barcelone (Espagne), Mme Ngân et ses amis sont tombés sur une citation du célèbre peintre : «Il m’a fallu quatre ans pour peindre comme Raphaël, mais toute une vie pour peindre comme un enfant».

Des cours de dessin gratuits

D’après Ngân, cette petite phrase est à l’origine de la création de Tòhe, fin 2006. Et d’ajouter : «Au cours des premières années, nous avons rencontré beaucoup de difficultés parce que les fondateurs poursuivaient leurs activités professionnelles. En 2011, après avoir terminé mon travail dans les ONG, j’ai commencé à consacrer tout mon temps à Tòhe».

Désormais, Ngân et les volontaires de la Société Tòhe organisent des cours hebdomadaires de peinture en faveur des enfants défavorisés et autistes, issus des centres de patronage des enfants de Hanoï et plusieurs provinces de Lào Cai, Vinh Phuc, Nam Dinh (Nord), Nghê An, Khanh Hoà et Quang Nam (Centre).

Les enfants défavorisés se muent en designers ảnh 2Un cours de dessin organisé au Centre Phuc Tuê à Hanoï.

Duc, élève du Centre de soins des jeunes autistes Phuc Tuê, situé dans la rue Pho Duc Chinh, à Hanoï, s’est déclaré très heureux de suivre ces cours.

Imagination et créativité

Selon la directrice de Tòhe, à ce jour, des milliers d’enfants ont pu exercer leur imagination et leur créativité. Pham Thi Ngân encourage toujours les enfants à décrire ce à quoi ils pensent. Selon elle, la peinture est une forme de communication et d’expression individuelle.

Mme Ngân a informé que, depuis 2015, un enfant reçoit 5% des ventes des produits décorés par ses soins. «Ces sommes sont comme une sorte de bourse pour les enfants. En 2015, chacun a reçu de 500.000 à 12 millions de dôngs. Il s’agit d’un gros effort de Tòhe», a-t-elle assuré.

«Mes élèves attendent le lundi après-midi, durant lequel Tòhe organise un cours de dessin depuis plusieurs années. Ils sont enthousiastes de voir les sacs, les portefeuilles, les articles et les vêtements sur lesquels figurent  leurs œuvres», a déclaré une enseignante de l’école pour autistes du Centre Phuc Tuê.

Elle a indiqué que, fin 2015, de nombreux élèves ont reçu des sommes provenant de la vente des produits sous la marque Tòhe. Duc, qui étudie à Phuc Tuê depuis 10 ans, a ainsi accumulé un pécule de plus de 7 millions de dôngs, Hoàng, de plus de 3 millions, et Hiêu, de 2 millions. «Ce sont les trois élèves qui ont des sommes conséquentes. Les autres ont environ 200.000 dôngs», a-t-elle expliqué.

Pham Thi Ngân a précisé que Tòhe réinvestit une partie de ses bénéfices dans l’achat d’équipement pour les centres de patronage des enfants.

Aimer et comprendre les enfants, surtout ceux qui sont désavantagés, sont les principes directeurs de la compagnie Tòhe et de ses employés. -CVN/VNA

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