Les défis du développement d’une économie maritime

Le Vietnam fait face à de nombreux problèmes dans l’exploitation de ses atouts maritimes et insulaires pour assurer un développement durable des zones côtières et, plus généralement, du pays.

Hanoi (VNA) - Le Vietnam fait face à de nombreux problèmes dans l’exploitation de ses atouts maritimes et insulaires pour assurer un développement durable des zones côtières et, plus généralement, du pays.

Les défis du développement d’une économie maritime ảnh 1Au port de Da Bac, ville de Cam Ranh, province de Khanh Hoà (Centre).

Photo : Nguyên Ly/VNA/CVN

La mer, les estuaires et les zones littorales constituent des territoires aux forts enjeux stratégiques sur le plan socio-économique et environnemental. Ils assurent de nombreuses fonctions écologiques. En particulier, le Vietnam, qui compte 3.260 km de côtes, est sur ce plan le 27e des 157 pays ayant une façade maritime. Le rapport linéaire de superficie terrestre est d'environ 0,01 (à savoir 100 km² de terre pour un kilomètre de côte), supérieur à celui de la Thaïlande et l’équivalent de celui de la Malaisie.

Sur les 63 provinces et villes du pays, 28 ont une façade maritime avec une population qui représente la moitié de la population nationale. Le Vietnam compte environ 3.000 îles, dont celles des archipels de Hoàng Sa (Paracel) et de Truong Sa (Spratly). Le développement durable d’une économie maritime a donc un rôle très important pour l'essor général de l’économie vietnamienne, mais aussi pour la stabilité sociopolitique du pays.

Pourtant, selon le Dr Nguyên Chu Hôi, de l’Université nationale de Hanoï, le Vietnam rencontre beaucoup de défis et de difficultés dans le développement durable d’une économie maritime.

L’ancien chef du Département général de la mer et des îles du Vietnam, Nguyên Van Cu, pense que la première cause tient au manque de connaissances de la population sur le rôle de la mer. Ensuite, l’exploitation à petite échelle des produits halieutiques ne permet pas aux pêcheurs de profiter suffisamment de ressources maritimes. Les infrastructures sur le littoral et dans les îles sont assez modestes et anciennes. Par ailleurs, le Vietnam manque de ressources humaines compétentes dans ce domaine, d’un réseau de centres de recherche et de sauvetage en mer, d’établissements modernes de prévisions et d’alertes maritimes. Selon lui, le pays devrait élaborer un plan d’exploitation de ses ressources maritimes, insulaires et côtières.

Avertissement de la pollution de l’environnement maritime

Les défis du développement d’une économie maritime ảnh 2Le développement durable d’une économie maritime a un rôle très important pour l'essor général de l’économie nationale.
Photo : VNA/CVN

Depuis plusieurs années, bon nombre de problèmes rencontrés dans les estuaires et les zones côtières sont le corollaire direct de l’accroissement de l’activité humaine, à commencer par le développement indutriel, démographique et touristique. De plus, la majorité des populations qui ne vivent pas sur le littoral sont localisées à proximité de cours d’eau et de voies navigables, ce qui une incidences directe sur la biodiversité, y compris en mer.

La population à titre privé, ainsi que d’autres professionnels comme les agriculteurs, les commerçants et les artisans, sont à l’origine de cette pollution de l’eau. Les produits chimiques utilisés comme produits de nettoyage, solvants, pesticides... sont le plus souvent jetés dans les réseaux d’évacuation des eaux usées, et donc, selon l’organisation des égouts des localités, traités dans des stations d’épuration, ou directement rejetés dans la nature où ils vont polluer rivières, nappes phréatiques et terres arables, puis la mer. De même, les déchets alimentaires des touristes sont trop fréquemment jetés et abandonnés sur les plages...

Mais il y a des pollutions plus graves qui, de fait, sont des catastrophes écologiques, comme la récente affaire du groupe taïwanais Formosa. Des millions de poissons et de crustacés morts se sont entassés sur les plages de quatre provinces côtières du Centre que sont Hà Tinh, Quang Binh, Quang Tri et Thua Thiên-Huê. Cette catastrophe écologique a été causée par d’importants rejets particulièrement toxiques de la Sarl de sidérurgie Hung Nghiêp Formosa dans la province de Hà Tinh, qui ont même détruit des coraux.

Plusieurs infractions ont été mises en évidence dans cette aciérie, ainsi que des incidents lors de ses tests de fonctionnement, lesquels sont directement responsables d’une toxicité de ses eaux usées supérieure aux normes autorisées. Les rejets industriels non traités de cette usine, contenant des substances hautement toxiques telles que phénol, cyanure... combinées à de l’hydroxyde de fer, ont créé un composé mixte d’une densité plus lourde que l’eau de mer. Outre l’hécatombe de poissons, cette pollution industrielle a lourdement affecté l’aquaculture et la vie de la population de ces provinces.

Cette pollution menace la biodiversité marine comme la productivité de l’exploitation des produits halieutiques. -CVN/VNA

Voir plus

Le VIFC-DN se classe au 71e rang sur 117 centres financiers évalués. Photo : baochinhphu.vn

Le centre financier international du Vietnam à Da Nang classé 71e au monde

Pour sa première apparition dans le Global Financial Centres Index (GFCI), le Centre financier international du Vietnam à Da Nang (VIFC-DN) se classe au 71e rang parmi 117 centres financiers évalués, confirmant les progrès réalisés dans la mise en place de ses fondements et son intégration progressive aux réseaux financiers internationaux.

Chantier du projet de pont Tran Hung Dao à Hanoï. Photo: VNA

Le décaissement public atteint 55,5 % du plan annuel

Le décaissement des investissements publics a atteint 55,5 % du plan annuel au 24 septembre, selon le ministère des Finances, qui appelle à renforcer les mesures pour accélérer l’utilisation des fonds.

L'innovation, nouveau pilier de la stratégie de croissance vietnamienne. Photo d'illustration

Le Vietnam mise sur l’innovation pour booster sa croissance et sa compétitivité

D’ici 2030, le Vietnam vise à figurer parmi les 40 premiers pays au classement GII, à porter l’investissement social total en R&D à au moins 2% du PIB, à augmenter le nombre de publications scientifiques internationales de 10% en moyenne annuelle, et à accroître le nombre de demandes de brevets et de brevets délivrés de 16 à 18% en moyenne annuelle.

La présidente de la Commission des valeurs mobilières du Vietnam (SSC), Vu Thi Chân Phuong s’entretient avec le directeur général adjoint du groupe des marchés de capitaux de l’Autorité monétaire de Singapour (MAS), Lim Tuang Lee. Photo : SSC

Le Vietnam et Singapour renforcent la connectivité de leurs marchés de capitaux

La présidente de la Commission des valeurs mobilières du Vietnam (SSC), Vu Thi Chân Phuong, a suggéré que les Bourses, les entreprises et les intermédiaires des deux pays renforcent leurs liens et mettent progressivement en place un écosystème favorisant l’émission et la cotation de certificats de dépôt (DR).

Singature du protocole d'accord de coopération entre le Centre d’innovation et d’entrepreneuriat de Hô Chi Minh-Ville, l’Université d’économie de Hô Chi Minh-Ville et la société Plug & Play Singapore. Photo: VNA

Hô Chi Minh-Ville prépare un centre d’excellence en intelligence artificielle

Le nouveau centre sera développé sur la base d’un partenariat entre l’État, les universités et les entreprises. Il aura pour objectif de promouvoir la recherche, l’accompagnement et l’accélération des jeunes entreprises, ainsi que l’application concrète des technologies au service du développement de la ville.

Centrale thermique du géant gazier Gazprom à Sotchi, en Russie. Photo : AFP/VNA

Les liens pétrochimiques entre le Vietnam et la Russie offrent de nouvelles perspectives

La visite d’État en Russie du secrétaire général du Comité central du Parti communiste du Vietnam et président vietnamien To Lam ouvre de nouvelles perspectives de coopération pétrochimique entre les deux pays. Selon l’expert russe Gueorgui Boreï, le renforcement des partenariats dans le raffinage, les technologies de traitement du pétrole et la production de produits à plus forte valeur ajoutée pourrait favoriser l’intégration des chaînes de valeur, le transfert de technologies et l’accès au marché de l’ASEAN.