Les coques de sang apportent du sang neuf à Dông Thoi

À Dông Thoi, qui est une commune lointaine et isolée de la province de Cà Mau (Sud), il suffit de ramasser des coques de sang et d’être convaincu que l’on peut ainsi s’enrichir pour qu’effectivement…

Cà Mau (VNA) – Bien souvent, il suffit de regarder autour de soi et de savoir se contenter de ce qu’offre la nature pour trouver de véritables trésors.

À Dông Thoi, qui est une commune lointaine et isolée de la province de Cà Mau (Sud), il suffit de ramasser des coques de sang et d’être convaincu que l’on peut ainsi s’enrichir pour qu’effectivement…

Les coques de sang apportent du sang neuf à Dông Thoi ảnh 1Des coques de sang à Dông Thoi. Photo: VOV
 

Je vous entends d’ici… Qu’est-ce qu’une coque de sang, allez-vous me dire… Eh bien c’est un mollusque bivalve, comestible, qui a la particularité d’être rouge à l’intérieur, d’où son nom.

Mais revenons-en à Dông Thoi, où les coques de sang pullulent, faisant jeu égal avec les crevettes et les crabes. C’est à tel point vrai que les aquaculteurs locaux pratiquent l’élevage alterné, ce qui semble leur réussir plutôt bien, si l’on en juge par les propos de l’un d’eux, un certain Mai Van Tho, qui a ainsi pu se faire construire une maison en dur…    

«En fait, les coques de sang, c’est à la fois beaucoup plus facile à élever que les crevettes et les crabes, mais surtout beaucoup plus rentable!... C’est grâce aux coques de sang qu’on vit aussi bien, maintenant…», constate-t-il.

Chaque hectare rapporte 100 millions de dôngs (4.400 euros) de bénéfices nets par an. Le revenu annuel moyen des habitants de la commune s’élève ainsi à 50 millions de dôngs (2.200 euros), ce qui, en milieu rural, est plus que confortable.

Dông Thoi est donc une commune qui a le vent en poupe, d’autant plus et d’autant mieux qu’elle s’est lancée joyeusement dans l’aventure de la nouvelle ruralité. Témoin ce tronçon de route bétonnée de plus de trois kilomètres dont la construction a été rendue possible par le sens civique des habitants, parmi lesquels Nguyên Van Dot, qui ne se lasse pas de nous faire admirer l’ouvrage  auquel il aura contribué avec une belle ardeur…   
«Regardez! On a mis des fleurs et des plantes des deux côtés de la route. C’est quand même formidable, tout ça!», se réjouit-il.   

Eh bien Nguyên Van Dot n’a sans doute pas fini de se réjouir, car si pour l’instant Dông Thoi ne satisfait qu’à 16 des 19 critères exigés pour décrocher le Graal (en d’autres termes, devenir une commune néo-rurale), l’affaire semble très bien engagée, et ce ne sont pas les tracasseries momentanées dues à la crise sanitaire qui pourront infléchir le cours du progrès, comme nous l’explique Vo Van Triêu, le président du comité populaire.

«Ici, les gens respectent parfaitement les consignes sanitaires. Ce que l’on demande à tous, c’est de patienter, de préserver les acquis et de préparer la reprise», dit-il.   

Si petites soient-elles, ces coques de sang auront donc apporté… du sang neuf à Dông Thoi, qui se retrouve ainsi très bien engagée sur la voie de la nouvelle ruralité, c’est à dire sur la voie du progrès.  – VOV/VNA

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