Les biocarburants à la peine dans la grande distribution

L’éthanol E5 s’affirme difficilement sur le marché

Depuis le 1er juin, 100% des stations de carburants de huit grandes villes et provinces devront proposer de l’essence bio E5 en vue de se substituer totalement à l’essence A92.

Hanoi (VNA) - Depuis le 1er juin, conformément au processus retenu par le gouvernement, 100% des stations de carburants de huit grandes villes et provinces devront proposer de l’essence bio E5 en vue de se substituer totalement à l’essence A92. 

Selon le processus fixé, l’ensemble des stations-services de Hanoi et de Hai Phong (Nord), de Dà Nang, de Quang Nam et de Quang Ngai (Centre), de Cân Tho, de Hô Chi Minh-Ville et de Bà Ria-Vung Tàu (Sud) doivent vendre de l’essence E5 depuis le 1er juin 2016. Mais, en fait, la mise en œuvre de ce plan est dans une impasse.

Fin 2015, sur le territoire de la capitale, on comptait environ 116 stations-services offrant de l’essence E5, c’est-à-dire comprenant de l’éthanol (ou alcool éthylique), sur la totalité de ses 481 stations. Les ventes mensuelles ont atteint 10.610 m3 par mois. Cette essence est fournie à Hanoi par trois établissements dont la capacité d’approvisionnement est de 40.000 m3.

L’éthanol E5 s’affirme difficilement sur le marché ảnh 1L’essence E5 marque des points, mais pas autant qu'elle le pourrait. Photo: VNA

À Hô Chi Minh-Ville, le biocarburant est vendu dans la moitié des stations de l’agglomération. L’E5 reste encore largement étrangère aux consommateurs : nombreux sont ceux qui n’en connaissent même pas la présence.

«Je ne m’intéresse pas aux catégories d’essences. J’achète n’importe laquelle dans les stations, sans y faire attention», confient Nguyên Thuy Duong du district de Ung Hoà, et Nguyên Van Huong du district de Thanh Oai, dans la banlieue de Hanoi. Curieux de ce nouveau carburant, de nombreux automobilistes et motocyclistes préfèrent néanmoins leur essence habituelle, de peur d'une éventuelle «panne».

Le coût de production de l’E5 reste élevé, de sorte que son prix n’est inférieure que de 300 à 500 dôngs à celui de l’essence A92. Un écart insuffisamment notable pour convaincre le consommateur, sinon lui faire changer ses habitudes, c’est selon !

Une politique privilégiée est nécessaire

L'E5 est à 95% une essence sans plomb A92, et à 5% de bioéthanol, pour une utilisation dans les moteurs de voitures et de motos. Son indice d'octane est plus élevé que celui de l'essence, ce qui améliore sa combustion pour un meilleur rendement et moins de composés polluants rejetés. De plus, l'utilisation de ce biocarburant, source d'énergie "verte", permettrait au pays de ne plus dépendre entièrement des combustibles fossiles.

C'est pour cette raison que le gouvernement vietnamien considère l'industrie des biocarburants comme un secteur de pointe participant directement à la garantie de la sécurité énergétique nationale comme à la protection de l’environnement.

La production d’éthanol E5 au Vietnam relève du «Projet de développement de biocarburants pour 2015 et ses orientations pour 2025», adopté en 2007. Un programme de longue haleine dont les objectifs sont multiples : développer, produire, transformer, commercialiser et distribuer des produits bioénergétiques, notamment par le biais de PV Oil. Une mise en œuvre qui marque un tournant dans l'industrie des énergies au Vietnam.

Ce qui n’empêche pas plusieurs entreprises de s’inquiéter des difficultés à venir sur le plan de sa commercialisation, et de solliciter, donc, le soutien des autorités. Elles pensent, bien évidemment, à des politiques de baisse du prix de l’E5 afin de «mieux susciter l’intérêt de consommateur».

Les biocarburants, choix de l'avenir

Effet de serre et réchauffement de l'atmosphère, pollution de l’environnement et changement climatique... Les manifestations et la présence de plus en plus marquées de ces phénomènes désastreux résultent en grande partie des rejets croissants de composés polluants, notamment par les moyens de transport. Devant ces risques, le biocarburant paraît être une bonne alternative.

L'avenir de l'industrie des bioénergies est donc prometteur, selon certains spécialistes. Le pays possède de grandes étendues de terre prêtes pour la culture du manioc et de la canne à sucre, notamment dans les régions montagneuses du Nord et du Centre.

Selon PVN, outre le fait qu'il n'ait aucune incidence sur l'environnement, les biocarburants contribueront également au développement économique des zones rurales qui sont appelées à produire les matières premières nécessaires à sa production. - CVN/VNA         

Voir plus

Le festival du village de Bat Trang attire des habitants et des touristes. Photo : VNA.

Le tourisme vietnamien à l’épreuve du choc énergétique

Face à la hausse des prix du carburant, le secteur touristique vietnamien subit une pression en chaîne : billets d’avion plus chers, annulations de circuits et baisse des voyageurs long-courriers. Les entreprises s’adaptent en restructurant leurs offres, en maîtrisant les prix et en se tournant vers les marchés de proximité.

Le made in Vietnam sera à l’honneur lors du programme « La vitalité des produits vietnamiens ». Photo : VNA

Hanoi promeut la sécurité alimentaire et la consommation locale

Le programme de diffusion en direct « La vitalité des produits vietnamiens » à Hanoi met l’accent sur la valorisation des produits alimentaires d’origine clairement identifiée, liés à des régions des matières premières et à des procédés de production spécifiques.

Le poste de garde-frontière de Thanh Hai (commandement provincial des gardes-frontières de Lâm Dông) distribue des pliants aux pêcheurs pour les sensibiliser à la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). Photo: VNA

Lâm Dông muscle la lutte contre la pêche INN suivant les recommandations de la CE

D’après les rapports du Comité de pilotage provincial de la lutte contre la pêche INN, environ 90% des bateaux locaux sont actuellement munis d’un permis de pêche valide. Les bateaux ne disposant pas des documents requis font l’objet d’une surveillance stricte, sont interdits de sortie des ports et leur navigation est suivie chaque semaine grâce aux systèmes de surveillance des navires (VMS).

Vietnam : le secteur des produits de la mer mise sur l'innovation technologique et la durabilité

Vietnam : le secteur des produits de la mer mise sur l'innovation technologique et la durabilité

Le Vietnam se classe actuellement au troisième rang mondial des exportateurs de produits aquatiques, avec des produits présents sur plus de 170 marchés. En 2025, la production du secteur a atteint près de 10 millions de tonnes, pour une valeur d’exportation dépassant 11 milliards de dollars, confirmant son rôle de pilier de l’économie nationale.
L’aquaculture — notamment l’élevage de crevettes et de pangasius — constitue le principal moteur du secteur, représentant plus de 60 % de la production totale. Parallèlement, le pays s’oriente vers une réduction progressive de l’exploitation halieutique, tout en renforçant le respect des réglementations relatives à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).
Dans le même temps, le Vietnam accélère sa transition vers des modèles de production à haute valeur technologique, plus respectueux de l’environnement et inscrits dans une logique de durabilité.

Photo d'illustration. Source: Internet

Garantir une concurrence équitable entre les fournisseurs de services de télécommunications

Starlink opère dans le cadre d’un dispositif expérimental strictement encadré, tant en termes de périmètre que d’échelle. L’entreprise est tenue de se conformer pleinement aux dispositions légales en matière de tarification et de concurrence au même titre que les autres opérateurs du marché. Le cadre juridique en vigueur garantit les principes de transparence, de publicité et de libre fixation des prix dans un environnement concurrentiel régulé.

Cérémonie de signature. Photo: VNA

Le Laos accélère la concrétisation d'une ligne ferroviaire avec le Vietnam

Le 31 mars à Vientiane, le gouvernement lao et la SARL Laos-Vietnam Railway ont signé un accord de concession pour la conception, la construction, le financement, l’exploitation et la maintenance du tronçon ferroviaire de 147 km reliant Thakhek, au Laos, à Mu Gia, dans la province vietnamienne de Quang Binh.