Les banques sous pression d’augmenter leur capital statutaire

Les banques vietnamiennes annoncent massivement leur plan d’émission des actions au cours de 2021 pour augmenter leur capital statutaire et visant à assurer leur solidité financière.
Les banques sous pression d’augmenter leur capital statutaire ảnh 1L’an dernier, HDBank est arrivé en tête pour la hausse du capital statutaire, avec un pourcentage de 64% pour atteindre 16.088 milliards de dôngs. Photo: VNA

Hanoï (VNA) - Les banques vietnamiennes annoncent massivement leur plan d’émission des actions au cours de 2021 pour augmenter leur capital statutaire et visant à assurer leur solidité financière.

La banque A Châu (ACB) va présenter lors de la conférence des actionnaires en juin prochain, son plan d’émettre 540 millions d’actions afin de porter le capital statutaire à 27.019 milliards de dôngs. Raisons : majoration des fonds pour fournir des crédits à moyen et à long terme, augmentation de l’achat des obligations gouvernementales, investissements dans les projets stratégiques sur la période 2019-2024 et élévation de la capacité financière de la banque. En 2021, l’ACB table sur un bénéfice avant l’impôt de 10.602 milliards de dôngs, soit une hausse de 10,4% par rapport à l’an dernier.  Elle va achever l’augmentation de capital statutaire fin du troisième trimestre de 2021.

Pour sa part, la banque Phuong Dông (OCB) prévoit d’augmenter le capital statutaire de 25%, contre 11.000 milliards de dôngs maintenant, selon le président du Conseil d’administration, Trinh Van Tuân. La banque SHB planifie également la hausse du capital statutaire à 21.300 milliards de dôngs.

Dix-huit banques au capital statutaire de 10.000 milliards de dôngs

La tendance à l'augmentation du capital statutaire permet aux banques d’atteindre une croissance durable. Pour investir davantage dans leurs infrastructures techniques et améliorer leur compétitivité, elles nécessitent des sommes importantes.

La majoration du capital statutaire est très importante pour les objectifs de modernisation de la banque, de respect de norme de Bâle II et d’amélioration de la capacité financière. Par ailleurs, la limite de fourniture des crédits dépend du volume de capital statutaire de chaque banque. Ainsi, l’élargissement des crédits oblige les banques à la course à la hausse du capital statutaire.  

Les normes Bâle II  (le second accord de Bâle) constituent un dispositif prudentiel destiné à mieux appréhender les risques bancaires, principalement celui des crédits. Elles sont destinées à garantir un niveau minimum de capitaux propres des banques afin qu’elles soient en mesure de faire face aux risques éventuels liés à leurs activités (non remboursement de crédits ou autres pertes de valeur de leurs actifs). Il s’agit en particulier des risques des crédits impayés, figurant au bilan, et de ceux que représentent les contreparties résultant notamment des engagements pris sur les marchés financiers, figurant également sur le bilan, mais aussi et surtout les activités hors-bilan concernant les produits dérivés. Le but final est d’éloigner le danger d’une crise systémique comme celle de 2008.

Selon les statistiques des rapports de 30 banques, fin 2020, 18 se dotaient d’un capital statutaire dépassant 10.000 milliards de dôngs. En 2020, la vague de hausse du capital statutaire des banques a ralenti à cause de la pandémie de COVID-19.  Pourtant, lors des derniers mois de 2020, les banques se sont relancées à la course.

L’an dernier, HDBank est arrivé en tête pour la hausse du capital statutaire, avec un pourcentage de 64% pour atteindre 16.088 milliards de dôngs. La banque SHB a augmenté de 5.500 milliards de dôngs son capital statutaire pour se doter de 17.558 milliards de dôngs. Le secteur bancaire compte encore plusieurs banques ayant un capital statutaire de moins de 5.000 milliards de dôngs. A savoir : VietBank (4.190 milliards de dôngs), SaigonBank (3.080), KiênlongBank (3.237), NCB (4.102) et PGBank (3.000).

Pour augmenter leur capital, les banques peuvent choisir plusieurs solutions : émission d'actions ou d'obligations, fusion ou coopération avec des compagnies générales ou groupes économiques... Pourtant, seules les banques d'envergure ont des atouts dans l'émission d'actions. Les établissements de petite envergure ont des difficultés car les frais d'émission sont élevés. Parmi les solutions précitées, les banques préfèrent l'émission d'actions et la recherche des actionnaires stratégiques.-CVN/VNA

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