L'éolien offshore a le vent en poupe au Vietnam

Si l’énergie éolienne offshore était pleinement exploitée au Vietnam, elle pourrait générer jusqu’à 160 GW, contribuant à la réduction de la consommation des combustibles fossiles.
Hanoi (VNA) - Si l’énergie éolienne offshore était pleinement exploitée au Vietnam, elle pourrait générer jusqu’à 160 GW. Grâce au long littoral et à la vitesse élevée des vents, cet avantage pourrait grandement contribuer à la réduction de la consommation des combustibles fossiles.
Le Vietnam fait actuellement face à de nombreux défis pour répondre à ses besoins énergétiques croissants. L’exploitation des énergies renouvelables contribue à la protec-tion de l’environnement et à la mise en œuvre de l’engagement du gouvernement vietnamien sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
 
L'éolien offshore a le vent en poupe au Vietnam ảnh 1Le Vietnam est en tête de la région en matière de développement de l’éolien. Photo : Thiennhien

D’après les estimations de la Banque mondiale concernant les ressources en énergie éolienne en Asie du Sud-Est, il en existe au Vietnam un grand potentiel. Les régions les plus favorables sont les provinces de Ninh Thuân, Binh Thuân (Centre), Sóc Trang et Trà Vinh (Sud), car les vents y ont une vitesse moyenne assez élevée et une direction stable. Il s’agit d’une énergie propre et à prix raisonnable au service du développement économique et du renforcement de la sécurité énergétique.

L’éolien a le vent en poupe

D’ici 2030, le Vietnam pourrait mettre en service 10 GW d’énergie éolienne offshore. Le Vietnam est l’un des pays les plus chanceux de la région avec un potentiel éolien d’environ 50.000 MW. L’Asie du Sud-Est en général et le Vietnam en particulier ont un bon potentiel avec une vitesse de vent d’environ 6,5 à 7,5 m par seconde et une hauteur minimum d’éolienne de 120 m pour l’utilisation. Une grande opportunité pour les investisseurs étrangers et les développeurs locaux.

Les projets d’énergie éolienne sont en train d’être accélérés dans le but de bénéficier des priorités, un bon signe dans le contexte de crise sanitaire du COVID-19 qui affecte grandement le développement de nombreux secteurs économiques. En mars 2020, le projet éolien Hiêp Thanh, d’une capacité de 78 MW, dans la province de Trà Vinh, a été mis en chantier. Il couvrira 2.800 ha avec 18 éoliennes qui entreront en service entre la fin de cette année et le milieu de la suivante. Selon Lam Minh, directeur général de la société Ecotech Trà Vinh, sa société souhaite accomplir ce projet avant terme pour bénéficier des priorités. Concrètement, selon les réglementations, les projets  éoliens certifiés "Opération commerciale" (COD) avant le 1er  novembre 2021, bénéficieront d’un prix satisfaisant de 9,8 US cent/kWh (pour les projets offshore) et de 8,5 US cent/kWh (pour les projets sur la terre ferme).

En outre, la centrale éolienne No3 de la sarl BPP Vinh Châu Wind Power a été mise en chantier à Soc Trang. D’un investissement de 1.365 milliards de dôngs, elle dispose d’une capacité installée de 29,4 MW avec sept éoliennes. De plus, début mars, le projet Quôc Vinh Sóc Trang a aussi débuté les travaux.

Selon les statistiques du groupe Electricité du Vietnam, en janvier 2020, outre neuf projets d’énergie éolienne certifiés par le COD, il y avait 31 projets d’une capacité installée prévue de 1.645 MW ayant signé des contrats d’achat d’électricité, sans compter 60 autres figurant dans la planification. Le Vietnam peut devenir un futur leader mondial de l’énergie éolienne offshore en raison des énormes potentiels de ses 3.000 km de côtes. Celles-ci et des ressources éoliennes abondantes sont des éléments essentiels pour développer cette industrie verte et produire de l’électricité à des prix attractifs, contribuant ainsi à créer de nombreux emplois et à attirer les investissements.
L'éolien offshore a le vent en poupe au Vietnam ảnh 2Le pays dispose de conditions optimales pour développer l’industrie éolienne offshore. Photo : VNCPC/CVN

Perspectives du Vietnam

En 2021, le Vietnam envisage d’installer un GW de parcs éoliens offshore et terrestres, contre 327 MW actuellement. Le Vietnam est également le seul pays de l’ASEAN à développer des parcs éoliens offshore, d’une capacité cumulée de 99 MW. De plus, le pays s’est également fixé pour objectif, d’ici 2030, de produire  6.000 MW à partir de l’éolien.

La capacité électrique actuelle du Vietnam est d’environ 54 GW et le gouvernement vietnamien prévoit de doubler ce chiffre à 130 GW au cours de la prochaine décennie. La technologie éolienne offshore s’avère être une option attrayante et réalisable pour faire ce saut. L’énergie éolienne et les autres énergies renouvelables sont actuellement les sources de technologie les plus prometteuses dans le cadre de l’Accord de Paris sur le climat.

Les coûts des énergies renouvelables baissent considérablement et c’est le meilleur moment pour qu’ils jouent un meilleur rôle sur le marché. En outre, ils contribueront à mettre fin à la dépendance vietnamienne à l’égard des combustibles fossiles, qui constitue un obstacle majeur à la réalisation des objectifs dans le cadre de la lutte contre le changement climatique. Il ne fait aucun doute que ce boom du marché de l’éolien au Vietnam est l’un des exemples les plus réussis dans le domaine des énergies renouvelables en Asie du Sud-Est.

Le Vietnam est l’un des pays les plus touchés par le changement climatique. Dans ce contexte, il s’efforce de promouvoir l’utilisation de l’éolien pour répondre à sa demande croissante en énergie tout en réduisant ses émissions de gaz à effet de serre. Le Vietnam s’est fixé les objectifs de développement de l’énergie éolienne les plus ambitieux au sein de la région. Et ses politiques ont attiré de nombreux investisseurs venus du monde entier. Le Vietnam est l’un des pays dont la croissance économique est la plus rapide au monde. Sur la période 2016-2020, sa demande énergétique a augmenté de 10,5% en moyenne annuelle. Cette tendance devrait se poursuivre jusqu’en 2030, suscitant des préoccupations pour sa sécurité énergétique.

En plus d’apaiser les inquiétu des concernant la sécurité énergétique, l’énergie éolienne contribue également à alléger le fardeau des coûts peu fiables liés à l’importation de charbon pour les centrales thermiques. Bien que les coûts du charbon ne soient pas élevés, il fait peser des risques sur  la santé des populations environnantes. L’industrie éolienne a besoin d’une grande chaîne logistique et de main-d’œuvre pour le fonctionnement et la maintenance des équipements, permettant ainsi de promouvoir le développement industriel local et de créer des emplois. En se concentrant sur l’éolien offshore - potentiel estimé à 309 GW -, le Vietnam pourra répondre à ses besoins exponentiels en énergie pour les décennies à venir. – CVN/VNA

Voir plus

Un propriétaire de bateau de pêche à Hung Yen effectue les formalités d'entrée et de sortie du port à l'aide du logiciel électronique eCDT. Photo: VNA

INN : la numérisation, levier stratégique pour la modernisation de la flotte de pêche hauturière au Vietnam

Autrefois, l’enregistrement et l’inspection des navires de pêche étaient caractérisés par des procédures administratives lourdes et complexes. Aujourd’hui, grâce à la base de données nationale des pêches (Vnfishbase), au système de surveillance des navires (VMS) et au dispositif de traçabilité électronique des produits halieutiques (e-CDT), les pêcheurs disposent d’un véritable « livret de famille électronique ». Ces outils permettent de simplifier les démarches liées aux licences et aux certificats, de manière plus rapide et transparente.

Le Premier ministre et des représentants d'entreprises japonaises. Photo : VNA

Le Premier ministre préside un dialogue avec les entreprises japonaises

Le Premier ministre Pham Minh Chinh a souligné que ce dialogue témoigne de l’importance particulière que le gouvernement vietnamien accorde à la coopération Vietnam-Japon, ainsi qu’au succès des entreprises japonaises au Vietnam, contribuant à la prospérité des deux pays.

Les textiles et les vêtements constituent l'un des principaux produits d'exportation du Vietnam vers la Russie. Photo : VNA

Vietnam–Russie : cap sur une nouvelle dynamique commerciale

La Russie demeure un partenaire économique important, notamment dans les secteurs de l’industrie et de l’énergie. Malgré un environnement économique et géopolitique mondial incertain, les échanges bilatéraux maintiennent une dynamique positive.

Le vice-Premier ministre Nguyen Chi Dung (gauche) et le ministre italien des Entreprises et du Made in Italy, Adolfo Urso. Photo: VNA

Le Vietnam et l'Italie renforcent leurs liens commerciaux et d’investissement

Le Vietnam souhaite approfondir sa coopération économique avec l’Italie en intensifiant la diplomatie économique, en stimulant les échanges commerciaux et en attirant davantage d’investissements, tout en tirant parti des accords avec l’Union européenne pour renforcer son intégration aux chaînes de valeur internationales.

Tran Thi Thanh My, cheffe du Bureau commercial du Vietnam en Australie. Photo: VNA

Le Vietnam gagne en attractivité auprès des investisseurs australiens

Les relations entre le Vietnam et l’Australie connaissent une dynamique de consolidation marquée, portée par la mise en œuvre concrète du Partenariat stratégique global et par l’essor soutenu des échanges commerciaux, des investissements et de la coopération sectorielle, dans un contexte d’intérêt croissant des entreprises et investisseurs australiens pour le marché vietnamien.

La coopérative Hanoi Xanh présente des produits respectueux de l'environnement. Photo : VNA

Lancement du programme « Vitalité des produits vietnamiens »

Lancé à Hanoï le 20 mars, le programme « Suc song hang Viet » met à l’honneur l’engagement de la jeunesse vietnamienne en faveur des produits nationaux, en soutenant les entreprises dans leur transition numérique et en valorisant une consommation responsable, verte et durable.

Un port du Karnataka. Photo: VNA

Le Karnataka, nouvelle destination pour les entreprises vietnamiennes en Inde

Les échanges commerciaux entre le Vietnam et l’Inde ont atteint un niveau record de 16,46 milliards de dollars en 2025, soit une multiplication par plus de 70 en l’espace de 25 ans. Les entreprises vietnamiennes délaissent également le commerce au profit de l'investissement direct en Inde, avec d'importants projets déjà en cours au Tamil Nadu et au Telangana.

Des commerçants achètent du thon au port de pêche de Tam Quan, dans la province de Gia Lai. Photo : VNA

La filière thon vietnamienne s’adapte pour maintenir la croissance des exportations

Selon les données de la VASEP, la valeur totale des exportations de thon a atteint 129 millions de dollars, un montant équivalent à celui de la même période l’année précédente. Malgré une croissance globale nulle, le paysage des exportations a connu d’importantes mutations structurelles au niveau de la distribution sur le marché.

Un avion de Vietjet. Photo: Vietjet

Vietjet confirme son leadership mondial dans le low-cost

Vietjet, membre officiel de l'IATA, a été distinguée par AirlineRatings, qui lui a décerné le titre de « Meilleure compagnie ultra low-cost au monde 2026 », tout en la classant parmi le Top 10 des meilleures compagnies à bas prix au monde.

Renforcement des efforts de communication et de répression contre les infractions INN à Ca Mau. (Photo : VNA)

Ca Mau renforce la gestion des navires pour lutter contre la pêche INN

Les autorités de la province de Ca Mau, la plus méridionale du Vietnam, intensifient leurs mesures de lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), dans l'espoir d'obtenir la levée de l'avertissement de la Commission européenne (« carton jaune ») concernant les produits de la mer vietnamiens.

Les entreprises publiques appelées à impulser le développement du logement social. Photo: VNA

Les entreprises publiques appelées à impulser le développement du logement social

Le logement social constitue aussi un levier économique, contribuant à stimuler l’investissement, soutenir la consommation et améliorer l’efficacité du marché du travail. L’objectif d’un million de logements d’ici 2030 représente ainsi un test de la capacité de coordination des politiques publiques et des acteurs économiques.