Le Vietnam veut renouveler ses plantations de caféiers

Dans le cadre de la politique nationale de relance caféière, l’impératif est de rajeunir les plantations. En ligne de mire le Tây Nguyên (Hauts plateaux du Centre), et plus particulièrement Dak Lak, grande terre caféière s’il en est. Objectif : des caféiers performants et résistants aux maladies.
Dans le cadre de lapolitique nationale de relance caféière, l’impératif est de rajeunir lesplantations. En ligne de mire le Tây Nguyên (Hauts plateaux du Centre),et plus particulièrement Dak Lak, grande terre caféière s’il en est.Objectif : des caféiers performants et résistants aux maladies.

Sur les 561.500 ha de caféiers que compte le Tây Nguyên, plus de120.000 ha ont plus de 15 - 20 ans, limite d’âge à laquelle les vergersdeviennent très peu productifs. Rien qu’à Dak Lak, première provincecaféière du pays en termes de surfaces, un tiers des 203.500 ha ontdépassé la limite d’âge.

Des données de l’Institutdes sciences et techniques agricoles et sylvicoles du Tây Nguyên, qui ainsisté sur le fait que la continuité de la production ne peut êtregarantie que par des programmes de rajeunissement et/ou de replantation.

Rajeunissement : des débuts difficiles


Si les vergers dans la «fleur de l’âge» donnent un rendement moyen de21 – 23 quintaux par hectare, ceux qui ont dépassé les 15-20 ansfatidiques ne produisent que 1,2 quintal voire moins.

Dans la dernière décennie du XXè siècle, de nombreuses plantationsfamiliales au Tây Nguyên ont procédé à la replantation des vergerssénescents. Néanmoins, faute de techniques et d’expériences suffisantes,les jeunes caféiers n’ont pas dépassé l’âge de deux ou trois ans. En1996, la Sarl du café Ea Pok, fer de lance du mouvement derajeunissement des vergers de caféiers, a connu un échec cuisant : ses12 ha nouvellement replantés ont périclité malgré des conditionsclimatiques normales. Un manque à gagner important compte tenu del’investissement de départ colossal (100 millions de dôngs par hectare).

Pour aider les paysans à rajeunir leurs vergers,l’Institut des sciences et techniques agricoles et sylvicoles du TâyNguyên a envoyé sur place des techniciens chargés de guider les paysans àtoutes les étapes de ce travail : travail de la terre, fertilisation,choix des semences, arrosage, insecticides...

Des vergers caféiers modèles


La Sarl Ea Pok a recommencé en 2000 son plan de replantation caféière,cette fois sur 54 ha, à l’aide de nouvelles techniques culturales. Lesefforts ont porté leurs fruits : les étendues rajeunies ont donnéquelques années après 3,5 quintaux par hectare, un rendement inégaléjusque-là. Forte de ce succès, elle a élargi les superficies rajeuniesqui totalisent à présent plus de 100 ha.

Sur letotal de 20.000 ha de caféiers de la Compagnie générale du café duVietnam, 11.000 ha ont dépassé les 15-20 ans. Ces dernières années, ellea replanté avec succès 1.400 ha. La province de Dak Lak a débuté sonplan de rajeunissement, d’ici 2020, de plus de 65.355 ha.

À Buôn Ma Thuôt, un verger caféier modèle a fait son apparition, sousle patronage conjoint du Comité populaire municipal, du Département deprotection végétale, de l’Institut des sciences et techniques agricoleset sylvicoles du Tây Nguyên, de la Sarl Dak Man Vietnam et de laCompagnie par actions de protection végétale d’An Giang.

Réalisé de 2013 à 2016 avec un investissement de 4 milliards de dôngsprovenant des caisses de l’État, ce champ modèle s’étend sur 40 ha dansla commune de Hoa Thuân. Les 59 foyers paysans participant sont formésaux avancées scientifiques et technologiques, ce qui permet d’élever lesrendements et la qualité de la production.

Buôn Ma Thuôt, future capitale mondiale du café ?

Créer une «capitale mondiale du café» à Buôn Ma Thuôt est un projetambitieux de la compagnie caféière Trung Nguyên, qui ambitionne detrouver un nouveau modèle de développement durable pour le café de DakLak et du Tây Nguyên plus largement.

L’idée a étéprésentée fin 2009. Plusieurs séminaires s’en sont suivis, à Hanoi etBuôn Ma Thuôt, où scientifiques, chercheurs et économistes, vietnamienset étrangers, ont discuté de la faisabilité d’un tel projet. Au-delà del’aspect socio-économique (création d’emplois, rentabilité), le projetde Trung Nguyên dévoile une grande ambition, celle de créer une marquevietnamienne connue à l’international.

Déjà,l’image d’une «capitale mondiale du café» s’esquisse. Le projet sematérialise progressivement, avec par exemple l’apparition des «Fermescaféières vertes et amicales à l’environnement», d’un «Village du café»,d’un «usée mondial du café», d’un «Musée culturel des ethnies du TâyNguyên» et d’usines de transformation à la pointe de la technologie. –VNA

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