Le Vietnam soutient la reprise des negociations de paix en Syrie hinh anh 1L'ambassadeur Dang Dinh Quy, chef de la mission permanente du Vietnam auprès des Nations Unies (ONU). Photo: VNA

New York (VNA) - Le Vietnam a salué l’accord des parties prenantes en Syrie en ce qui concerne le programme à venir de la Commission constitutionnelle.  

C’est ce qu’a déclaré l'ambassadeur Dang Dinh Quy, chef de la mission permanente du Vietnam auprès des Nations Unies (ONU) lors de la séance mensuelle du Conseil de sécurité sur les volets politique et humanitaire de la crise syrienne tenue en ligne le 25 novembre.

Sur le front politique, il a encouragé les membres de la Commission à s’engager dans un discours constructif.  Le processus politique est le seul moyen d’établir la paix et la stabilité durables.  Il doit, a rappelé le diplomate vietnamien, être mené par les Syriens eux-mêmes, être facilité par l’ONU, en accord avec la résolution 2254 (2015) du Conseil de sécurité, et adhérer pleinement au droit international et à la Charte, y compris au plein respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie. 

Le Vietnam a salué les efforts de l’équipe de l’Envoyé spécial et la série de rencontres avec les interlocuteurs régionaux et internationaux dans le but de trouver une solution politique en Syrie.

Cependant, la délégation a regretté que la situation sécuritaire et humanitaire sur le terrain et la souffrance de millions de syriens restent une source de préoccupation.  La pandémie de COVID-19 et son impact sur l’économie rend la situation humanitaire très précaire, notamment chez les agents de santé, a déploré le Vietnam.  La sécurité alimentaire avant l’hiver doit être une priorité et les sanctions ne doivent pas empêcher la lutte contre la pandémie.  En conséquence, le Vietnam a appelé toutes les parties en Syrie à créer les conditions favorables pour faciliter les opérations humanitaires dans l’ensemble du pays.

Lors de la séance, l’envoyée spéciale adjointe pour la Syrie, Mme Khawla Matar, a reconnu que les progrès espérés n’avaient pas été pleinement réalisés jusqu’à présent. Elle a cependant estimé que l’engagement des parties syriennes vis-à-vis de cette réunion et de la suivante –prévue en janvier–, de même que leur accord sur l’ordre du jour sont des gages de « bonne foi » et de « pragmatisme ».

Plaidant aussi pour un « esprit de compromis », la haut fonctionnaire a rappelé que la voie constitutionnelle ne peut à elle seule résoudre la crise, au moment où le calme « fragile et relatif » sur le terrain est de plus en plus menacé par des échauffourées entre le régime syrien et les groupes armés d’opposition dans le nord-ouest du pays, malgré la coopération turco-russe.  Alarmée par les frappes israéliennes, Mme Matar a ensuite dénoncé la poursuite par Daech de ses opérations, « rappel de la magnitude du défi terroriste » auquel fait face la Syrie.

L’envoyée spéciale adjointe a fermement appelé les parties à respecter la résolution 2254 (2015), qui prévoit notamment un cessez-le-feu national, un accès à l’aide humanitaire et la remise en liberté des détenus ainsi que la nécessité de garantir le retour des réfugiés syriens dans la sécurité et la dignité. -VNA