Le Vietnam ne figure pas dans la liste des 17 pays présentant une « pénurie hydrique élevée »

L'Institut des ressources mondiales vient de publier la carte mesurant les risques de pénurie en eau, de sécheresse et d'inondations fluviales Aqueduct dans 189 pays et territoires.
Le Vietnam ne figure pas dans la liste des 17 pays présentant une « pénurie hydrique élevée » ảnh 1Photo d'illustration

L'Institut des ressources mondiales (World Resources Institute, WRI) vient de publier la carte mesurant les risques de pénurie en eau, de sécheresse et d'inondations fluviales Aqueduct dans 189 pays et territoires.

Parmi eux, 17 figurent sur la liste des pays présentant une « pénurie hydrique élevée ».

Un quart de la population mondiale vivant dans ces 17 pays est en situation de pénurie hydrique grave, proche du « jour zéro » lors duquel plus aucune eau ne sortira du robinet. C'est une situation très inquiétante.

Selon cette carte, le Vietnam se classe au 105ème rang et ne figure pas dans la liste de ces 17 pays.

Les 17 pays figurant sur la liste des pays présentant une « pénurie hydrique élevée » se concentrent au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Asie du Sud : Qatar, Israël, Liban, Iran, Jordanie, Libye, Koweït, Arabie Saoudite, Érythrée, Émirats Arabes Unis, Saint-Marin, Bahreïn, Inde, Pakistan, Turkménistan, Oman et Botswana.

Selon le WRI, l'agriculture, l'industrie et les municipalités absorbent 80 % de la surface disponible et des eaux souterraines lors d'une année moyenne dans les 17 pays concernés.

La plus grande crise mondiale

« La pénurie en eau est la plus grande crise, dont personne ne parle. Ses conséquences prennent la forme d'insécurité alimentaire, de conflit, de migration, et d'instabilité financière », a indiqué Andrew Steer, PDG de WRI. « Lorsque la demande rivalise avec les réserves, même de petits épisodes de sécheresse, qui vont augmenter avec le changement climatique, peuvent provoquer de terribles conséquences », comme les récentes crises à Cape Town, Sao Paulo ou Chennai, détaille l'institut.

L'Institut des ressources mondiales, une ONG environnementale met à disposition du public une carte interactive permettant d’appréhender le risque associé à la ressource en eau à l’échelle mondiale. Ainsi, Aqueduct permet d’explorer 13 indicateurs clés reliés au risque « eau » qui mettent en perspective cette problématique tantôt associée à la quantité, tantôt à la qualité des eaux de surface ou souterraines. Vous pouvez ainsi sélectionner l’un des indicateurs pour voir une carte choroplèthe montrant le risque associé à cet indicateur pour chacun des pays du globe. Les indicateurs comprennent les risques tels que l’accès à l’eau, les problèmes de sécheresse, de stress sur les nappes phréatiques, etc. Vous pouvez aussi en savoir plus sur le risque « eau » pour un secteur géographique en particulier en cliquant simplement sur la carte interactive. En outre, l’interface cartographique permet de consulter une projection (2020, 2030, 2040) de l’évolution du stress hydrique mondial fondée sur une évolution constante du développement économique et démographique.

Le WRI, qui espère pouvoir réactualiser ces données deux fois par an, apporte ainsi des indications intéressantes pour les associations de protection de l’environnement, les gouvernements, mais aussi les entreprises. Le projet Aqueduct est d’ailleurs soutenu par General Electric, Bloomberg ou Goldman Sachs, et s’appuie sur des données compilées depuis des années par Coca-Cola Company.

L'accès à l'eau potable est un droit de l'Homme

“Le droit à l'eau consiste en un approvisionnement suffisant, physiquement accessible et à un coût abordable, d'une eau salubre et de qualité acceptable pour les usages personnels et domestiques de chacun. Une quantité adéquate d'eau salubre est nécessaire pour prévenir la mortalité due à la déshydratation et pour réduire le risque de transmission de maladies d'origine hydrique ainsi que pour la consommation, la cuisine et l'hygiène personnelle et domestique” (Observation générale N° 15 - Comité des Droits Economiques Sociaux et Culturels - 2002)

L'Assemblée générale de l'ONU a adopté le 28 juillet 2010 une résolution (N ° 64/292) dans laquelle elle déclare que le droit à une eau potable, salubre et propre est un « droit fondamental, essentiel au plein exercice du droit à la vie et de tous les droits de l'homme ». -VietnamPlus

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