Cette information a étécommuniquée lors d'une conférence organisée mardi à Hanoi par leministère de la Santé pour présenter la loi de lutte contre les méfaitsdu tabac et la Stratégie nationale de prévention et de lutte contre cefléau jusqu'en 2020.
Selon les résultats d'une enquêtemondiale sur le tabagisme chez les adultes effectuée en 2010, le Vietnamest parmi les 15 pays ayant le taux le plus élevé de fumeurs dans lemonde, notamment chez les hommes. Le taux de fumeurs passifs au Vietnamest très élevé aussi avec près de 8 millions de la population exposés àla fumée au bureau, et 47 millions de personnes à la maison.
La vice-ministre de la Santé Mme Nguyen Thi Xuyen a précisé lesrésultats de dix années d'application de la politique nationale en lamatière, avec, entre 2001 et 2010, le recul de 56,1% à 47,4% du taux defumeurs chez les hommes et de 1,8% à 1,4% chez les femmes.
Elle a toutefois considéré que la situation actuelle d'un nombre defumeurs masculins si élevé montre qu'ils n'ont pas envie d'abandonner letabac... L'investissement dans cette lutte est par ailleurs limité,l'adoption de la loi et de la Stratégie nationale de prévention et delutte contre les méfaits du tabac forment donc un cadre juridiqueimportant afin de remédier à cette situation, a-t-elle affirmé.
A cette occasion, M. Takeshi Kasai, représentant en chef del'Organisation mondiale de la Santé (OMS), a félicité le Vietnam pouravoir élaboré cette loi qui prévoit des mesures draconniennes.
Cette décision témoigne d'un engagement déterminé du Vietnam en matièrede santé publique. L'OMS continuera de coopérer étroitement avec leministère de la Santé, comme avec d'autres partenaires dans le pays,afin d'assurer l'effectivité de ce texte, a-t-il souligné. -VNA
14e Congrès national du Parti : une feuille de route stratégique pour un vieillissement en bonne santé
Selon l’OMS, le nombre de personnes âgées dans le monde doublera d’ici 2050. Au Vietnam, les estimations indiquent que 25 % de la population aura plus de 60 ans à cette échéance. Ce basculement s'explique par une chute historique du taux de fécondité conjuguée à l'allongement de l'espérance de vie.