Le Vietnam considèrel’annulation de la suspension provisoire des importations de la viandede bœuf en provenance de la France instaurée en 1998 après laconfirmation d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) dans ce pays.
Le vice-Premier ministre Hoàng Trung Hai a confié auministère de l’Agriculture et du Développement rural d’examiner en hâteet de traiter dans ses compétences la levée de cet embargo s’il étaitprouvable que le bœuf français était conforme à la législationalimentaire vietnamienne.
Il a demandé au ministèrede coopérer étroitement, d’échanger à temps et de guider les organismesconcernés et les entreprises exportatrices afin de régler les entravestechniques et de créer des conditions favorables au commerce bilatéral enobservant les réglementations vietnamiennes régissant l’importation de viande bovine et de pommes.
Le Vietnam avait décidé de suspendretemporairement les importations de bovins et de ses dérivés, produitspar neuf pays touchés par l’ESB ou vache folle, dont la France, etlistés le 24 février 1998 dans une annonce de l’Organisation mondialede la santé animale (OIE).
La France qui a fini en2008 avec la maladie de la vache folle qui l’a traumatisée pendant desannées, a demandé en 2011 au ministère vietnamien de l’Agriculture et duDéveloppement rural de supprimer cette interdiction.
Elle expédie actuellement son bœuf notamment aux pays de l’Union européenne, au Brésil, aux États-Unis, en Nouvelle-Zélande. Le bœuf hexagonal a aussi fait sonentrée dans des pays aséaniens comme Singapour, la Thaïlande, leMyanmar, le Cambodge et le Laos.
Le ministère a faitsavoir par ailleurs que le Département de protection végétale a invitéla partie française à fournir des informations techniquessupplémentaires sur les maladies de la pomme en vue des analyses. - VNA
De la quantité à la qualité : le virage des investissements étrangers
Le ministre des Finances, Nguyên Van Thang, insiste sur le fait que, pour atteindre l’objectif de devenir un pays développé à l’horizon 2045, le Vietnam doit prioriser les projets d’IDE à haute valeur technologique, innovants et respectueux de l’environnement, plutôt que de rechercher le volume de capitaux à tout prix. Le pays privilégiera les projets à forte valeur ajoutée, contribuant concrètement à la restruc-turation de l’économie et au développement durable.