Le Vietnam entend devenir un pays maritime puissant

Le pays s’est fixé pour objectif qu’en 2020, l’économie maritime représente plus de 53% du PIB et plus de 60% de la valeur des exportations nationales.
La mer et les îles ont un rôleimportant dans le développement de l’économie maritime et le maintien dela sécurité des pays. Le Vietnam qui possède 3.260 km de littoral doitdonc élaborer des stratégies à cette fin, et plus particulièrement pourdevenir un puissant pays maritime.

Avec plus de 3.000 îlesainsi que les deux archipels de Truong Sa (Spratly) et de Hoàng Sa(Paracels), le Vietnam possède de grands potentiels pour développer uneéconomie maritime. Selon la Convention des Nations unies sur le droit dela mer, la zone économique exclusive d’un pays s’étend jusqu’à 200milles marins (370,4 km) de sa ligne maritime de base. Ainsi, lasuperficie de la zone économique exclusive maritime du Vietnam est troisfois plus supérieure à celle de son territoire terrestre.

Lamer joue un rôle important dans son économie et la plupart de sessecteurs économiques de pointe sont liés à la mer comme le tourisme, lepétrole, le transport, l’aquaculture et la pêche. Cette économiecontribue actuellement de 30% au PIB national.

Développer les infrastructures

Depuislongtemps, l’État a mis en place des politiques pour le développementsocioéconomique des localités de son littoral, de ses îles et de sesarchipels, ainsi que pour la gestion de ses ressources maritimes. Laprospection et la recherche océanique sont multipliées afin dedévelopper cette vaste zone économique dont la structure a été définierationnellement entre le transport maritime et sa logistique, letourisme, l’aquaculture et la pêche. Concernant l’exploitation desressources naturelles, les localités et secteurs s’intéressent déjà àleur renouvellement, sans omettre la protection de l’environnementmaritime.

Une des tâches importantes du pays est de faire ensorte que l’économie maritime prenne davantage de place au sein del’économie nationale tout en préservant l’environnement. L’État investitbeaucoup dans le développement du littoral, en veillant que lesdiverses localités coopèrent pour mieux exploiter leurs potentiels.
Dans la Stratégie décennale de développement socioéconomiquepour la période 2011-2020, le Parti communiste du Vietnam a fixé commeobjectif d’exploiter durablement et efficacement les ressourcesaquatiques. Selon la planification du développement de l’économieinsulaire du Vietnam pour 2020, l’économie insulaire connaîtrait à cettedate une croissance annuelle de 14% à 15%. De plus, dans la Stratégiede développement de l’économie maritime pour 2020, l’objectif du paysest de devenir un État puissant dans ce secteur, préservant fermement sasouveraineté maritime et insulaire.

À chiffrer cette ambition,il s’agit d’une économie maritime contribuant à environ 55% du PIBnational et entre 55% et 60% au chiffre d’affaires à l’export national.Cette stratégie prévoit la création de grands centres économiques sur lelittoral dont le cœur seront les zones économiques maritimes qui serontle facteur essentiel de l’essor socioéconomique de l’ensemble de larégion.
Pour parvenir à cet objectif, le pays se consacre àdévelopper des secteurs économiques clés comme le tourisme, lalogistique, l’aquaculture. Loin de se contenter de pêche côtière, lepays développera la pêche hauturière et l’aquaculture. L’investissementdans les infrastructures de la pêche comme les ports, leur logistique,les flottes de navires, sera assurée.

Tourisme maritime, un secteur clé

Letourisme maritime est un secteur important pour développer l’économiemaritime. Des zones d’écotourisme aux normes régionales etinternationales seront ouvertes. « D’ici 2020, nous nous concentrons àconstruire des infrastructures sur les îles pour protéger notresouveraineté comme pour attirer l’investissement. Nous nous efforçons dedoter tous les districts insulaires d’un réseau de communicationcomplet au service du développement économique comme du maintien de lasécurité nationale. Les réseaux électriques, d’adduction d’eau et detélécommunications seront reclassés », affirme le Docteur Trân Van,vice-président du Commission des finances et du budget de l’Assembléenationale.

Ces dernières années, l’État a beaucoup investi dansle développement des zones littorales et, pourtant, les capitauxnécessaires d’ici 2020 s’élèvent à plusieurs centaines de milliers demilliards de dôngs, dont 60% proviennent du budget de l’État, le soldedevant être mobilisé auprès du secteur privé.
Nécessité d’une planification

«Le Vietnam compte une centaine de ports maritimes mais leur efficienceest très faible, de l’ordre d’un milliard de dollars avec desexportations annuelles transitant par ce réseau portuaire d’un peu plusde 100 milliards de dollars» , fait remarquer le docteur Nguyên BachPhuc, président du Conseil des sciences, des technologies et de gestionde Hô Chi Minh-Ville. Et la création d’un grand nombre de zoneséconomiques sur le littoral, dont quelques-unes qui n’attirent que peude projets, le préoccupe particulièrement.

Le député Phan VanQuy constate que peu de pays dans le monde possèdent d’aussi richespotentiels maritimes que le Vietnam, mais son économie maritime necorrespond certainement pas encore à ceux-ci. La raison tient, selonlui, au manque d’une planification globale et d’une coopération étroiteentre les provinces et secteurs concernés.

Pour édifier uneplanification, Phan Van Quy considère qu’il faut d’abord en élaborer lesbases juridiques. L’Assemblée nationale a adopté la Loi sur la mer quiest entrée en vigueur le 1 er janvier dernier. Un projet de loi sur lagestion des ressources maritimes et insulaires est en cours et, enattendant, le gouvernement, les localités et les secteurs doiventrespecter les stratégies décennales de développement socioéconomiquepour la période 2011-2020 et de développement de l’économie maritimepour 2020, en synergie avec l’œuvre de protection de la souveraineté etde défense et de sécurité nationales, ainsi que celle de préservation del’environnement maritime et des ressources naturelles.

Quinze zones économiques littorales

Le Vietnam compte à présent 15 zones économiques littorales (ZEL)d’une superficie totale de plus de 662.000 ha. Il s’agit de Vân Dôn(province de Quang Ninh), Dinh Vu-Cat Hai (Hai Phong), Nghi Son (ThanhHoa), Dông Nam Nghê An (Nghê An), Vung Ang (Hà Tinh), Hon La (QuangBinh), Chân Mây-Lang Cô (Thua Thiên-Huê), Chu Lai (Quang Nam), Dung Quât(Quang Ngai), Nhon Hôi (Binh Dinh), Nam Phu Yên (Phu Yên), Vân Phong(Khanh Hoà), île de Phu Quôc et les groupes d’îlots de An Thoi (KiênGiang), Dinh An (Trà Vinh) et Nam Can (Cà Mau).

Le Premierministre Nguyên Tân Dung a approuvé le renforcement des investissementspar l’État dans les cinq ZEL de pointe durant la période de 2013-2015que sont Chu Lai (Quang Nam) - Dung Quât (Quang Ngai) ; Dinh Vu-Cat Hai(Hai Phong) ; Nghi Son (Thanh Hoa) ; Vung Ang (Hà Tinh) ; et les îles dePhu Quôc-Nam An Thoi (Kiên Giang).

Selon le ministère du Planet de l’Investissement, le plan de développement des ZEL du Vietnam pour2020 en prévoit 3 nouvelles, ce qui portera leur nombre à 18, et leursuperficie totale à 730.553 ha soit 2,2% du territoire national. Ils’agit de celles de Dông Nam (province de Quang Tri), Thai Binh(province du même nom) et Ninh Co (Nam Dinh). -VNA

Voir plus

Ligne de production de fils semi-conducteurs dans une usine implantée dans la zone industrielle Bo Trai Sông Dà, dans l’ancienne province de Hoa Binh. Photo : VNA

Le Vietnam occupe une "place originale" dans la chaîne de production mondiale

Plusieurs facteurs ont contribué à la croissance économique du Vietnam, notamment la stabilité politique intérieure et la mise en œuvre des réformes administratives de 2025, qui ont considérablement amélioré l’environnement des affaires et accéléré le processus de commercialisation, parallèlement à la transformation du modèle de croissance.

Hai Phong vise 4,3 milliards de dollars d'IDE en 2026

Hai Phong vise 4,3 milliards de dollars d'IDE en 2026

La ville portuaire de Hai Phong, dans le nord du Vietnam, ambitionne d'attirer entre 3,8 et 4,3 milliards de dollars d'investissements directs étrangers (IDE) dans ses zones économiques et parcs industriels en 2026.

Panorama de la coonfférence. Photo : VNA

Une diplomatie économique de confiance pour accélérer la croissance

En faisant le bilan de l’année 2025, le Premier ministre Pham Minh Chinh a souligné que la diplomatie économique, fondée sur la confiance, la sincérité et le partage des risques, constitue un levier majeur pour renforcer l’intégration internationale et accélérer la croissance du Vietnam.

Le Centre d’exposition du Vietnam (VEC). Photo: VNA

La Foire nationale du Printemps 2026 : un rendez-vous majeur du commerce et de la culture à Hanoï

La Foire nationale du Printemps 2026 se tiendra du 2 au 8 février au Centre d’exposition du Vietnam (VEC) à Hanoï,  sous le thème « Connecter la prospérité – Accueillir un printemps radieux ». Elle valorisera les produits et la culture vietnamiens à travers neuf zones thématiques, mêlant commerce, artisanat, agriculture, gastronomie et spectacles traditionnels du Têt.

La traçabilité des produits s’impose progressivement comme un outil clé pour protéger les marchandises vietnamiennes à l’exportation. Photo: VNA

La traçabilité, un bouclier pour les exportations vietnamiennes

Les données de traçabilité constituent un rempart essentiel permettant aux entreprises de réduire les risques de surtaxation, de raccourcir les délais de contrôle et de renforcer les preuves d’origine, évitant ainsi l’exclusion des circuits de distribution officiels.

Les ouvriers de la Compagnie générale May 10 produisent des vêtements destinés à l'exportation. Photo: VNA

Le Vietnam tire parti des avantages à l’exportation au sein de la région du RCEP

En 2025, les exportations de produits aquatiques vers la Chine ont dépassé 2,2 milliards de dollars américains, soit une hausse d’environ 33% par rapport à 2024. Les expéditions vers le Japon ont rapporté près de 1,7 milliard de dollars américains, soit une augmentation de 14,6% sur un an, tandis que celles vers la République de Corée et l’Australie ont progressé respectivement de 9,6% et 3,2%.

En 2025, le marché vietnamien de la vente au détail a dépassé 7 millions de milliards de dôngs, enregistrant sa plus forte croissance en cinq ans. Photo: VNA

Le Vietnam s’oriente vers un développement durable du commerce de détail

En 2025, le marché vietnamien de la vente au détail a dépassé 7 millions de milliards de dôngs, enregistrant sa plus forte croissance en cinq ans. Malgré les progrès dans la modernisation des réseaux de distribution et le développement de l’e-commerce, le secteur doit encore relever des défis liés aux infrastructures, à la logistique et à la régulation pour assurer un développement durable.

Remise des certificats d'adhésion au Centre financier international du Vietnam à Da Nang. Photo : VNA

Da Nang renforce une promotion de l’investissement ciblée et approfondie

Da Nang renforce son attractivité économique pour 2026 en lançant de nouveaux projets et en ciblant les secteurs stratégiques. Lors d’une conférence marquée par la présence du vice-Premier ministre permanent Nguyen Hoa Binh, la ville a présenté ses opportunités d’investissement, confirmé son engagement envers les investisseurs et approuvé 16 projets pour un total de 37.757 milliards de dôngs.

Les six projets à Dong Nai représentent un investissement total de 1,9 milliard de dollars. Photo: VNA

Dong Nai lance des projets d'envergure en l’honneur du 14e Congrès national du Parti

Le lancement des travaux de transport et de logements sociaux constituerait un événement politique majeur pour la province, illustrant l’engagement résolu de l’ensemble du système politique en faveur du développement d’un réseau d’infrastructures complet et moderne, du renforcement de la connectivité interrégionale et de la satisfaction des besoins sociaux.

Le Vietnam se classe actuellement au troisième rang mondial pour la production de chaussures, avec environ 1,4 milliard de paires fabriquées chaque année. Photo: VNA

L’industrie vietnamienne de la chaussure et du cuir en quête de nouveaux moteurs de croissance

À l’horizon 2026, le marché de la chaussure et de la maroquinerie devrait rester globalement stable, les grandes commandes continuant de privilégier le Vietnam. Le défi majeur consiste désormais à accroître la valeur ajoutée tout au long de la chaîne de production, plutôt que de se concentrer uniquement sur les volumes, afin d’améliorer la compétitivité et la rentabilité des entreprises.