Le Vietnam développe un système d'alerte précoce au COVID-19 dans le monde

Un système d'alerte précoce au COVID-19 a été lancé le 1er mars par l'Institut de médecine préventive et de santé publique (IPMPH) de la Faculté de médecine de Hanoï (HMU).
Le Vietnam développe un système d'alerte précoce au COVID-19 dans le monde ảnh 1Un système d'alerte précoce au COVID-19

Un système d'alerte précoce au COVID-19 a été lancé le 1er mars par l'Institut de médecine préventive et de santé publique (IPMPH) de la Faculté de médecine de Hanoï (HMU).

Ce système fournit des informations analysées sur les risques épidémiques et les capacités de réponse des pays sur un site web à l’adresse http://covid19global.net.

Le système est basé sur les résultats de recherches menées par un réseau international de spécialistes en épidémiologie et en contrôle des maladies, en appuyant sur des données mises à jour quotidiennement par des bases de données fiables, a déclaré le professeur associé Tran Xuan Bach, chef du groupe d’experts du projet de développement du système d'alerte précoce au COVID-19 dans le monde.

En plus de compter les infections, les décès et les guérisons, le système utilise l'intelligence artificielle pour analyser et évaluer les risques épidémiques dans différentes régions du monde sur la base des caractéristiques du coronavirus SARS-CoV-2, du comportement collectif et des facteurs écologiques.

Les risques seront évalués sur la base d’analyses de nombreux facteurs, tels que le nombre de cas positifs confirmés dans chaque zone, le niveau d'interaction et de mobilité, la densité de la population, les conditions météorologiques, les capacités de réponse et de contrôle des maladies dans chaque pays, a déclaré le professeur associé Tran Xuan Bach.

 
Le Vietnam développe un système d'alerte précoce au COVID-19 dans le monde ảnh 2Le professeur associé Tran Xuan Bach, chef du groupe d’experts du projet de développement du système d'alerte précoce au COVID-19 dans le monde. Photo: Vietnamplus

Ces analyses aideront le système à quantifier les risques de propagation du virus, d’évaluer la vitesse de transmission. Par exemple, il prévoit que les risques dans certaines zones en dehors de la Chine continentale seraient plus élevés qu’en Chine continentale.

Le professeur associé Tran Xuan Bach a déclaré que les résultats de recherches du projet étaient une source d'informations fiable pour les décideurs politiques et gestionnaires, les aidant à travailler étroitement avec des groupes d’experts pour trouver des stratégies de contrôle optimales.

La directrice de l'Institut de médecine préventive et de santé publique (IPMPH), Le Thi Huong, a déclaré souhaiter que le système serve d'approche innovante pour lutter contre le COVID-19.

Selon le système, de nouvelles infections pourraient apparaître au Vietnam en mars, notamment à Da Nang, Hanoï, Ho Chi Minh-Ville et Nha Trang qui sont des villes touristiques accueillant de nombreux vols internationaux. Le taux de cas éventuels est estimé à 21%, dont 13% causés par des risques en dehors de la Chine.

Le professeur associé Tran Xuan Bach a déclaré que les plans d'intervention devaient être développés à différents endroits avec une coordination efficace des ressources humaines et des moyens matériels. En outre, les plans doivent avoir la participation de la population locale, même au niveau de chaque village et de chaque quartier résidentiel, afin de minimiser les risques et les impacts de l’épidémie, a-t-il souligné.

Le nombre de cas confirmés dans le monde est passé de 59 en Chine en décembre 2019 à plus de 85.000 dans plus de 60 pays et territoires, dont 3.000 décès.

Le 31 janvier, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que l'épidémie de nouveau coronavirus était devenue une urgence de santé publique de portée internationale. Elle a appelé aux efforts internationaux afin de minimiser la menace dans les pays touchés et de réduire le risque d'une nouvelle propagation mondiale.

Le système d'alerte précoce au COVID-19 est développé dans le cadre d'un projet sur un «Système national d'alerte précoce sur l’épidémie de COVID-19 pour l'évaluation des risques et la planification des interventions d'urgence» (EpiNEWS) au Vietnam, financé par le Fonds d'innovation VINGROUP.

Le projet applique des techniques d'apprentissage automatique à des ensembles de données de systèmes de notification et de surveillance des cas pour comprendre les modèles de transmissions, les groupes d'individus et les lieux à risque, les changements et la propagation des épidémies actuelles et leurs prévisions au fil du temps.

Deuxièmement, il développe des données volumineuses sur les vulnérabilités épidémiques au niveau provincial du Vietnam pour quantifier les risques en temps opportun, éclairer la sélection des mesures de contrôle et évaluer l'efficacité des réponses.

En outre, le projet met en place des mécanismes de chercheurs mondiaux et régionaux dans la modélisation des maladies infectieuses afin de fournir des conseils techniques pour le Vietnam en particulier./. Vietnamplus

Voir plus

Hô Chi Minh-Ville franchit le cap de 2,3 millions de dossiers de santé électroniques. Photo: VNA

Hô Chi Minh-Ville franchit le cap de 2,3 millions de dossiers de santé électroniques

La plateforme Santé communautaire de Hô Chi Minh-Ville a déjà intégré les données médicales de plus de 2,3 millions de personnes. Cette avancée constitue une étape majeure dans la création du dossier médical électronique individuel, destiné à améliorer le suivi sanitaire de la population, renforcer la prévention et soutenir la transformation numérique du secteur de la santé.

Développer la médecine traditionnelle, mieux prendre soin de la santé de la population

Développer la médecine traditionnelle, mieux prendre soin de la santé de la population

Le secrétaire général du Parti et président To Lam a demandé d’inscrire le développement de la médecine traditionnelle dans la stratégie globale de développement du pays pour la nouvelle période ; d’étudier l’élargissement de plusieurs modèles pilotes de centres de soins de santé, de villages de plantes médicinales et de zones de développement des plantes médicinales associées à la réduction durable de la pauvreté et au tourisme écologique.

La vice-Première ministre vietnamienne, Pham Thi Thanh Tra (droite), et Angela Pratt, représentante de l'OMS au Vietnam. Photo: baochinhphu

La vice-Première ministre sollicite l’appui de l’OMS pour la réforme de la santé

La vice-Première ministre vietnamienne, Pham Thi Thanh Tra, a sollicité une assistance continue de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour la réforme du système de santé et l'amélioration des soins de santé pour le peuple vietnamien dans la nouvelle phase de développement, lors d'une rencontre avec Angela Pratt, représentante de l'OMS au Vietnam, le 28 mai à Hanoï.

La vice-Première ministre Pham Thi Thanh Tra rend visite aux enfants hospitalisés à l'Hôpital pédiatrique No 2 de Hô Chi Minh-Ville et leur apporte des cadeaux. Photo : VNA

Plus de 2 200 milliards de dôngs versés au fonds en faveur des cancéreux démunis

À Ho Chi Minh-Ville, une soirée artistique caritative organisée par le Fonds de soutien aux patients atteints de cancer « Un lendemain radieux » a permis de mobiliser plus de 2.238 milliards de dôngs sous forme de dons financiers, de médicaments et de matériel médical. L’événement a réaffirmé l’élan de solidarité nationale envers les patients cancéreux en situation difficile.