Le Vietnam à la 71e Assemblée mondiale de la santé à Genève

Une délégation du ministère vietnamien de la Santé dirigée par son vice-ministre Lê Quang Cuong participe du 21 au 26 mai à la 71ème Assemblée mondiale de la Santé tenue au siège des Nations Unies à Genève

Genève, 23 mai (VNA) –Une délégation du ministère vietnamien de la Santé, dirigée par sonvice-ministre Lê Quang Cuong, participe du 21 au 26 mai à la 71ème Assembléemondiale de la Santé tenue au siège des Nations Unies à Genève, en Suisse.

Le Vietnam à la 71e Assemblée mondiale de la santé à Genève ảnh 1Le vice-ministre de la Santé Lê Quang Cuong (droite) et l'Ambassadeur Duong Chi Dung, Chef de la Mission permanente du Vietnam auprès des Nations Unies à la 71e Assemblée mondiale de la santé à Genève. Photo : VNA

L'Ambassadeur DuongChi Dung, Chef de la Mission permanente du Vietnam auprès des Nations Unies etd'autres organisations internationales à Genève, a assisté aux activités de cetévénement, réunissant des ministres de la Santé et des représentants de 194pays membres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Lorsde son intervention le 23 mai, levice-ministre Lê Quang Cuong a déclaré que le principe fondamental de lacouverture universelle des soins de santé est de faire en sorte que tout lemonde, partout dans le monde, peut avoir accès à des services de santéessentiels de qualité.

Le Vietnam répondmaintenant à 73% des besoins de santé de la population liés aux services desanté essentiels, considérés comme relativement élevés par rapport à ceux duPacifique occidental. Cependant, environ 19% des ménages doivent consacrer plusde 10% de leur revenu total aux services de santé - un niveau jugédéraisonnable par l'OMS. En conséquence, le Viet Nam réorganise ses systèmes deprestation de services de santé sur place afin de fournir des soins intégrés,ainsi qu'une allocation financière équilibre pour améliorer la situation.

Le vice-ministre Lê Quang Cuong a également souligné l'engagement politique desnations en tant qu'élément essentiel contribuant à la mise en œuvre de lacouverture universelle des soins de santé. En octobre 2017, le Comité central duParti communiste du Vietnam a adopté une résolution sur le renforcement de laprotection, de soins et d'amélioration de la santé de la population dans lenouvel contexte avec des objectifs précis jusqu’en 2030, dont l’objectif versune couverture universelle des soins de santé universels est un objectif globaldans cette résolution politique importante.

A cette occasion, le vice-ministre Lê Quang Cuong a présenté trois actions concrètesque le secteur de la santé du Vietnam s’engage à réaliser d’ici dans un an pourcouvrir l'ensemble de la population des soins de santé, selon la recommandationdu Directeur général de l’OMS.

En conséquence, le Vietnam est engagé àaugmenter le nombre de Centres médicaux au niveau communale capables deprévenir, de gérer et de traiter  certaines maladies non transmissibles(telles que l'hypertension, le diabète) à 75% pour la fin de 2019, à 95% en2025, et à 100% d'ici 2030. Le deuxième engagement est d'étendre la couverturede l'assurance maladie de 86,4% en 2017 à 88,5% d'ici la fin de 2018.Troisièmement, la mobilisation des ressources financières des taxes sur lesproduits nuisant à la santé (tabac et alcool) et l'augmentation des fondspublics, en particulier des caisses d'assurance-maladie, pour allouer auxservices de soins de santé initiaux.

Le Vietnam est l'un des 34 membres duConseil exécutif de l'OMS pour la période 2016-2019.

Lors de cettemanifestation, les ministres de la Santé et d’autres délégués des pays membresde l’OMS examinent de diverses questions, dont le treizième programme généralde travail – le plan stratégique quinquennal de l’OMS visant à aider les pays àatteindre les cibles des objectifs de développement durable (ODD) liées à lasanté.

Cette année,l’Assemblée mondiale de la Santé aborde aussi d’autres sujets, dont l’action del’OMS dans les situations d’urgence sanitaire, la poliomyélite, l’activitéphysique, les vaccins, la charge mondiale de mortalité et de morbidité due auxmorsures de serpents et les cardiopathies rhumatismales.

S’adressant à cetteoccasion, le directeur général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, asouligné qu’il faudrait changer d’action en faveur de la couverture universelledes soins de santé.

“Cette Assemblée de la Santé serahistorique. Le 70e anniversaire de l’OMS marque sept décennies d’avancéesen santé publique qui ont permis d’allonger de 25 ans l’espérance de vie auniveau mondial, de sauver des millions d’enfants et de faire d’énormes progrèsdans l’éradication de certaines maladies mortelles, comme la variole et,bientôt, la poliomyélite », a-t-il dit.

«Mais la dernière édition des statistiquessanitaires mondiales, publiée récemment, montre que beaucoup reste à faire.Aujourd’hui, moins de la moitié de la population mondiale a accès à tous lesservices de santé dont elle a besoin ; chaque année, 13 millions de personnes –dont la plupart habitent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire –meurent avant l’âge de 70 ans de maladies cardiovasculaires, d’affectionsrespiratoires chroniques, de diabète ou de cancers ; en  2016, 15 000enfants par jour sont morts avant d’avoir atteint leur cinquièmeanniversaire ; en 2010, près de 100 millions de personnes ont sombré dansl’extrême pauvreté parce qu’elles ont dû payer des services de santé par leurspropres moyens. C’est inacceptable», a-t-il ajouté.

DrTedros Adhanom Ghebreyesus a présenté un programme ambitieux en faveur duchangement destiné à sauver 29 millions de vies d’ici à 2023. Le programmegénéral de travail de l’OMS est axé sur des cibles relevant du «triplemilliard», à savoir : un milliard de personnes supplémentaires bénéficiant dela couverture sanitaire universelle ; un milliard de personnessupplémentaires mieux protégées face aux situations d’urgence sanitaire ; unmilliard de personnes supplémentaires bénéficiant d’un meilleur état de santéet de plus de bien-être. «Nous travaillons différemment afin que notre visiond’un monde où la santé soit un droit pour tous devienne réalité. Nousagissons autrement », a conclu Dr Tedros. - VNA

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