Le VEPR revoit à la baisse la croissance vietnamienne à 2,8% en 2020

La résurgence du Covid-19 dans un certain nombre de pays à travers le monde et les tensions géopolitiques entre les grandes puissances continuent de poser des risques majeurs pour l’économie vietnamienne.

Hanoi (VNA) - La résurgence du Covid-19 dans un certain nombre de pays à travers le monde et les tensions géopolitiques entre les grandes puissances continuent de poser des risques majeurs pour l’économie vietnamienne.

Le VEPR revoit à la baisse la croissance vietnamienne à 2,8% en 2020 ảnh 1Vue de l'atelier portant sur lancement du rapport économique trimestriel le 21 octobre. Photo: VEPR

L’Institut de recherche économique et politique du Vietnam (VEPR) a révisé à la baisse ses prévisions de croissance du PIB pour le Vietnam à 2,6 - 2,8% pour cette année par rapport à l’estimation précédente de 3,8% en juillet, en supposant que l’épidémie de Covid-19 soit toujours sous contrôle au niveau national.

Cependant, dans un scénario où la crise sanitaire éclate à nouveau les derniers mois de l’année, l’économie croîtrait probablement de 1,8 à 2% ou moins pour toute l’année, a déclaré Pham Thê Anh, économiste en chef du VEPR, lors du lancement du rapport économique trimestriel le 21 octobre.

Selon l’expert, les facteurs susceptibles de soutenir la croissance économique du Vietnam pendant les mois restants de l’année comprennent l’Accord de libre-échange UE-Vietnam (EVFTA) et l’Accord de protection des investissements UE-Vietnam (EVIPA).

Ils incluent aussi le décaissement plus rapide des fonds publics d’investissement; les faibles coûts des matières premières en raison de la baisse de la demande de consommation et de la production mondiales; un déplacement des capitaux d’investissement mondiaux vers le Vietnam à la suite de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine; et un environnement macro-économique stable.

Toutefois, la résurgence du Covid-19 dans un certain nombre de pays à travers le monde, ainsi que les tensions géopolitiques entre les grandes puissances continuent de présenter des risques majeurs pour un pays avec un haut niveau d’ouverture économique comme le Vietnam, a-t-il noté.

Les problèmes internes, notamment la forte dépendance du secteur à capitaux étrangers pour la croissance, la faible productivité et le lent processus d’actionnarisation des entreprises étatiques représentent également des faiblesses majeures de l’économie vietnamienne, a-t-il ajouté.

L’économiste en chef du VEPR a suggéré que le Vietnam donne la priorité à la sécurité sociale et à la stabilisation de l’environnement macro-économique, et étend son soutien aux entreprises contraintes de suspendre leurs activités ou à celles durement touchées par le Covid-19.

En examinant plus en détail les principales forces motrices du Vietnam, l’économiste Cân Van Luc a déclaré que l’EVFTA avait apporté au Vietnam un soutien indispensable.

Alors que les exportations du pays vers l’UE ont régressé de 10,3% en glissement annuel au cours des sept premiers mois de cette année, la baisse a ralenti à 4,6% à la fin du mois de septembre.

Pendant ce temps, le secteur agricole a pu maintenir un taux de croissance similaire au cours des neuf derniers mois à celui de l’année dernière (1,84%), malgré les effets de l’épidémie de Covid-19 et des catastrophes naturelles.

Pour 2021, Cân Van Luc a dit s’attendre à ce que le Vietnam continue de poursuivre le double objectif de contenir l’épidémie et de stimuler la reprise économique.

En période de crise, le Vietnam devrait chercher de nouveaux moteurs de croissance, à savoir l’économie numérique ou la consommation intérieure, car les actuels comme les exportations peinent à surmonter la crise du coronavirus, a-t-il suggéré. – VNA

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