Le Têt selon les H’Mông de la rivière Noire

Chaque ethnie du pays - 54 au total - a sa façon de fêter le Têt. Les H’Mông le célèbre en grande pompe. Ils parent leurs outils de travail et les murs de leurs maisons de papiers colorés.
Chaque ethnie du pays - 54 au total - a sa façon de fêter le Têt. LesH’Mông le célèbre en grande pompe. Ils parent leurs outils de travail etles murs de leurs maisons de papiers colorés.

Lorsque lespremiers pêchers et pruniers fleurissent sur les éperons rocheux au bordde la rivière Noire (Nord-Ouest), les H’Mông de tous les villagesvivant près du cours d’eau entament en grande pompe les préparatifs pourle Nouvel An traditionnel.

Cette floraison correspond aumoment de la récolte du riz. Elle marque aussi la fin des travauxchampêtres et le début d’un- temps de repos et de festivités. Après larécolte du riz et du maïs, les H’Mông ont souvent un mois de congé, du1er au 30e jour du dernier mois du calendrier lunaire. Ils nettoientl’autel des ancêtres et de la maison, confectionne des banh giây(gâteaux ronds de riz gluant pilé) et préparent leurs plus beauxvêtements.

Des plumes de poulet sur l’autel

L’unede leurs coutumes consiste à coller des papiers colorés sur leursoutils de travail, qu’ils déposent ensuite sur l’autel pendant les troisjours du Têt, en signe de gratitude. En outre, des papiers colorés sontaussi collés sur les murs pour attirer les faveurs des génies. LesH’Mông pensent que leurs prières se concrétiseront grâce à ces papiers,qu’ils fabriquent eux-mêmes pour les grandes occasions.

Aumoment du réveillon, les habitants vont puiser de l’eau au ruisseau etdemandent au génie de leur en accorder en suffisance pour eux et lescultures. Ils apportent aussi avec eux un paquet de riz et invitent lesgénies à profiter du Têt.

Le coq, considéré comme un animalsacré par les H’Mông, est une offrande indispensable lors descérémonies du Nouvel An. Selon une légende, il est le symbole du géniedu Soleil, qui donne lumière et vie à l’être humain.

L’autel tient une place très importante dans la maison. À l’approche du Nouvel An, on y colle des plumes de poulet.

Lechef de famille organise une cérémonie l’après-midi du dernier jour del’année lunaire pour inviter les ancêtres et les esprits à entrer dansson domicile et à profiter des réjouissances du Têt.

Dès le23e jour du dernier mois du calendrier lunaire, les habitants tuent lescochons. La viande est partagée entre voisins. Toutefois, les individusqui portent le prénom de Giàng ne mangent jamais le coeur du porc.

Onraconte qu’un jour, alors qu’un porc avait été tué pour le présenter enoffrande au fantôme, le plus jeune d’une famille de trois frèressurveillait la viande pendant qu’elle cuisait. Lorsque ses deux grandsfrères sont arrivés, ils n’ont pas trouvé le cœur du porc. De peur quecela ne se sache, ils ont tué leur petit frère pour lui prendre son cœuret le faire passer pour celui du porc. Plus tard, le cœur du porc a étéretrouvé et le meurtre a été découvert.

Ne pas laisser mourir le feu

Leplateau d’offrandes des H’Mông pour le Têt comporte de la viande depoulet, du banh giây, du mèn men (un plat préparé à base du maïs) et unebouteille d’alcool de maïs. Le banh giây des H’Mông est trèsparticulier. Il est composé de jaune d’œuf mélangé avec du riz gluant,enveloppé dans des feuilles de bananier ou de maranta.

LesH’Mông ont plusieurs croyances. Pour que la récolte soit abondante etles animaux en bonne santé, ils évitent de marcher sur le feu durant leTêt, ne soufflent pas dessus, ne laissent pas l’eau l’éteindre etévitent de faire brûler le banh giây lorsqu’il cuit.

Durantcette période, les enfants jouent à des jeux traditionnels avec desbâtons et des toupies ainsi qu’au lancer de pao, qui permet aux jeunesgens de trouver l’élu(e) de leur cœur. À noter que cette période derelâche est aussi propice aux mariages.

Comme dans toutesles régions du pays, le 1er jour du premier mois lunaire, les gens sesouhaitent une bonne année, une bonne santé et de bonnes récoltes. Lesfemmes déposent des offrandes sur l’autel des ancêtres.

Lesvillageois rendent visite à leurs voisins et à leur parenté, mangentdes gâteaux ronds de riz gluant et boivent de l’alcool de maïs, quifinit par leur faire tourner la tête! - CVN/VNA

Voir plus

La littérature jeunesse vietnamienne à la conquête du marché mondial

La littérature jeunesse vietnamienne à la conquête du marché mondial

Ces dernières années, la littérature jeunesse vietnamienne, et plus particulièrement le segment des albums illustrés, enregistre des signes extrêmement positifs. De nombreuses œuvres, après avoir séduit le public national, s’imposent désormais sur la scène internationale, grâce à une multiplication des contrats de cession de droits et à l’intérêt croissant des maisons d’édition étrangères.

Des mannequins présentent l'ao dài de la styliste Lan Huong lors de la Semaine de la mode de l’ao dài 2026. Photo : VNA

Les belles marches de l’ao dài sur la scène internationale de la mode

Le projet «Semaine de la mode de l’ao dài» vise à introduire la tunique traditionnelle vietnamienne sur la scène de la mode mondiale. Après Londres, le projet devrait se poursuivre à Paris et à Milan, deux capitales mondiales de la mode, afin de promouvoir davantage l’identité culturelle vietnamienne.

Trinh Van Quyêt, secrétaire du Comité central du Parti et chef de sa Commission de la sensibilisation, de l’éducation et de la mobilisation des masses, remet les prix A aux lauréats. Photo: VNA

Les 8es Prix nationaux du livre récompensent plus de 50 ouvrages exceptionnels

Deux prix A, la plus haute distinction de ces prix, ont été décernés à « Lich su Viet Nam bang hinh » (L’Histoire du Vietnam en images), ouvrage de Dong A et plusieurs auteurs, publié conjointement par la Maison d’édition de l’Université nationale d’éducation de Hanoi et la Société par actions culturelle Dong A.

L'architecte Thibault Fèbrer et la chanteuse Thanh Tâm interprètent la chanson l’air traditionnel « Bèo dat mây trôi» lors du programme. Photo: VNA

Le programme "Couleurs du printemps" promeut la culture vietnamienne en France

Le programme comprenait des mélodies traditionnelles telles que le « dan tinh » (un instrument de musique) et les chants traditionnels «then» de l’ethnie Tày, des chants populaires Quan ho de Bac Ninh, ainsi que des musiques folkloriques du Nord et du Sud du Vietnam, des extraits de «cai luong» (théâtre rénové) et des chansons populaires célébrant la Patrie, le printemps et l’amour.

Des visiteurs à l'exposition. Photo : VNA

Exposition de peintures et de livres « L’âme vietnamienne en France »

Le Club des amis des mers et des îles du Vietnam en France, en coordination avec l’association Huong Sac Vietnam – Europe, a organisé une exposition de peintures et de livres, placée sous le thème « L’âme vietnamienne en France », qui s’est tenue dans l’après-midi du 7 mars (heure locale) au centre culturel Marius Sidobre, dans le Val-de-Marne, région Île-de-France.

Dans le respect de l’esprit martial, le festival de lutte du village de Sinh interdit formellement toute prise ou tout coup dangereux. Photo : Mai Trang – VNA

Festival de lutte du village de Sinh : une tradition martiale au cœur du Têt

Dans la matinée du 10ᵉ jour du premier mois lunaire, de nombreux habitants et touristes affluent vers l’arène de lutte du village de Sinh (Hue, au Centre), installée dans l’enceinte du temple communal de Lai An. La particularité de l’événement est d’être ouvert à tous les participants, qu’ils soient ou non originaires de la localité. 

Ouverture du 12e Festival de l’ao dai de Ho Chi Minh-Ville 2026, placé sous le thème "Fils de soie dorée – Tisser des aspirations", le 6 mars. Photo: : VNA

Coup d'envoi du 12e Festival de l'ao dai à Ho Chi Minh-Ville

Le 12e Festival de l'ao dai à Ho Chi Minh-Ville propose 17 activités principales tout au long du mois de mars, transformant la métropole en une vaste scène culturelle où l’ao dai s’invite non seulement dans les spectacles artistiques, mais aussi dans la vie communautaire, les espaces urbains et les activités touristiques.

Des femmes en ao dài. Photo: VNA

Le mois de mars resplendit d’élégance avec l’ao dài, tunique traditionnelle

Début mars, les scènes de femmes en ao dài prenant des photos de printemps au bord des lacs, dans les parcs, devant les bureaux, les temples et les sites historiques sont devenues un spectacle familier à Hanoi. Les réseaux sociaux regorgent également d’images et de récits autour de cette tenue élégante, devenue un symbole de la saison dédiée à la célébration des femmes.

Le comité d'organisation rend hommage aux artistes et chanteurs présents lors de la cérémonie d'annonce et d'ouverture du vote pour la 20e édition des Prix Công hiên.

Soobin et Hoa Minzy, premier duo d’ambassadeurs des Prix Công hiên 2026

Le choix de Soobin et Hoa Minzy s’est fondé sur leur stature artistique, leur esprit créatif et leur dévouement, valeurs en parfaite adéquation avec celles des Prix Công hiên (Contributions). Ce choix leur permettra de tisser des liens plus étroits avec un public plus jeune, tout en préservant leur professionnalisme.

L’ikebana incarne l’esthétique et la philosophie japonaise, offrant un regard profond sur la relation entre l’homme et la nature. Photo: Musée des beaux-arts du Vietnam

À l’écoute des fleurs de pêcher sur les ailes de l’ikebana, art floral japonais

Inspirée par la douce brise d’est annonçant le printemps, l’exposition reflète la renaissance des vergers de pêchers le long du fleuve Rouge après le typhon Yagi, qui a causé d’importants dégâts à Hanoi en 2024. Plutôt que de se concentrer sur la perte, l’événement met en lumière la résilience et le renouveau, explorant comment la nature et les êtres humains se relèvent après l’adversité.

Photo: VNA

Intelligence, courage et ambition : les femmes façonnent le Vietnam d'aujourd'hui et de demain

Au Vietnam, les femmes s’imposent comme une force motrice essentielle du développement économique national. Leur influence, loin de se limiter aux secteurs traditionnels, s’étend aujourd’hui de la production manufacturière aux affaires et aux services, en passant par l’entrepreneuriat innovant, l’économie numérique, l’économie verte, l’économie circulaire et la finance inclusive.