Le Tây Nguyên au chevet des ethnies minoritaires

Les Hauts plateaux du Centre au chevet des ethnies minoritaires

Les provinces du Tây Nguyên ont fait beaucoup pour leur système de santé, avec des résultats notables pour les populations les plus vulnérables, en particulier les ethnies minoritaires.

Dak Lak (VNA) - Ces dernières années, les provinces du Tây Nguyên (Hauts plateaux du Centre) ont fait beaucoup pour leur système de santé, avec des résultats notables pour les populations les plus vulnérables, en particulier les ethnies minoritaires. Reste à pérenniser ce chantier, loin d’être terminé.

 
Les Hauts plateaux du Centre au chevet des ethnies minoritaires ảnh 1 Le réseau de santé communautaire a été élargi permettant d’améliorer la santé des habitants des ethnies minoritaires du Tây Nguyên. Photo: VNA

Le Tây Nguyên comprend les provinces de Dak Lak, Dak Nông, Gia Lai, Kon Tum et Lâm Dông avec 61 districts, chefs-lieux et villes, 726 communes, bourgs et 7.813 villages et hameaux. La région compte 5,46 millions d’habitants avec 54 ethnies sœurs, les Kinh représentant 62% de la population.

Grâce aux investissements de l’État et à ses efforts, le Tây Nguyên observe une forte croissance économique depuis maintenant de longues années. Le revenu par habitant a atteint 31,26 millions de dôngs en 2014. De fait, les conditions de vie de la population, quelle que soit son origine ethnique, s’améliorent continuellement.

Le travail, c’est la santé

En parallèle au développement économique, les activités liées à la santé des habitants des ethnies du Tây Nguyên ont elles aussi connu des avancées notables.

Ces trois dernières années, 62,33% des habitants du Tây Nguyên ont obtenu la carte d’assurance santé, et toutes les communes disposent d’un dispensaire. Le personnel soignant compte 18.325 personnes, soit 3,5 fois plus qu’en 2011.

Le réseau de santé com-munautaire a été élargi. Près de 80% des communes, quartiers et bourgs disposent d’un médecin, avec un taux de 100% dans la province de Dak Lak.

Plus de 66,25% des communes, quartiers ont atteint les normes nationales en termes de médecine. Dans les régions peuplées par les ethnies minoritaires, le taux de vaccination des enfants et celui des femmes accouchant dans les dispensaires augmentent de plus en plus.

Les épidémies comme paludisme, tuberculose, choléra, peste, etc. ont été maîtrisées. Sans omettre le nombre croissant de consultations et traitements médicaux gratuits en faveur des personnes issues de milieux défavorisés.

Enfin, bien que le réseau de santé générale du Tây Nguyên reste faible en comparaison d’autres régions du pays, le taux de vaccination dans le cadre du programme de vaccination élargi est assez élevé, atteignant 95% depuis maintenant plusieurs années.

La partie immergée de l’iceberg

Ces résultats encourageants ne doivent cependant pas occulter les difficultés auxquelles est confronté le secteur. Les infrastructures, les équipements restent dans l’immense majorité des cas vétustes, avec un personnel médical insuffisamment qualifié. Un constat encore plus flagrant dans les régions reculées où sont regroupées les minorités ethniques.

Les Hauts plateaux du Centre au chevet des ethnies minoritaires ảnh 2 Dans le Centre de la santé du district de Chu Puh, province de Gia Lai. Photo: VNA

Selon le Comité de pilotage du Tây Nguyên, la mortalité infantile reste élevée. Environ 30% des enfants souffrent encore de sous-alimentation, avec un pic à 41,5% dans la province de Kon Tum.

Aux difficultés d’ordre matériel viennent se greffer celles d’ordre social. Les ethnies minoritaires représentent 38% de la population totale, parmi lesquelles 12% sont immatriculées dans d’autres provinces, ce qui engendre des difficultés dans les consultations et traitements médicaux, ces personnes devant - théoriquement - se faire soigner dans la province d’où elles sont originaires.

De plus, des us et coutumes d’un autre âge se perpétuent encore comme le mariage consanguin, l’accouchement à domicile, etc., dans des zones où le développement socio-économique peine à parvenir. À cela s’ajoute la barrière du langage, le personnel médical ne connaissant souvent pas la langue de ces ethnies. Autant de facteurs qui expliquent pourquoi le Tây Nguyên n’a pas atteint l’Objectif du Millénaire pour le Développement (OMD) lié à la santé de l’Organisation des Nations unies (ONU).     

Conscient du travail restant à accomplir, le chef adjoint du Comité de pilotage du Tây Nguyên, H’Ngam K’Dam, a demandé aux comités populaires des provinces d’appliquer une série de mesures pour consolider et perfectionner le réseau de santé primaire. La priorité doit être donnée à la formation du personnel médical en fonction des besoins et à la formation continue des cadres, lesquels doivent bénéficier des politiques privilégiées afin que des médecins compétents puissent officier en continu. Il faut aussi privilégier l’investissement dans les hôpitaux des districts et centres de santé préventive.

De même, les médias doivent - en partenariat avec les Centres de santé préventive - renforcer les activités de communication sur la nécessité de prendre soin de sa santé ainsi que sur les politiques privilégiées du Parti de l’État en faveur des habitants du Tây Nguyên.

Enfin, le ministère de la Santé doit coopérer avec les comités populaires provinciaux pour réaliser la 2e phase du projet de «Soins de santé pour les habitants du Tây Nguyên pour la période 2014-2019», qui a pour priorité la construction, la modernisation des hôpitaux au niveau de district et des dispensaires des communes.

Projet de soins médicaux pour les habitants du Tây Nguyên

La 2e phase du projet de «Soins de santé pour les habitants du Tây Nguyên» a été déployée début 2015. Créditée de 76,6 millions de dollars, cette 2e phase devra être terminée en 2019 dans les cinq provinces du Tây Nguyên que sont Kon Tum, Dak Lak, Dak Nông, Gia Lai et Lâm Dông. L’objectif: soutenir le développement du système de santé de ces provinces pour répondre aux besoins de la population. Il s’agit, plus précisément, de renforcer les soins de santé primaires au niveau de la commune, d’améliorer l’accès et la qualité des services de santé dans les hôpitaux, ainsi que de renforcer les capacités de gestion de ces derniers. -CVN/VNA

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