Le secteur bancaire face aux dures missions de 2015

La 8e session de l’Assemblée nationale (XIIIe législature) vient de voter une Résolution sur les objectifs de développement socioéconomique pour 2015 dans laquelle figurent les tâches du secteur bancaire.
La 8e session del’Assemblée nationale (XIIIe législature) vient de voter une Résolutionsur les objectifs de développement socioéconomique pour 2015 danslaquelle figurent les tâches du secteur bancaire. Précisions sur cepoint par le gouverneur de la Banque d’État du Vietnam, Nguyên Van Binh. L’Assemblée nationale (AN) demande au secteur bancaire decontinuer d’améliorer le ratio de créances douteuses en fixant, pour lapremière fois, un taux, moins de 3% en 2015. Cet objectif est-ilconcrètement réalisable ? Ces dernières années, dans uneconjoncture économique mondiale encore difficile, notre secteur bancairea appliqué activement des mesures de traitement des créances douteuses.Les premiers résultats que j’ai rapportés à l’AN il y a quelquessemaines sont encourageants (voir encadré). Je crois que le ratio decréances douteuses sera ramené à 3% de l’encours total du crédit vers lafin de 2015. Je me base sur plusieurs éléments que sont les effortssoutenus de traitement de ces créances au sein du secteur bancaire quiimplique activement plusieurs ministères et services, de l’évolutionpositive des fondamentaux macroéconomiques et des activités deproduction des entreprises et, enfin, de la reprise du marché del’immobilier. Dans cette Résolution, l'AN exige que letraitement de ces créances soit inclus dans la restructuration dusecteur bancaire. Comment un tel processus sera mis en œuvre ? LaBanque d’État du Vietnam considère que le traitement des créancesdouteuses est au cœur du processus de restructuration des banquescommerciales par actions, lequel est suivi conformément aux deux projetsen la matière récemment approuvés par le Premier ministre Nguyên TânDung. Nous renforcerons, entre autres, les inspections des services ducrédit de ces banques et contrôlerons plus rigoureusement l’activitéglobale des ces dernières, y compris des filiales de banques étrangèresen vue d’éviter et de sanctionner toutes les infractions, ainsi qued’alarmer les banques sur les risques. La Banque centralerenforcera aussi la gestion des opérations institutionnelles du systèmebancaire, en particulier dans la délivrance des autorisations dedéveloppement des réseaux des banques commerciales. Simultanément, nouscontinuerons d’élaborer les textes d’application de la loi sur labanque, mais aussi d’autres en matière de veille, d’inspection et decontrôle et, bien sûr, de restructuration du secteur dont le traitementdes créances douteuses.

Legouvernement demande au secteur bancaire d’accélérer la restructurationdes organisations de crédit avec notamment la surveillance des créancesdouteuses
La maîtrise de l’inflation à 5%que veut l’AN n'est-il pas un objectif trop ambitieux, et quellespolitiques monétaires prévoir pour l’atteindre ? Grâce àla mise en œuvre synergique des mesures complémentaires définies par legouvernement et focalisées sur le contrôle de l'inflation et lastabilisation des fondamentaux macroéconomiques, l'inflation demeuremaîtrisée au point qu’elle pourrait être inférieure à 5% cette année. Ilfaut toutefois toujours être prudent sur l’inflation qui peut évoluerbrutalement. Le taux d’inflation de moins de 5% en 2015 reste un chiffrerelativement bas par rapport à ceux des précédentes années, ce quiexigera prudence et souplesse dans la définition et l’application despolitiques macroéconomiques. En effet, le contrôle de l’inflation doitêtre effectif, mais sans obérer la croissance économique. Concernantles politiques monétaires, notre tâche principale est de réguler lestaux d’intérêt et parités de change en adéquation avec l’évolution del’économie nationale comme mondiale afin d’assurer une stabilité à notremarché monétaire. Il ne s’agit pas seulement de soutenir nosentreprises, notamment du secteur de l’export, mais aussi d’éviter unedollarisation de notre économie. Et s’agissant de ces deux dernierspoints, nous aurons aussi à augmenter nos réserves nationales dedevises. Qu’en est-il des politiques monétaires notammentdans le volet des sources de crédit pour atteindre 6,2% de la croissanceéconomique en 2015 comme l’a fixé dans cette Résolution ? Ensuite des objectifs fixés par l'AN et le gouvernement, la Banque d’Étatdu Vietnam continuera de prendre des mesures d’assistance desentreprises au soutien de la croissance économique. Mais nous devrons,comme je l’ai déjà dit, être toujours prudents au regard de l’inflation,nous assurer d’une stabilité sur le plan macroéconomique, ainsi que deveiller à la sécurité de notre système bancaire. En cetteconjoncture où les activités de production et de commerce connaissentdes difficultés alors que la restructuration de notre économie est encours, une croissance de 6,2 % en 2015 est pour moi relativement élevée.Pour atteindre un tel objectif, il faudra appliquer des politiquesmacroéconomiques pour toute notre économie, et bénéficier d’unecollaboration étroite avec tous les ministères et les secteurs pourrésoudre les difficultés des secteurs de la production et du commerce.Une fois ces difficultés réglées, l’objectif sera faisable. Lesobjectifs concernant le secteur bancaire entraîneront réellement uneforte pression et d’importants efforts. Mais, cela dit, je peux vousaffirmer qu’ils sont réalisables. Le ratio de créances douteuses serait de 6% NguyênVan Binh, gouverneur de la Banque d’État du Vietnam, a répondu le 29septembre aux interpellations du Comité permanent de l’AN. Il a rappeléqu’auparavant, les organismes de crédit cherchaient à dissimuler leurscréances douteuses, mais que depuis ces trois dernières années, la BEVles a étroitement surveillées et a pris des mesures pour les aider àrésoudre leurs difficultés. Lors de ces sept premiers mois de l’année,les organismes de crédit ont traité plus de 40.800 milliards de créancesdouteuses, notamment en provisionnant. À ce rythme actuel, le ratiodevrait être d’environ 3% de l’encours total du crédit, selonl’évaluation des banques. Quant à la Banque d’État du Vietnam, ellel’estime plutôt de 6% fin 2014. -CVN/VNA

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