Dans une allocution télévisée, M. Lee a également annoncé que legouvernement sud-coréen allait mettre fin à ses relations commercialeset n'autoriserait plus les navires battant pavillon nord-coréen àentrer dans les eaux territoriales sud-coréennes, comme ils en avaientété autorisés selon les termes d'un accord intercoréen sur le transportmaritime. Cependant, le projet de la zone industrielle de Kaeseong etl'aide humanitaire accordée aux enfants nord-coréens ne sont pasconcernés par cette décision du gouvernement sud-coréen.
Il a également demandé des excuses immédiates de Pyongyang etexigé que les responsables de l'attaque soient punis. Il a annoncé quela Corée du Sud demanderait de nouvelles sanctions contre la Corée duNord au Conseil de sécurité de l'ONU, accusant Pyongyang d'avoir violéla Charte de l'ONU et l'Armistice entre les deux Corées signé après laguerre de Corée (1950-1953).
"Si nos eaux territoriales, notre espace aérien ou notre sol sontviolés, nous ferons alors immédiatement usage de notre droitd'auto-défense", a-t-il ajouté.
Le naufrage de la corvette Cheonan le 26 mars au large de l'île deBaengnyeong, près de la ligne de démarcation maritime intercoréenne,avait fait 46 morts.
Le 20 mai, une enquête internationale sur la cause du naufrageavait conclu à un tir de torpille par un sous-marin nord-coréen.
La RPDC pour sa part a accusé Séoul d'avoir "fabriqué" des preuvesafin de resserrer les punitions contre Pyongyang. Elle a égalementaverti qu'elle protestera énergiquement contre n'importe quel acte derétorsion à l'encontre de la Corée du Sud.
Selon l'Agence chinoise de presse Xinhua, le gouvernementsud-coréen a déclaré le 24 mai qu'il tiendra une manoeuvreanti-sous-marine avec les Etats-Unis au large de la côte ouest de lapéninsule coréenne, lieu de la tragédie navale, dans le cadre desmesures à prendre après le naufrage du Cheonan. -AVI