Hanoi (VNA) – De l’enseignement des langues étrangères au chômage des jeunes diplômés en passant par le renouvellement de la méthode d’examen de fin d’études, le ministre de l’Education et de la Formation Phung Xuân Nha a répondu le 16 novembre tour à tour aux questions des députés.

Le ministre de l’Education et de la Formation Phung Xuân Nha devant l’Assemblée nationale, le 16 novembre. Photo: VNA
Interpellé sur le projet d’enseignement et d’apprentissage des langues étrangères dans le système de l’éducation nationale pour la période 2008-2020, le ministre a fait savoir que ce projet n’a pas atteint ses objectifs.

L’enseignement et l’apprentissage des langues étrangères représentent un problème majeur et de longue haleine, a-t-il expliqué.

Cette tâche se pose non seulement auparavant, à présent mais aussi dans le futur, et concerne nombre de groupes de sujets, a-t-il poursuivi, ajoutant que la réalisation de ces objectifs demande beaucoup de temps et un grand budget.

Reconnaissant sa responsabilité dans l’élaboration du projet, il a indiqué que son ministère a révisé pour rajuster le projet avant de le soumettre prochainement au gouvernement.

Questionné sur le chômage des jeunes diplômés, le ministre Phung Xuân Nha a fait savoir qu’environ 80% des étudiants diplômés de l’enseignement supérieur – en majorité des établissements de qualité, ont trouvé un emploi.

Il a déclaré que le ministère de l’Education et de la Formation va concentrer ses efforts sur le rajustement du réseau des universités, serrer le vis à l’entrée et à la sortie d’universités, de collèges, et mettre les formations en phase avec les besoins du marché de l’emploi.

Il faut revoir le système universitaire de telle sorte que l’offre et la demande soient cohérentes. Il faut veiller à ce que la formation des professeurs soit de bon niveau, les infrastructures doivent être adaptées et le budget maîtrisé. Nous avons décidé de travailler en concertation avec le ministère du Traivail, des Invalides et des Affaires sociales pour adapter nos filières à la réalité du marché, a-t-il déclaré. 

Le ministère a tiré des expériences obtenues lors de l’organisation du baccalauréat 2015 et apporté des ajustements en 2016 qualifiés de progrès par la société, mais des limites existent encore et demandent des efforts continus, a-t-il encore indiqué.

L’itinéraire de la rénovation comporte plusieurs échelles et niveaux. Le ministère de l’Education et de la Formation s’efforce de perfectionner progressivement cette activité, a-t-il fait remarquer.

Si les tests de sortie constituent un changement majeur en 2016, les rénovations, surtout sur le plan technique, se poursuivront dans les temps à venir, a-t-il conclu. – VNA