Lào Cai (VNA) - Pour les Tày du district de Bac Hà, dans la province de Lào Cai, au Nord, le May Coong (nom scientifique Gleditsia) est considéré comme un arbre annonciateur des récoltes.
Sur les pentes rocheuses de la commune de Ban Liên, nous, journalistes du Courrier du Vietnam, avons été surpris de voir des bouquets de pigments rouges qui donnent à cette région montagneuse du Nord-Ouest une si belle couleur d’été. Le May Coong est un arbre familier des habitants d’ethnies minoritaires qui peuplent cette contrée. Ils poussent partout mais ceux du village de Phuong My, dans la commune de Ban Liên, sont les plus beaux. Leurs feuilles rougissent de fin mai à début juin.
En langue Tày, "May" signifie "arbre". Le May Coong est donc l’arbre Coong. Ses fruits sont utilisés comme shampoing par les femmes. Pour les Tày, le May Coong annonce le début des semailles. Lorsque ses feuilles deviennent rouges, c’est le signal : les agriculteurs préparent les semis de riz.
Ce travail dure trois semaines et se termine quand les feuilles redeviennent vertes. Si les semailles se prolongent jusqu’au moment où les feuilles passent du rouge au vert, le rendement de la moisson sera faible. Lorsque le riz est mûr, les feuilles des May Coong tombent et la récolte commence.
À ce moment-là, les arbres étendent leurs branches grêles aux vents froids de l’hiver et attendent l’arrivée du printemps puis de l’été.
Arbre emblématique des Tày, le May Coong pousse naturellement. Nous terminons notre visite dans cette haute région en savourant la fraîcheur d’une fin de journée à l’ombre d’un May Coong au village de Phuong My où nous contemplons le coucher du soleil peindre de rose les rizières en terrasses. Quel paradis ce Nord-Ouest !
Une magnate jugée pour le détournement d’un fonds public de stabilisation
Les accusés doivent répondre des accusations de détournement de près de 80 milliards de dôngs liés au Fonds de stabilisation des prix des carburants et d’achat et de vente illégaux de factures et de justificatifs de paiement au budget de l’État, caractérisés par l’émission fictive de 153 factures générant un profit illicite de plus de 20 milliards de dôngs.
