Le marché obligataire vietnamien a atteint 51 milliards de dollars en 2018. Photo d’illustration. Source: TBTCO.

Hanoi (VNA) - En 2018, le marché obligataire vietnamien a progressé de 9,3%, grâce à une croissance de 29,4% du marché des obligations de sociétés, soit 4 milliards de dollars supplémentaires.

Selon un rapport de la Banque d'Asie pour le développement (BAD), publié le 21 mars, le marché obligataire vietnamien est le seul des pays émergents d'Asie de l'Est connaissant un recul au quatrième trimestre 2018 et une chute de 5,3% en glissement annuel.

Toutefois, pour toute l’année 2018, le marché obligataire vietnamien a connu une croissance de 9,3% pour atteindre 51 milliards de dollars.

Dans toute l’Asie de l'Est, bien que la psychologie des investisseurs se soit améliorée, la stabilité financière de la région suscite encore certaines inquiétudes, notamment les conflits commerciaux en cours.

Plus précisément, fin  2018, le marché obligataire de l’Asie de l’Est émergent s’est élevé à 13.100 milliards de dollars, soit une hausse de 11,9% en glissement annuel. La région émergente de l'Asie de l'Est comprend la Chine; Hong Kong; l'Indonésie; la Corée du Sud; la Malaisie; les Philippines; Singapour, la Thaïlande et le Vietnam.

Selon l’économiste en chef de la BAD, M. Yasuyuki Sawada, "les risques pour la stabilité financière des pays d’Asie de l’Est émergents ont récemment diminué. Toutefois, des incertitudes subsistent, telles que le conflit commercial non résolu entre la Chine et les États-Unis et le ralentissement de la croissance mondiale. En outre, l'augmentation rapide de la dette privée au cours de la dernière décennie pourrait également nuire aux économies et à la stabilité financière de la région."

Dans la région, la Chine possède le plus grand marché obligataire émergent d’Asie de l’Est avec 9.553 milliards de dollars d’encours, représentant 72,2% du marché régional total. En Asie, le marché japonais est en tête, avec 10.668 milliards de dollars.

En outre, ce rapport note que les dettes ont tendance à être plus élevées sur des marchés plus vulnérables au changement climatique. L'augmentation des coûts de la dette signifie que les projets d'atténuation des impacts physiques du changement climatique seront également plus coûteux. -CPV/VNA