Le ginseng vietnamien très prisé et menacé d'extinction

Le ginseng de Ngoc Linh est originaire de Kon Tum. Très prisé, il est malheureusement menacé d'extinction. Le gouvernement livre une véritable course contre la montre pour inverser la tendance.

Kon Tum, 5 février (VNA) - Le ginseng de Ngoc Linh est originaire de la province de Kon Tum, dans les Hauts Plateaux du Centre. Très prisé, il est malheureusement menacé d'extinction. Le gouvernement livre une véritable course contre la montre pour inverser la tendance.

Le ginseng vietnamien très prisé et menacé d'extinction ảnh 1La pépinière du ginseng de Ngoc Linh dans la commune de Mang Ri, district de Tu Mo Rông. Photo : VNA

Le ginseng de Ngọc Linh (Panax vietnamensis) a été découvert sur les flancs de la montagne du même nom à quelques  2.598 m d’altitude, tout près de la frontière entre les provinces de Kon Tum et Quang Nam. Selon les dires, c’est le meilleur endroit pour cultiver cette plante. Découvert en 1973 par Dào Kim Long, pharmacien, il s’agit de la 20e variété du genre, et l’une des quatre plus rares dans le monde.

Cette dernière est cultivée pour en faire un produit commercial, et rivaliserait avec le ginseng coréen notamment au niveau de ses propriétés médicinales. Elle serait capable de tout faire : stimuler le système immunitaire, augmenter l’endurance, protéger le foie, réduire le niveau de cholestérol et le risque de maladies cardiovasculaires.

Toutefois, l'espèce a été surexploitée et sa rareté a fait exploser les prix, qui atteignent aujourd’hui 50 millions de dôngs, le kilo. De ce fait, il est classé dans le Livre Rouge des espèces menacées au niveau national.

Une flambée vertigineuse des prix

Par le passé, les gens cherchaient des racines sauvages dans les jungles et les amenait à la maison pour les cultiver dans leurs jardins. A Hinh, domicilié dans la commune de Tê Xang (district de Tu Mo Rông), a expliqué qu'il avait l'habitude de trouver des graines de ginseng dans la nature ou de les acheter à des voisins. Il pouvait facilement se procurer 300 grammes de semences pour une somme comprise entre 10 et 15 millions de dôngs.

Mais les choses sont différentes maintenant. Il critique la demande croissante qui entraîne sa rareté. «Une graine se vend entre 100.000 et 120.000 de dôngs, et il n’y en a pas toujours», partage M. Hinh.

Pour avoir assez de semis de ginseng, de nombreux habitants amassent les graines et font pousser de nouveaux arbres à partir des boutures mais ils n'obtiennent pas les résultats escomptés. Hoàng Van Chât, directeur adjoint d’une entreprise de sylviculture de Dak Tô souligne que l'épuisement du patrimoine génétique était le plus grand défi dans la culture et la conservation du ginseng de Ngọc Linh.

Selon lui, sa dissémination rencontre des problèmes techniques et climatiques, comme le gel et la grêle qui se sont produits ces dernières années. Et c’est sans compter qu’il faut environ cinq ans pour que ces plantes produisent des graines.

Le jeu dangereux des croisements

Le ginseng vietnamien très prisé et menacé d'extinction ảnh 2Le ginseng de Ngoc Linh, une plante médicinale précieuse. Photo : VNA
En 2004, un projet de conservation a été lancé dans la province pour sauver l'usine, avec la participation de la communauté locale. Une superficie de 1.000 ha a également été mise de côté pour la culture du ginseng, dans le but d'augmenter les revenus des agriculteurs locaux.

De plus, les entreprises de sylviculture de Dak Tô et d’investissement et du développement de Duy Tân se sont également engagées dans la recherche et à l’expansion du ginseng. Mais la production de masse n’est pas attendue avant 2020. Pour aggraver la situation, d’après M. Chât, certaines personnes ont apporté des graines issues de d’autres souches de ginseng provenant de régions extérieures, au risque de mélanger les variétés et de diluer le patrimoine génétique de celles indigènes.

Nguyên Hai Nam, chef du Bureau de l'agriculture et du développement rural du district de Tu Mo Rông, a expliqué que les autorités locales avaient inspecté un certain nombre de fermes, mais n'ont pas détecté de variétés intruses. Néanmoins, il a reconnu qu'il était coûteux de déterminer si une souche était authentique ou non par des tests et que les agriculteurs étaient ainsi mis en garde contre l’importation de graines. En août dernier, le ministère de la Science et de la Technologie a accordé une appellation géographique protégée au ginseng de Ngọc Linh. - CVN/VNA

Voir plus

Relâcher des poissons dans le lac Con Son, situé dans le site du patrimoine mondial de Con Son-Kiet Bac. Photo : VNA

Le Vietnam renforce ses engagements en faveur de la biodiversité et de la conservation durable

À l’occasion de la Journée internationale de la biodiversité 2026 organisée à Hai Phong, les autorités vietnamiennes et le Programme des Nations Unies pour le développement ont réaffirmé leur engagement en faveur de la protection de la biodiversité, du développement durable et de la transition verte, à travers le renforcement des actions locales, l’innovation technologique et la mobilisation des ressources pour la conservation de la nature.

La réserve écologique de Đồng Tháp Mười (Plaine des joncs) couvre plus de 106 hectares et sera prochainement étendue de 60 hectares supplémentaires. Photo : VNA.

Préserver la biodiversité : des actions locales pour un avenir durable

À l’occasion de la Journée internationale de la biodiversité 2026, placée sous le thème « L’action locale pour un impact mondial », le Vietnam réaffirme l’importance de la mobilisation des collectivités, des communautés et de l’ensemble de la société dans la préservation des écosystèmes et la protection de la nature, face aux défis croissants du changement climatique et de la dégradation environnementale.

Chaque individu a fait l’objet d’un examen sanitaire complet afin d’évaluer sa capacité d’adaptation. Photo : VNA

Quang Binh : treize animaux sauvages remis en liberté dans le parc de Phong Nha-Ke Bang

Sous la supervision rigoureuse des gardes forestiers de Phong Nha, les unités ont relâché deux civettes palmistes à masque, quatre macaques d'Assam et sept macaques rhésus. Ces espèces sont toutes répertoriées dans le groupe IIB, qui regroupe les animaux rares et menacés dont la gestion et la protection sont strictement encadrées par la réglementation nationale et par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES).

Le varan nébuleux (Varanus nebulosus) est classée dans le groupe IB, qui regroupe les animaux forestiers en danger critique d'extinction dont l'exploitation et l'utilisation à des fins commerciales sont strictement interdites par la loi. Photo: VNA

Quang Tri : un rare varan nébuleux remis à un centre de sauvetage

Un varan nébuleux (Varanus nebulosus), pesant environ 2 kg, été découvert et capturé plutôt par Bui Huu Nhat, un habitant du hameau de Ha My, commune de Trieu Binh, alors qu’il travaillait dans ses champs. Conscient de la rareté de l’espèce et de l’importance de sa protection, il a décidé de confier le reptile aux autorités locales et aux gardes forestiers.

Les éléphants en bonne santé évoluent librement dans leur habitat naturel, témoignant de la réussite des efforts de conservation menés par le Centre de conservation des éléphants, de sauvetage des animaux et de gestion forestière de la province de Dak Lak. Photo: VNA

À Dak Lak, les soigneurs veillent sur les derniers éléphants domestiques du pays

Au cœur des forêts de dipterocarpes de Dak Lak, les cornacs et soigneurs du Centre de conservation des éléphants consacrent chaque jour leurs efforts au bien-être des pachydermes, mêlant vigilance, patience et affection. Face au déclin des éléphants domestiques des Hauts Plateaux du Centre, leur dévouement contribue à préserver un symbole culturel majeur du Vietnam tout en réhabilitant les animaux dans un environnement semi-liberté.

Le mercure a encore approché les 39°C. Le temps actuel laisse présager d’un été particulièrement chaud. Photo: VNA

Une chaleur caniculaire s’abat sur le Vietnam

Une vague de chaleur généralisée au Vietnam atteint son paroxysme les 15 et 16 mai, avec des températures oscillant entre 36°C et 38°C dans de nombreuses provinces du Nord et du Centre, et atteignant même 39°C dans certaines zones.

Des temps chauds et secs dominent les conditions météorologiques, plusieurs régions enregistrant des températures supérieures à 38°C. Photo: VNA

Le Vietnam a chaud, et cela va durer quelques jours

Des plaines du Nord aux provinces du Sud en passant par les régions du Centre, des temps chauds et secs dominent les conditions météorologiques, plusieurs régions enregistrant des températures supérieures à 38°C.

ViRiCert est un outil numérique destiné au suivi du « processus technique de culture de riz de haute qualité et à faibles émissions ». Photo : VNA

Le Vietnam numérise la riziculture bas carbone

Le Vietnam accélère la numérisation des processus de culture du riz afin de développer le label « Riz vert vietnamien à faibles émissions ». Cette initiative vise à renforcer la transparence des données de production, améliorer la traçabilité et accroître la compétitivité du riz vietnamien sur les marchés internationaux.