Le gâteau cáy, une spécialité tricentenaire de Thai Binh

La renommée du village de Nguyên Xa, dans la province de Thai Binh, dans le delta du Fleuve Rouge, est due à ses marionnettes sur l’eau et à ses gâteaux.

Thai Binh (VNA) - La renommée du village de Nguyên Xa, dans la province de Thai Binh, dans le delta du Fleuve Rouge, est due à ses marionnettes sur l’eau et à ses gâteaux. Ces derniers, appelés «cáy», ont un goût très doux avec leur parfum vient de l'association entre riz gluant, lard et gingembre. Un choix de cadeau apprécié, typique de cette contrée rizicole septentrionale du Vietnam.

Le gâteau cáy, une spécialité tricentenaire de Thai Binh ảnh 1

Selon la légende, le gâteau cáy était consommé uniquement pendant la fête du Têt (le Nouvel An lunaire). Il fut créé par Nguyen Thi Tan, fille de sixième génération de la famille Nguyên Công établie dans le village de Nguyên Xa (ou Nguyên plus simplement), dans le district de Dông Hung. Née en 1724, elle fut nommée mandarin à l’âge de 15 ans, et confectionna un gâteau à cinq épices pour le roi. Ce dernier l’apprécia pour ses couleurs agréables qui rappellent celles des œufs de crabes qu’on trouve dans les eaux saumâtres. On les désigne par le mot «cáy» en vietnamien, d’où le nom de la pâtisserie. Depuis lors, les habitants de Nguyên eurent l’honneur de lui en confectionner une chaque année, à l’occasion de la fête du Têt. Ce métier s’est perpétué jusqu’à nos jours.

Selon Nguyên Van Manh, un artisan du village, il faut pour cela observer plusieurs étapes. La plus importante consiste à choisir les matières premières, notamment  riz gluant, momordique, arachide, sésame, lard, sucre,  courge cireuse confite et ruits de gardénia. Le mélange, rendu compact, est émincé en lamelles appelées cáy, mises ensuite dans des sacs en plastique hermétiques pendant six mois. Nguyên Van Manh estime que c’est nécessaire pour obtenir de bons gâteaux, avant de passer à la deuxième étape de la confection.

Le gâteau cáy, une spécialité tricentenaire de Thai Binh ảnh 2

Les lamelles sont alors trempées dans l’huile bouillante, devenant gonflées et poreuses. Le pâtissier donne d’autres indications: «Il faut choisir un riz gluant de bonne qualité. Le mode de cuisson et de mélange des matières premières est aussi très important. Si le feu est trop fort, le gâteau sera trop dur, mais s’il est trop doux, il devient trop mou et part en miettes. Il faut bien respecter aussi les techniques de cuisson du sucre avant de le mélanger avec les lamelles préparées longtemps avant.»

L’ensemble est ensuite versé dans des moules et compressé avant d’être coupé en carrés.

Les techniques de préparation du cáy sont bien protégées par les artisans de Nguyên Xa. Un autre parmi eux, Nguyên Huu Chinh, nous fait savoir: «Ma famille confectionne le gâteau depuis 50 ans, et il existe depuis trois siècles dans mon village. Il est très apprécié sur le marché et recommandé par les touristes. Auparavant, on le consommait seulement à l’occasion du Têt, alors qu’aujourd’hui, c’est durant toute l’année.»

Des centaines de foyers se consacrent à ce métier à Nguyên Xa, actuellement. Chacun avec une spécialité, et la concurrence est intense. Nguyên Huu Chinh ajoute: «Nous rencontrons parfois des difficultés dans la production de cáy, car les familles suivent des méthodes différentes. Il importe de perpétuer notre savoir-faire ancestral, tout en adaptant notre gâteau au goût des consommateurs. Aujourd’hui, il est reconnu sur les marchés, et je n’abandonnerai jamais ce métier qui nous a tant apporté.»

Il n’est pas le seul à le penser, dans son village. -VOV/VNA

Voir plus

Vue du procès en première instance devant le Tribunal militaire de la région militaire 5, le 6 janvier. Photo : VNA

L’ex-patron du groupe Phuc Son jugé dans une affaire foncière à Khanh Hoa

Nguyên Van Hâu a donné l’instruction à ses employés de présenter le projet comme étant parfaitement conforme aux exigences légales, de lancer les ventes et de signer 983 contrats de transfert de droits fonciers avec 683 clients, encaissant ainsi plus de 7.032 milliards de dôngs (270 millions de dollars)

Le village de Lung Tam : quand les fibres de lin content l’histoire du plateau karstique de Dong Van

Le village de Lung Tam : quand les fibres de lin content l’histoire du plateau karstique de Dong Van

Niché au cœur du rude plateau karstique de la province de Tuyên Quang, le village de Lung Tam préserve avec une résilience farouche le métier ancestral du tissage du lin de l’ethnie H’Mông. À partir de fibres rustiques, les mains habiles des femmes locales façonnent des étoffes qui transcendent leur simple usage utilitaire pour devenir de véritables réceptacles de l’identité culturelle, de la mémoire collective et du rythme de vie de cette région de l’extrême Nord. Chaque étape de cette transformation témoigne d’un savoir-faire méticuleux, transmis de génération en génération avec une fidélité intacte.

Logement social : d’un goulot d’étranglement à un atout majeur du marché

Logement social : d’un goulot d’étranglement à un atout majeur du marché

Le développement du logement social en 2025 a enregistré des avancées nettes. De nombreuses localités ont accéléré le rythme et atteint leurs objectifs. À la fin de l’année 2025, l’ensemble du pays avait construit 102 146 logements sociaux, soit 102 % de l’objectif fixé pour 2025 par le Premier ministre.

Grande cérémonie pour la paix et la prospérité nationales sur le mont Ba Den

Grande cérémonie pour la paix et la prospérité nationales sur le mont Ba Den

Le 30 décembre 2025 (soit le 11ᵉ jour du 11ᵉ mois lunaire de l’année du Serpent), une cérémonie solennelle pour la paix et la prospérité nationales s’est tenue au sommet du mont Ba Den, en présence de plus de 500 bouddhistes et de visiteurs. Cette cérémonie a été l’occasion de formuler des prières ferventes pour la paix et la prospérité de la nation, le bien-être de tous les êtres, et d’exprimer l’espoir d’une nouvelle année placée sous le signe d’une météo favorable, d’un pays prospère et d’un peuple paisible et aisé.

L’accusé Nguyên Van Dài. Photo diffusée par la VNA

La justice vietnamienne condamne Nguyên Van Dai et Lê Trung Khoa à 17 ans de prison

Ces co-accusés qui faisaient l’objet d’un mandat d’arrêt émis le 5 décembre 2025 par l’agence de police d’enquête du ministère de la Sécurité publique, sont condamnés pour "production, détention, diffusion ou dissémination d’informations, de documents ayant un contenu opposable à l’État de la République socialiste du Vietnam" en vertu de l’article 117, clause 2 du Code pénal.