Phnom Penh (VNA) - Le Premier ministre cambodgien Samdech Techo Hun Sen s’en est pris jeudi 6 juin aux remarques faites par le Premier ministre singapourien Lee Hsien Loong sur le Vietnam et le Cambodge lors du Dialogue Shangri-La et dans un post publié le 31 mai sur sa page Facebook.

Le Premier ministre cambodgien Samdech Techo Hun Sen. Source: Phnom Penh Post

 

"Je regrette profondément d’avoir appris le poste du Premier ministre singapourien Lee Hsien Loong publié sur Facebook exprimant ses condoléances sur le décès du général Prem Tinsulanonda, dans lequel il déclarait: Son temps en tant que Premier ministre a coïncidé avec les membres de l’ASEAN (qui regroupait alors cinq membres) se réunissant pour s’opposer à l’invasion du Cambodge par le Vietnam et au gouvernement cambodgien qui avait remplacé les Khmers rouges ", a-t-il écrit dans un message posté sur Facebook. 

"Sa déclaration reflète la position de Singapour alors à l’appui du régime génocidaire et le souhait de son retour au Cambodge, a poursuivi le chef du gouvernement cambodgien, rappelant que Singapour était l’hôte de la réunion tripartite ayant conduit à la formation du gouvernement de coalition du Kampuchéa démocratique, qui avait prolongé la guerre et les souffrances du peuple cambodgien pendant encore 10 ans", a-t-il poursuivi.

"C’est un acte contre la survie du peuple cambodgien. Sa déclaration est également une insulte au sacrifice des volontaires militaires vietnamiens qui ont aidé à libérer le Cambodge du régime génocidaire. Sa déclaration révèle au peuple singapourien et au monde que le dirigeant de Singapour avait effectivement contribué au massacre du peuple cambodgien", s’est-il emporté.

"Enfin, je demanderai si son excellence Lee Hsien Loong estime-t-il que le procès des dirigeants des Khmers rouges est légitime?", a souligné le Premier ministre Samdech Techo Hun Sen.

Le 16 novembre 2018, les Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens (CETC) ont rendu un verdict sur le crime contre l’humanité commis par les Khmers rouges. Cette décision a reflété objectivement la vérité historique, imposant la justice et réparant équitablement le préjudice causé aux victimes, ce qui a été bien accueilli par les Nations unies et la communauté internationale. – VNA