Selonce classement, les infrastructures de transports du Vietnamapparaissent au 74e rang parmi les 138 pays retenus. Le principalcritère est l’efficience des quatre modes de transport : routier,ferroviaire, maritime et aérien. D’après les économistes, ce bondreflète tant les efforts du gouvernement dans ce domaine que la haussede la confiance des investisseurs étrangers.
"C’est lerésultat de la mobilisation et du décaissement importants de capitauxpour développer les infrastructures de transports, notamment de l'aidepublique au développement (APD)", fait savoir Pham Sy Liêm,vice-président de l’Association générale de la construction du Vietnam.
Pourdévelopper l’économie, il faut d’abord développer les infrastructures.Ce à quoi le pays s’est précisément attelé en 2013 et 2014, avecplusieurs grands projets tels les autoroutes Nôi Bài - Lào Cai, Hô ChiMinh-Ville - Trung Luong - Dâu Giây, le pont Nhât Tân (Hanoi), le pontVinh Thinh (province de Vinh Phuc au Nord), l’aérogare T2 Nôi Bài(Hanoi), sans compter ceux en cours ou prévus d’ici les prochainesannées. De plus, les fonds injectés pour le projet d’autoroute Nord-Sudpar le ministère des Transports et des Communications devraientpermettre d’aider les régions reculées à bénéficier du réseau decommunications, propices à leur développement socio-économique.
"Lescommunications au Vietnam sont transfigurées. Les projets de transportpublic n’ont jamais été aussi nombreux et sont aujourd’hui axés sur unaspect qualitatif, ce qui est essentiel pour les entreprises dans leursactivités, mais aussi pour les habitants. C’est une logique+gagnant-gagnant+", se félicite Bùi Danh Liên, président de l’Union destransports de Hanoi.
La chauffeur-routier Trân Van Long,domicilié à Hai Phong (Nord), ne cache pas sa satisfaction : "Jetransporte essentiellement des marchandises de Hai Phong à laporte-frontière Heiku (limitrophe de la province vietnamienne Lào Cai).Auparavant, il me fallait 7 ou 8 heures pour rallier ma destination.Aujourd’hui, grâce à l’autoroute Nôi Bài - Lào Cai, le temps du parcoursa diminué de moitié. Les habitants sont très contents de voir la miseen service de chaque projet de transport public".
Leministère des Transports et des Communications a fait savoir qu’environ160.000 milliards de dôngs supplémentaires ont été mobilisés pour lamise en route de 65 projets. En 2013, pas moins de 24 projets de grandeenvergure ont été déployés, crédités d’un budget prévisionnel d’environ68.600 milliards de dôngs. En 2014, ce sont plus de 45.000 milliards dedôngs qui ont ainsi été mobilisés, une somme qui devrait être identiqueen 2015. Durant la période 2016-2020, le gouvernement table sur 235.000milliards de dôngs injectés par les investisseurs étrangers pour ledéveloppement des infrastructures de transports, sans compter son propreapport, non chiffré à cette date.
Selon le chef duDépartement de gestion de la construction et de la qualité des projetsde transports, Trân Xuân Sanh, le développement de ces ouvrages auVietnam n’est pas seulement apprécié par le WEF. D’autres organisationsmondiales, à savoir la Banque mondiale ou encore l'Agence de coopérationinternationale du Japon (JICA) font montre de leur contentement.
En2014, le ministère des Transports et des Communications a procédé audécaissement d’environ 100.000 milliards de dôngs de capitaux dédiés àces projets.-VNA
Sous la direction du Parti, le pays intègre le groupe des nations à revenu intermédiaire
Durant la décennie 2006-2015, sous l’impulsion du Parti, le Vietnam a surmonté des défis majeurs pour s'affranchir de son statut de pays sous-développé et intégrer le groupe des économies en développement à revenu intermédiaire de la tranche inférieure. Cette période charnière a été caractérisée par une stabilité socio-politique durable et une consolidation de la protection sociale, tout en accélérant une intégration internationale globale. Grâce à cette dynamique, le pays s'est affirmé comme un membre proactif et responsable au sein de la communauté internationale.