Kon Tum (VNA) - Dans les villages des Gie Triêng à Kon Tum (hauts plateaux du Centre), on remarque souvent des tas de bûches à l’abri devant les maisons. C’est en fait le "bois de fiançailles" des jeunes filles.
Selon la tradition, à l’âge de 15 ans, les filles Gie Triêng doivent aller chercher du bois dans la forêt pour pouvoir "enlever leur futur mari". C’est avec ce bois qu’elles trouveront leur homme. Avant qu’elles ne partent, leur mère leur explique le type de bois qu’elles devront couper. Plus les bûches sont nombreuses, belles et homogènes, plus l’amour du futur couple sera solide.
Les Gie Triêng jugent l’habileté d’une fille à la beauté de son "bois de fiançailles". Elle doit couper chaque bûche en cinq morceaux qui - et c’est essentiel - doivent rester liés les uns aux autres, comme les cinq pétales d’une fleur. Ces bûches d’amour feront partie de sa dot, l’un des cadeaux qu’elle offrira à ses futurs beaux-parents pour qu’ils se réchauffent l’hiver.
Cette coutume revêt une grande signification : elle représente l’assiduité des femmes Gie Triêng, tout en symbolisant l’amour des couples. -CVN/VNA
Poissons grillés au charbon de bois : Dien Chau en pleine effervescence à l’approche du Tet
Depuis plus d’une semaine, les villages côtiers du district de Dien Chau, dans la province de Nghe An, respirent au rythme des fours artisanaux qui tournent à plein régime. Des centaines de foyers s’activent jour et nuit : le poisson est grillé au charbon de bois, embaumant l’air salé d’un parfum fumé et familier.
Ce métier ancestral ne se contente pas d’assurer un revenu stable à des centaines de familles ; il offre aussi un emploi durable à des milliers d’habitants. Il contribue surtout à la richesse et à l’identité singulière de ces communes littorales, où l’exploitation halieutique reste le cœur battant de l’économie locale.
