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Hanoï (VNA) – Dans le cadre de sa 7e session, l’Assemblée nationale a abordé jeudi matin des questions concernant l’évaluation supplémentaire des résultats du plan de développement socio-économique et budgétaire de 2018, la situation lors des premiers mois 2019, et le bilan budgétaire de 2017.

Les députés ont apprécié les acquis obtenus l’année dernière. En effet, en 2018, les 12 objectifs socio-économiques fixés ont été remplis, certains ayant même dépassé le niveau voulu. Les rentrées budgétaires ont également dépassé les prévisions. Les dettes publiques étaient dans les limites...

S’agissant des faiblesses, plusieurs députés se sont déclarés préoccupés du développement des entreprises - force motrice principale de la croissance. Selon eux, en 2018 et lors des quatre premiers mois 2019, le nombre d’entreprises créées et rouvertes ont enregistré une hausse annuelle. Pourtant, cette hausse est bien inférieure à l’augmentation du nombre d’entreprises ayant dû arrêter leurs activités.

Le député Hoang Quang Ham (province de Phu Tho, Nord) a indiqué que le nombre d’entreprises créées et rouvertes en 2018 était de 165.000, mais 90.000 entreprises avaient dû arrêter leurs activités. Il a également souligné que selon les déclarations des entreprises, seules 40% d’entre elles avaient affiché des bénéfices.

« Les compétences et la performance des entreprises s’avèrent encore faibles. Il exige des mesures plus vigoureuses », a affirmé Hoang Quang Ham.

Pour atteindre l’objectif d’un million d’entreprises d’ici 2020, de nombreux parlementaires ont appelé à accélérer la réforme administrative pour des avancées plus substantielles, améliorant ainsi le climat des affaires pour favoriser le développement des entreprises.

Concernant l’actionnarisation des entreprises publiques, ce processus semble se ralentir, a indiqué le député Nguyen Truong Giang (province de Dak Lak, Hauts Plateaux du Centre). En 2018, 64 entreprises devaient procéder à l’actionnarisation mais seules 12 d’entre elles, soit 17%, avaient achevé ce processus.

Outre les causes objectives, il existe des causes subjectives, a dit Nguyen Truong Giang, avant de mentionner des faiblesses dans l’application des textes juridiques, la responsabilité insuffisante de plusieurs organes, le manque de transparence…

Le député de Dak Lak a insisté sur la nécessité de renforcer la transparence, d’appliquer des sanctions sévères aux organes et individus violant la loi pendant le processus d’actionnarisation des entreprises publiques. -VNA