«La balancecommerciale de la région indique que le taux actuel d'exploitation deses propres ressources ne suffit plus à répondre à la demanded'économies en plein essor et de modes de vie différents. Entre 1970 à2008, la demande de matériaux de construction a été multipliée par 13,4,celles des métaux et des minerais industriels par 8,6, les carburantsfossiles par 5,4 et la biomasse par 2,7 », précise l'agence onusiennedans le rapport.
Les données indiquent qu'à ce rythme,la région sera de plus en plus dépendante des importations et incapablede subvenir à ses propres moyens les économies et les modes de vie. Letaux de consommation actuel a également un impact négatif surl'environnement.
Le rapport souligne que l'intensitématérielle de la région, trois fois plus élevée que dans le reste dumonde, est source d'inquiétude, car celle-ci contribue à exercer unepression supplémentaire sur l'environnement et risque de dépasser lacroissance pourtant rapide d'Asie-Pacifique.
«Chaquedollar du PIB requiert quantité croissante de matériaux », explique leDirecteur du bureau régional Asie-Pacifique du PNUE, Park Young-Woo,dans un communiqué de presse. « Les conclusions n'indiquent pas designes de séparation entre la croissance économique dans la région et laconsommation de matériaux et de ressources naturelles».
«L'efficacité énergétique doit être renforcée rapidement pour donnerlieu à une croissance matérielle de la région Asie-Pacifique, ce quirequiert des systèmes innovants dans les zones urbaines, notamment dansles transports, la production énergétique et les structureséconomiques», a-t-il ajouté.
« Les paysd'Asie-Pacifique feront face à des défis considérables pour réussir leurtransition des modèles de croissance économiques actuels à unecroissance véritablement durable, en dépit des efforts significatifsdéployés par de nombreux pays », a prévenu M. Park. - VNA
La Thaïlande mobilise des avions pour lutter contre les PM2.5 dans le nord du pays
Face à une dégradation critique de la qualité de l’air dans le nord de la Thaïlande, notamment à Chiang Mai, les autorités ont mobilisé des avions de modification du temps pour tenter de réduire la pollution aux particules fines PM2.5.