L'ASEAN lance un programme de prévention et de lutte contre des maladies infectieuses aéroportées

La plateforme de défense contre les infections aéroportées (AIDP) a été officiellement lancé au Laos pour aider les pays de l'ASEAN à renforcer leur capacité à répondre à la tuberculose, à renforcer leurs systèmes de soins de santé et leurs capacités de réponse à la pandémie pour faire face à la problématique des maladies infectieuses respiratoires aéroportées.

Cérémonie de lancement de la plateforme de défense contre les infections aéroportées (AIDP) lors de la 16e réunion des ministres de la Santé de l'ASEAN. Photo: VietnamPlus
Cérémonie de lancement de la plateforme de défense contre les infections aéroportées (AIDP) lors de la 16e réunion des ministres de la Santé de l'ASEAN. Photo: VietnamPlus

La plateforme de défense contre les infections aéroportées (Airborne Infection Defence Platform-AIDP) a été officiellement lancé au Laos pour renforcer la réponse des pays de l'ASEAN à la tuberculose, leurs systèmes de soins de santé et la préparation aux pandémies, afin de faire face au problème des maladies infectieuses respiratoires aéroportées.

Cette initiative a été lancée en marge de la 16e réunion des ministres de la Santé de l'ASEAN (AHMM) à Vientiane, au Laos, avec la participation des dirigeants des pays membres de l'ASEAN.

Le Dr. Bounfeng Phoummalaysith, ministre de la Santé du Laos, a souligné que l'événement a permis aux participants de mieux comprendre la tuberculose et d'avoir des moyens visant à répondre aux pandémies au sein de l'ASEAN, contribuant à renforcer la coopération entre les parties concernées et à améliorer la capacité des pays à lutter contre les maladies infectieuses respiratoires et aéroportées.

L'AIDP est soutenu par l’Agence américaine pour le développement international (USAID) et mis en œuvre par Stop TB Partnership et Stop TB Partnership Indonesia (STPI), une organisation non gouvernementale œuvrant pour l'élimination de la tuberculose.

Bounfeng Phoummalaysith, ministre lao de la Santé, a déclaré: "La pandémie de COVID-19 a eu un impact sur presque tous les aspects de la vie humaine. Nous devons tirer les leçons de nos expériences et être mieux préparés à toute situation similaire à l'avenir. Notre système de santé régional évolue et nous devons créer un système plus solide et plus résilient".

Selon le Rapport mondial sur la tuberculose 2023, plus de 2,4 millions de personnes dans l'ASEAN ont été touchées par la maladie. Cinq pays de l'ASEAN (l'Indonésie, le Myanmar, les Philippines, la Thaïlande et le Vietnam) figurent sur la liste des pays à forte incidence de tuberculose de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Dans le but de renforcer la coopération pour lutter contre les infections respiratoires aéroportées, l'AIDP travaillera avec les États membres de l'ASEAN et les principaux partenaires mondiaux pour parvenir à une cohérence de politiques et des approches, ainsi qu'échanger des expériences, des infrastructures, des technologies de plateforme et des ressources humaines afin de créer une réponse efficace à la tuberculose et d'améliorer la préparation aux pandémies.

screen-shot-2024-08-10-at-075532-4739.png.webp
Des dirigeants lors de la cérémonie de lancement de l'AIDP lors de la 16e réunion des ministres de la Santé de l'ASEAN. Photo: VietnamPlus

Selon le Dr Suvanand Sahu, directeur exécutif adjoint de Stop TB Partnership, la première phase de l'AIDP améliorera le niveau de compréhension des gens en menant une évaluation complète dans 10 pays de l'ASEAN. Cette évaluation décrira la capacité actuelle de chaque pays à répondre à la tuberculose et aux futures pandémies aéroportées, tout en proposant des activités visant à améliorer la préparation vis-à-vis de la pandémie.

Ensuite, la deuxième phase du programme soutiendra ensuite les activités et initiatives de soins de santé primaires et communautaires visant à renforcer les capacités de préparation à la tuberculose dans l'ensemble de l'ASEAN afin de mieux lutter contre les infections respiratoires aéroportées ou les pandémies.

Selon l'OMS, le Vietnam se classe au 11e rang parmi les 30 pays les plus touchés par la tuberculose et la tuberculose pharmacorésistante au monde. Les données du Programme national vietnamien de lutte contre la tuberculose montrent également que près de 40% des personnes atteintes de tuberculose dans la communauté ne sont pas détectées, traitées ou signalées. Au niveau national, plus de 100.000 patients tuberculeux sont détectés chaque année, avec un taux de réussite thérapeutique de plus de 90%. La tuberculose a un taux de mortalité qui reste très élevé, de près de 15%. -VietnamPlus

Voir plus

Le pourcentage de personnes pratiquant régulièrement une activité physique a augmenté de 10 %. Photo : Vietnamplus

Le Vietnam place le sport au cœur de sa stratégie de santé publique

Le Vietnam renforce sa stratégie de santé publique en mettant l’accent sur la prévention et la pratique sportive. Objectif : améliorer la condition physique, prolonger l’espérance de vie en bonne santé et construire une société plus dynamique, au service d’un développement durable.

"Dans une ferme de vaches laitières à Gia Lai. La fièvre aphteuse est une maladie virale très contagieuse qui touche les animaux à onglons, notamment les bovins, les porcins, les ovins, les caprins et diverses espèces sauvages. Photo: VNA

Les mesures se renforcent pour empêcher l’entrée du virus de la fièvre aphteuse

Bien que le Vietnam n’ait pas encore enregistré de cas de SAT1, les autorités mettent en garde contre un risque élevé d’introduction, notamment par le biais du commerce illégal d’animaux transfrontalier. Les vaccins nationaux existants ne protègent que contre les sérotypes O, A et Asia1, laissant le bétail vulnérable à la souche SAT1, ce qui pourrait entraîner des pertes importantes, en particulier dans les élevages de bovins et de buffles.

Un médecin de l'Hôpital pour enfants n°1 de Hô Chi Minh-Ville examine un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : VNA

Hô Chi Minh-Ville renforce la surveillance face au syndrome pieds-mains-bouche

Selon le Centre de contrôle des maladies de Hô Chi Minh-Ville (HCDC), la ville a enregistré 1.394 cas de syndrome pieds-mains-bouche entre le 6 et le 12 avril, soit une hausse de 36,8 % par rapport à la moyenne des quatre semaines précédentes. Depuis le début de l’année, la ville a recensé 11.925 cas.

Un médecin de l’Hôpital pour femmes et enfants de Dà Nang traite un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : baodanang.vn

Dà Nang renforce la prévention de la maladie pieds-mains-bouche en flambée

Selon le Centre de contrôle des maladies de Dà Nang (CDC Dà Nang), la ville a enregistré 483 cas de syndrome pieds-mains-bouche depuis le début de l’année, soit près de 1,5 fois plus qu’à la même période l’an dernier. Les enfants de moins de trois ans représentent près de 90 % des cas.

Le professeur associé Le Thuong Vu (à gauche) effectue une bronchoscopie avec échographie endobronchique (EBUS) à visée de biopsie. Photos: NDEL

La médecine "ne consiste pas seulement à soigner, mais aussi à préserver l’espoir"

Après plus de trente ans de carrière, le docteur Vu conserve une foi intacte dans les progrès de la médecine. Pour lui, chaque nouvelle technique représente une opportunité supplémentaire pour les patients. Ce qui le rattache à son métier reste ce moment où un patient retrouve la santé et le sourire, preuve que la médecine ne se limite pas à soigner, mais qu'elle permet aussi de préserver l’espoir.

Flavie Goutard, vétérinaire épidémiologiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) de France. Photo : VNA

Le Vietnam reconnu pour son approche intégrée de prévention des épidémies

Plusieurs experts internationaux participant au Sommet « One Health » (Une seule santé) en cours à Lyon, en France, ont estimé que le Vietnam figurait parmi les pays pionniers dans la mise en œuvre d’une approche intersectorielle visant à contrôler les épidémies et à protéger la santé humaine, animale et environnementale.

e séquençage du génome consiste à lire et à décrypter l’intégralité de l’ADN d’un individu, afin de repérer d’éventuelles variations pouvant expliquer sa maladie. Photo: pngtree.com

Des scientifiques vietnamiens identifient les mutations génétiques de maladies rares

Le professeur-Docteur Nguyên Huy Hoàng, directeur adjoint de l’Institut de biologie de l’Académie vietnamienne des sciences et technologies, et son équipe de recherche ont mené un projet intitulé « Analyse des mutations génétiques chez des patients vietnamiens atteints de maladies rares sélectionnées à l’aide de la technologie de séquençage de l’exome entier ». Ce projet, réalisé de 2022 à 2024, vise à élucider les causes génétiques de ces maladies au sein de la population vietnamienne.

Une équipe de santé de la commune de Dat Do effectue des consultations médicales à domicile pour les habitants. Photo : VNA.

Ho Chi Minh-Ville déploie un modèle de soins de santé continus de proximité

Ce programme novateur, fondé sur les principes de la médecine familiale, ambitionne d’instaurer un suivi médical continu, proactif et global pour chaque citoyen. Ces équipes mobiles se rendent désormais directement au domicile des habitants, en accordant une attention prioritaire aux personnes âgées, aux malades chroniques, aux personnes en situation de handicap ainsi qu’aux populations les plus vulnérables.