Bangkok, 11 janvier (VNA) - Les ministres des Affaires étrangères des 10 pays membres de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (ASEAN) chercheront une solution "globale et durable" à la crise des Rohingyas au Myanmar lors d’une réunion informelle à Chiang Mai, en Thaïlande, à la fin du mois.

Des enfants Rohingyas lors d'un cours dans le camp de réfugiés de Kutupalong à Ukhia, au Bangladesh. Photo: AFP/VNA

Selon un projet de déclaration qui sera publié après la réunion restreinte des ministres des Affaires étrangères de l'ASEAN prévue les 17 et 18 janvier à Chiang Mai, une solution est nécessaire pour "s'attaquer aux causes profondes du conflit" dans l'État de Rakhine, au Myanmar, ainsi que pour créer un environnement propice afin que les communautés touchées puissent reconstruire leur vie."

Dans ce document, les ministres affirment également leur soutien au Myanmar pour rapatrier les réfugiés Rohingyas du Bangladesh de manière sûre, sécurisée et digne, avec la pleine coopération des agences des Nations Unies.

Le 9 janvier, le coordonnateur résident des Nations Unies au Myanmar, Knut Ostby, a appelé toutes les parties à redoubler d'efforts pour trouver une solution pacifique à la situation dans l'Ouest du pays, craignant une escalade des hostilités.

Au total, 13 policiers ont été tués et 9 autres blessés dans les attaques des séparatistes contre quatre postes de police à Rakhine le 4 janvier dernier.

Le responsable des Nations Unies s'est dit préoccupé par le fait que s'il y avait de nouveaux déplacements importants et un nouveau besoin d'assistance humanitaire majeure, l'accès actuel ne serait pas suffisant pour fournir l'assistance nécessaire.

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies a déclaré que 4.500 personnes s'étaient réfugiées dans des monastères et des zones communes après avoir été déplacées par les combats du mois dernier.

En juin dernier, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) avaient signé avec les autorités birmanes un accord pour aider à créer des conditions propices à un retour volontaire et sécurisé des Rohingyas. -VNA