Hanoi (VNA) – La visite d’État en Nouvelle-Zélande effectuée les 12 et 13 août par le secrétaire général du du Parti communiste du Vietnam et président de la République, Tô Lâm, à la tête d’une délégation vietnamienne de haut rang, a réaffirmé la politique constante du Vietnam d’accorder de l’importance à ses relations avec la Nouvelle-Zélande – un partenaire amical au grand potentiel et partageant de nombreuses similitudes avec le Vietnam dans le Pacifique Sud – tout en marquant une étape importante et en ouvrant une nouvelle phase de coopération plus substantielle, efficace, innovante et durable.
Promotion de la recherche, de l’innovation et du transfert de connaissances
Au fil des ans, la coopération éducative est devenue un lien majeur entre le Vietnam et la Nouvelle-Zélande. L’éducation et la formation constituent, de manière constante, l’un des piliers les plus durables et les plus fructueux de leurs relations bilatérales.
Lors du Forum de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle Vietnam - Nouvelle-Zélande 2026, le leader vietnamien a proposé que les deux parties collaborent au développement de ressources humaines de haute qualité pour les économies numérique, verte, circulaire et fondée sur la connaissance.
Il a préconisé de privilégier les domaines à forte demande et caractérisés par une complémentarité, tels que l’intelligence artificielle, la science des données, les technologies numériques, la cybersécurité, la biotechnologie, l’agriculture intelligente, les technologies agroalimentaires, les énergies renouvelables, les technologies environnementales, l’administration publique ainsi que les métiers d’avenir émergents.
Penny Simmonds, ministre néo-zélandaise de l’Enseignement supérieur, ministre de la Science, de l’Innovation et de la Technologie, a exprimé sa volonté de poursuivre la coopération éducative afin de doter les étudiants des compétences nécessaires pour réussir dans le contexte actuel.
Elle s’est engagée à ce que le gouvernement néo-zélandais continue de soutenir des programmes de formation courte en anglais destinés aux fonctionnaires vietnamiens, de faciliter les échanges d’étudiants et d’universitaires, et de promouvoir la coopération entre universités, permettant ainsi aux étudiants vietnamiens de bénéficier, au Vietnam même, d’une éducation aux standards néo-zélandais.
Le leader Tô Lâm a suggéré que les deux parties encouragent la recherche, l’innovation et le transfert de connaissances. Les universités et les instituts de recherche devraient devenir des pôles de création de savoir, en reliant les entreprises et en relevant les défis du développement, tout en créant davantage de groupes de recherche conjoints, de programmes doctoraux en cotutelle, de projets d’innovation et de mécanismes d’application pratique des résultats de la recherche. Ils devraient également renforcer la formation professionnelle et le développement des compétences grâce à des programmes de formation flexibles, la reconnaissance des crédits et des compétences, la formation en milieu professionnel et la requalification.
Les échanges d’étudiants, d’enseignants, de chercheurs, d’experts et de responsables de l’éducation continueront de se développer. Chaque enseignant, chercheur et étudiant peut contribuer à l’approfondissement et à l’élargissement des relations bilatérales, en favorisant le partage des connaissances et l’amitié.
Les accords de coopération devraient prochainement se traduire par des programmes d’action concrets, assortis d’objectifs clairs, de points focaux, de ressources, de résultats attendus et de mécanismes d’évaluation. Au cours de cette nouvelle période, la coopération dans le domaine de l’éducation devra être évaluée à l’aune de résultats tangibles : amélioration des compétences des apprenants, renforcement de l’innovation au sein des établissements d’enseignement, main-d’œuvre mieux adaptée aux besoins des entreprises et retombées sociétales accrues grâce au savoir et à l’innovation.
Coopération approfondie entre le Vietnam et la Nouvelle-Zélande
La Nouvelle-Zélande possède une vaste expérience dans le développement d’un système éducatif de haute qualité, flexible et centré sur l’apprenant, articulé autour des compétences pratiques, de la recherche, de l’innovation et des besoins économiques. Elle dispose également d’atouts dans des domaines tels que l’agriculture de pointe, les technologies agroalimentaires, la gestion des ressources, l’économie verte, la transformation numérique, le développement durable et la gouvernance publique moderne. Ces secteurs répondent aux besoins de développement du Vietnam et offrent des opportunités considérables de coopération bilatérale concrète.
Fort d’une économie en pleine croissance, d’un marché de plus de 100 millions d’habitants, d’une main-d’œuvre jeune et d’une intégration poussée au commerce mondial, le Vietnam figure parmi les partenaires clés de la Nouvelle-Zélande en Asie du Sud-Est. Le pays ouvre de nouvelles perspectives de coopération internationale et d’investissement ; il souhaite que les entreprises néo-zélandaises le considèrent non seulement comme un marché, mais aussi comme un partenaire en matière de recherche, de développement de produits, de fabrication et d’innovation en Asie du Sud-Est. Le Vietnam est prêt à servir de porte d’entrée aux entreprises néo-zélandaises désireuses de se développer au sein de l’ASEAN, tandis que la Nouvelle-Zélande peut faire office de passerelle permettant aux entreprises vietnamiennes de s’intégrer davantage aux chaînes de valeur de haute qualité de la région du Pacifique.
Les deux économies sont hautement complémentaires ; les deux parties considèrent le commerce et l’investissement comme des domaines de coopération clés offrant un potentiel considérable encore inexploité, notamment dans les échanges de produits agricoles, aquatiques et halieutiques.
Lors de la table ronde des entreprises Nouvelle-Zélande-Vietnam, tenue le 13 août à Auckland, le ministre néo-zélandais du Commerce et de l’Investissement, Todd McClay, a souligné qu’au-delà des secteurs traditionnels tels que les produits agricoles et alimentaires, il existe une marge de coopération importante dans les domaines de l’agriculture de pointe, des technologies de la santé, de l’éducation, de la recherche et du développement des compétences.
La prochaine phase des relations économiques entre la Nouvelle-Zélande et le Vietnam sera de plus en plus portée par la connaissance, la technologie et l’innovation. La Nouvelle-Zélande souhaite devenir un partenaire de confiance pour le Vietnam dans la modernisation de son économie, l’amélioration de sa productivité et la poursuite d’un développement durable.
Anna Curzon, dirigeante d’entreprise et administratrice de plusieurs sociétés néo-zélandaises, a souligné que la Nouvelle-Zélande possède des atouts dans les domaines de la technologie, de la recherche et de l’innovation, tandis que le Vietnam dispose d’avantages en matière de ressources humaines, de capacités de production et d’accès aux marchés. De nombreuses entreprises néo-zélandaises ont développé leurs activités et leurs partenariats au Vietnam dans les secteurs du numérique, de la santé, de la sécurité et de la gestion de l’élevage. L’alliance des capacités technologiques et d’innovation de la Nouvelle-Zélande avec les compétences techniques et les capacités de production du Vietnam pourrait permettre de créer des produits et des solutions compétitifs destinés aux marchés internationaux.
Évoquant les perspectives de coopération dans les domaines des infrastructures numériques, des communications critiques et des solutions de sécurité publique, le Dr Yoram Benit, PDG de Tait Communications, a indiqué que les besoins du Vietnam en matière d’investissements dans les infrastructures, la sécurité publique et la transformation numérique ouvraient des opportunités pour les entreprises technologiques néo-zélandaises.
Lors de la table ronde des entreprises Vietnam-Nouvelle-Zélande, le leader Tô Lâm a affirmé l’engagement du Vietnam à continuer d’améliorer son environnement des investissements pour le rendre stable, transparent et compétitif, conformément aux normes internationales. Il a souligné la volonté du pays de créer des conditions favorables permettant aux entreprises néo-zélandaises de réaliser des investissements efficaces et à long terme, notamment dans les domaines de l’agriculture de haute technologie, de l’agroalimentaire, de l’éducation, de la science, de la technologie, de l’innovation et de l’économie verte.
Les entreprises vietnamiennes adoptent une approche plus proactive vis-à-vis du marché néo-zélandais, allant au-delà de la simple expansion commerciale pour s’orienter vers des investissements conjoints, la recherche, le développement de marques et le développement de marchés. La communauté des affaires jouera un rôle moteur pour transformer le potentiel en projets, la technologie en produits et les opportunités en nouvelle valeur de développement pour les deux économies.
Le succès de la coopération économique entre le Vietnam et la Nouvelle-Zélande ne se mesurera pas uniquement au volume des échanges commerciaux ou au nombre de projets, mais aussi à la qualité de la connectivité, au contenu technologique, à la participation aux chaînes de valeur émergentes ainsi qu’aux retombées concrètes pour les entreprises et les populations des deux pays.
La visite d’État du secrétaire général et président Tô Lâm en Nouvelle-Zélande a insufflé une nouvelle dynamique au renforcement des liens bilatéraux, apportant des avantages concrets aux populations et aux entreprises des deux pays tout en contribuant positivement à la paix, à la stabilité, à la coopération et au développement dans la région. – VNA
La visite du dirigeant vietnamien To Lam ouvre de nouvelles perspectives de coopération avec l’Australie
La visite d’État du dirigeant vietnamien To Lam en Australie a donné un nouvel élan à la coopération bilatérale dans les sciences, les technologies, l’innovation et la transformation numérique.