La traçabilité, gage de haute valeur ajoutée

Dans les Hauts plateaux du Centre, depuis quelques années, les agriculteurs et les entreprises exportatrices s’associent pour créer des exploitations d’arbres fruitiers de haute qualité.
La traçabilité, gage de haute valeur ajoutée ảnh 1Les codes de traçabilité donnent une véritable valeur ajoutée aux produits exportés. Photo: VOV

Hanoï (VNA) - Cap cette semaine sur lesHauts plateaux du Centre, où depuis quelques années, les agriculteurset les entreprises exportatrices s’associent pour créer desexploitations d’arbres fruitiers de haute qualité. Ces exploitationssont soumises à des normes de fonctionnement très strictes et les lotsde fruits qui en sont issus sont tous nantis d’un code de traçabilité.C’est d’agriculture à haute valeur ajoutée qu’il s’agit ici.

Dans la province de Lâm Dông, près de10.000 hectares sont dévolus à la culture du durian. Les fruits, eux,sont dotés d’un code de traçabilité et cultivés selon les normes debonne pratique agricole du Vietnam (VietGap), l’idée étant d’en fairedes produits plus facilement exportables. Tout le monde semble y trouverson compte: les fruiticulteurs comme les entreprises exportatrices.C’est en tout cas ce qui ressort des propos d’un exportateur local, VoHuu Long, directeur de la société Long Thuy.     

«Grâce au code de traçabilité et à lacertification VietGap, nous pouvons vendre nos durians à un bienmeilleur prix: de 15 à 20 mille dôngs de plus... Et la chance noussourit puisque récemment nous avons signé un contrat pour exporter 6.000tonnes de durians», nous explique-t-il.       

La province de Dak Nông, elle, s’emploieà développer des chaînes de production pour ses durians, ses fruits dela passion, ses mangues et ses avocats. Les autorités locales ontdélivré des codes de traçabilité à certaines plantations pour leurpermettre d’exporter, fait savoir Bui Phu Tôn, le directeur de NghiêpXuân, une société d’import-export de la ville de Gia Nghia.

«Désormais, les exportations se font augrand jour, ce qui veut dire qu’elles sont soumises à des critères trèsrigoureux, notamment en termes de traçabilité et d’emballage», nousindique-t-il.  

A Lâm Dông, 38 zones de culture ont reçudes codes de traçabilité. Pour en arriver là, il a fallu que lesfruiticulteurs adoptent de nouvelles méthodes et renoncent à l’usageexcessif des produits phytosanitaires. Il n’auront certainement pas à leregretter car ces codes de traçabilité donnent une véritable valeurajoutée à leurs produits. Pour Nguyên Thi Tinh, la directrice adjointedu Service de l’Agriculture et de Développement rural de la province deDak Nông, il s’agit là encore de se donner les moyens d’exportertoujours plus.

«La création de zones de culture doits’accompagner de l’établissement de chaînes de production et donc del’obtention d’un code de traçabilité, qui permet aux consommateurs desavoir d’où provient tel ou tel fruit. C’est du reste ce que prévoitnotre plan de restructuration agricole», nous dit-elle.     

Les marchés sont de plus en plusexigeants et les consommateurs aussi. Ainsi va notre monde. Lesproducteurs, eux, doivent se mettre au niveau s’ils veulent se maintenirla tête hors de l’eau. - VOV/VNA

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