La question de l’aménagement des espaces publics

Les espaces publics au Vietnam ne sont en général ni bien aménagés ni correctement enjolivés. C’est un problème récurrent qui exaspère les citoyens et les artistes des arts publics.

Hanoï (VNA) - Les espaces publics au Vietnam ne sont en général ni bien aménagés ni correctement enjolivés. C’est un problème récurrent qui exaspère les citoyens et les artistes des arts publics.

La question de l’aménagement des espaces publics ảnh 1Une illustration murale dans la rue de Phuc Tân, s’inscrit dans le cadre d’un projet d’art public ayant rencontré un franc grand succès. Photo : CVN/VNA

L’art public retient de plus en plus l’attention des gens. Cela s’explique par son rôle, qui est devenu de plus en plus important, créant non seulement une ambiance sociale mais permettant aussi l’expression des valeurs culturelles et politiques. Selon des spécialistes et experts spécialisés dans la culture, il faut concilier les espaces publics avec les besoin des gens. En effet, certains ouvrages d’art public, visant à embellir le paysage, ne s’adaptent pas au goût du public. "Ils contribuent plus ou moins à la connexion communautaire certes, mais il n’y a pas de véritable harmonie entre l’esthétique de ces ouvrages et l’espace environnant", indique la maître de conférences, Docteure Dang Mai Anh, de l’École des beaux-arts industriels de Hanoï. Avant d’ajouter que les autorités locales et dessinateurs chargés de l’illustration ne sont pas toujours à la hauteur des missions d’aménagement n’ayant pas la formation artistique nécessaire et de préciser que le tout manque parfois de coordination.

Les œuvres d’art public impressionnent et attirent les visiteurs étrangers. "Et pourtant, au Vietnam, la cohérence entre la culture et les beaux-arts n’est pas affirmée, il n’existe pas beaucoup d’ouvrages attrayants, sauf ceux installés dans les sites historiques et culturels importants du pays, comme le monument de la victoire de Diên Biên Phu dans la province de Diên Biên, certains monuments de Dông Lôc à Quang Tri, aux alentours du pont de Hiên Luong, certains monuments et endroits relatifs au Président Hô Chi Minh", fait savoir le Professeur, Docteur Nguyên Xuân Tiên, président de l’Association des beaux-arts de Hô Chi Minh-Ville.

Selon le peintre Nguyên Thê Son, de l’École des beaux-arts du Vietnam, il faut changer les mentalités : bien dessiner est art. Par contre, il faut que les œuvres, les illustrations et les espaces publics soient connectés et liés les uns aux autres. "Les espaces publics et réservés à la créativité et les projets communautaires devraient constituer un système esthétique au service des habitants et des visiteurs, renforçant les valeurs culturelle, éducative voire économique", souligne Nguyên Thê Son.

L’amélioration de la qualité de l’art public nécessite aussi la contribution des secteurs culturels et touristiques, ainsi que le soutien des autorités locales et des artistes. Il est important de créer des documents juridiques en la matière dans le but de dresser des bases solides pour le développement de telles activités socialement influentes. -CVN/VNA

Voir plus

20 types de bases de données nationales

20 types de bases de données nationales

La décision n° 11/2026/QD-TTg du 28 mars 2026 du Premier ministre promulgue la liste des bases de données nationales. Celle-ci comprend 20 types de bases de données nationales.

Le vice-ministre des Sciences et de la Technologie, Lê Xuân Dinh, prononce le discours d'ouverture, à Hanoi, le 21 avril. Photo : VNA

Le concours d’innovation scientifique s’ouvre aux Vietnamiens de l’étranger

En réponse à la Journée mondiale de la créativité et de l’innovation 2026, ce concours offre une plateforme aux individus et aux équipes de tout le pays passionnés par la recherche, la créativité et l’application pratique des sciences, tout en promouvant un mouvement de recherche scientifique au sein de la communauté, en particulier chez les jeunes.

La bibliothèque du lycée Kim Lien. Photo: VNA

Diffuser les valeurs du livre et poser les bases d’une société apprenante

À l’occasion de la Journée du livre et de la culture de la lecture (21 avril), le Vietnam intensifie ses efforts pour promouvoir l’habitude de lire et bâtir une société apprenante. Des initiatives variées, portées par les écoles, les éditeurs et les communautés, contribuent à ancrer durablement la lecture dans la vie quotidienne, malgré des défis persistants face à l’ère numérique.

Image du site web de l’Agence météorologique japonaise montrant l’alerte au tsunami après le séisme, le 20 avril 2026. Photo: Kyodo/VNA

Séisme au Japon : la communauté vietnamienne confirmée en sécurité

S’agissant de la communauté vietnamienne au Japon, les opérations de suivi et d’assistance ont été mises en œuvre sans délai. Selon Phan Tien Hoang, premier secrétaire et chef du bureau de gestion du travail de l’ambassade du Vietnam au Japon, des contacts ont été établis avec plusieurs syndicats dans les zones touchées, confirmant que tous les travailleurs vietnamiens étaient en sécurité.

Le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam (PCV) et président de la République, To Lam, et les députés de la 16e législature issus des minorités ethniques. Photo: VNA

Le dirigeant To Lam appelle à renouveler en profondeur la pensée sur le travail ethnique

La grande union nationale constituait une ligne stratégique constante et une source déterminante de toutes les victoires, a souligné le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam (PCV) et président de la République, To Lam, lors d’une rencontre tenue le 20 avril à Hanoï avec les députés de la 16e législature issus des minorités ethniques.

Des participants au programme "Le vietnamien au cœur de Kyushu, au Japon". Photo: VNA

Au Japon, la communauté vietnamienne s’engage pour transmettre sa langue aux jeunes générations

Malgré l’augmentation rapide du nombre d’enfants d’origine vietnamienne au Japon, l’usage du vietnamien tend à reculer. Beaucoup d’enfants comprennent la langue, mais répondent systématiquement en japonais. À Hiroshima, Kumamoto ou Okinawa, les parents constatent avec inquiétude que la langue maternelle devient progressivement une "langue secondaire" au sein même du foyer.