Hanoi (VNA) – Plus de 300 documents et images de la médecine royale sous la dynastie des Nguyên sont exposés au Centre national d’archives n°1.
L’exposition présente la médecine de la dynastie des Nguyên (1802-1945) en trois parties : La phytothérapie dans l’histoire du Vietnam; La médecine de la dynastie des Nguyên - Un lien entre la médecine occidentale et orientale et la médecine occidentale au Vietnam.
Les documents et images ont été sélectionnés auprès du Département de gestion des documents et des archives d’État du Vietnam, de l’Institut de recherche Hán Nôm, de la Bibliothèque nationale du Vietnam et de la Bibliothèque nationale de France, entre autres sources.
Sous la dynastie des des Nguyên, l’intégration de la médecine occidentale et orientale a contribué au développement de la médecine vietnamienne. Le roi Gia Long a créé l’hôpital royal pour prendre soin de la santé des rois, des membres de la famille royale et des fonctionnaires de la cour royale et gérer les activités médicales dans tout le pays.
La dynastie des Nguyên a également établi des centres d’examen et de traitement médicaux dans les provinces pour répondre aux problèmes de santé des résidents locaux. Sous le règne du roi Tu Duc (1848 - 1883), une école de médecine a été créée.
À la fin du XIXe siècle, lorsque les Français sont arrivés au Vietnam, la médecine occidentale est devenue partie intégrante des activités royales et de la vie des gens. La médecine de la dynastie des Nguyên est donc un pont reliant la médecine orientale à la médecine occidentale.
Après avoir établi un appareil politique au Vietnam, le gouvernement français a commencé à construire un nouveau système de santé. En 1898, le gouverneur général de l’Indochine française, Paul Doumer, a prévu d’établir une école de médecine au Vietnam et a désigné le Dr Yersin pour en être le responsable.
L’École de médecine d’Indochine a été créée en 1909 pour former les étudiants locaux, améliorer la santé de la population et diffuser la médecine occidentale. Des agences de gestion de la santé, des instituts de recherche et des installations d’examen et de traitement médicaux ont également été fondées à la même période.
L’exposition présente également les premiers médecins vietnamiens, dont Hô Dac Di (1900-1984). Il a étudié la médecine en France et y est devenu médecin résident. Il a été chirurgien à l’hôpital Tenon avant de retourner au Vietnam.
Ses procédures ont remplacé les méthodes chirurgicales précédentes et ont été utilisées pendant plusieurs décennies. Grâce à ses nombreuses publications, il a été élu premier professeur vietnamien par le conseil des professeurs français.
L’essor de la médecine occidentale a également ouvert la voie aux affaires et aux ventes, avec l’apparition de nombreuses marques de médicaments dans les trois régions du Vietnam : le Nord, le Centre et le Sud.
L’exposition fait partie d’une série visant à célébrer le 70e anniversaire de la Journée des médecins vietnamiens, le 27 février, le 130e anniversaire de la fondation de l’Institut Pasteur de Nha Trang ainsi que les 100 ans de l’Institut Pasteur de Hanoi. – VNA
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Nguyên Truong Son, un pionnier de la médecine maritime vietnamienne
Passion, engagement et dévouement total à la recherche et aux soins de santé des populations côtières et des travailleurs de la mer : voilà ce qui définit le parcours du professeur, docteur et médecin du peuple Nguyên Truong Son.