La fête du riz nouveau est bien ancrée chez les La Ha

Vers les mois de septembre ou d’octobre, les La Ha organisent la fête du riz nouveau pour remercier les divinités d’avoir béni leurs travaux champêtres et s’attirer de nouvelles récoltes plus abondantes.

Hanoi (VNA) – Les La Ha sont une petite communauté ethnique vivant dans le Nord-Ouest du Vietnam. Chaque année, vers les mois de septembre ou d’octobre, ils organisent la fête du riz nouveau pour remercier les divinités d’avoir béni leurs travaux champêtres et s’attirer de nouvelles récoltes encore plus abondantes.

La fête du riz nouveau est bien ancrée chez les La Ha ảnh 1Les La Ha. Source : VOV

C’est entre septembre et octobre que le riz mûrit. Chaque famille La Ha choisit le jour qui lui convient pour organiser la fête du riz nouveau, dit Lo Van Doi, qui vit dans la province de Son La.

«Selon une tradition qui se transmet de génération en génération, c’est la mère de famille ou l’épouse du fils aîné qui se voit confier la mission importante d’aller au champ pour choisir les plus beaux épis, qui seront ensuite présentés en offrande. Avant de les couper, elle doit préalablement demander l’autorisation aux divinités», précise-t-il.

Le riz nouveau fait l’objet de deux cérémonies distinctes, la première en l’honneur des épis de riz et la seconde, du riz cuit. Pour la première cérémonie qui se déroule à même le champ, les La Ha présentent comme offrandes un coq, un canard, un porc, un jarre d’alcool à siroter avec des chalumeaux et deux bouteilles d’alcool de riz. Les plats doivent avoir été cuits à la maison. Les La Ha font venir aussi un chaman qui invitera les divinités du champ à témoigner de leur gratitude.

Après cette cérémonie, vient celle du riz cuit. Les offrandes comprennent alors un coq, un jarre d’alcool à siroter avec des chalumeaux, une bouteille d’alcool, du poisson, des fruits et légumes qui ont été de préférence cultivés par la famille. Mais l’offrande indispensable est évidemment le riz présenté sous deux formes: du jeune riz gluant pilé et du riz gluant cuit à la vapeur avant d’être séché au soleil puis pilé.

Là aussi, un chaman est invité à conduire la cérémonie. Mais c’est au maître de céans que revient l’honneur, et même l’obligation de manger ce riz nouveau en premier. Obligation parce que selon la croyance populaire, s’il ne le fait pas, la récolte à venir sera mauvaise.

Aujourd’hui, les champs ne sont plus aussi vastes qu’autrefois. Dans la province de Son La, les La Ha ne pratiquent plus la cérémonie du riz nouveau au champ, mais seulement à la maison. Ils invitent leurs proches, leurs voisins et leurs amis à partager ce repas placé sous le signe de la prospérité et de la solidarité. – VOV/VNA

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