Investir dans des emplois de qualité profite à la croissance

Les pays qui ont le plus investi dans la qualité de l'emploi depuis le début des années 2000 ont connu, chaque année depuis 2007, une croissance supérieure de près d'un point de pourcentage à celle des autres économies émergentes ou en développement, indique un nouveau rapport de l'Organisation internationale du travail (OIT), selon le Centre d’actualités de l’ONU.
Les pays qui ont le plusinvesti dans la qualité de l'emploi depuis le début des années 2000 ontconnu, chaque année depuis 2007, une croissance supérieure de près d'unpoint de pourcentage à celle des autres économies émergentes ou endéveloppement, indique un nouveau rapport de l'Organisationinternationale du travail (OIT), selon le Centre d’actualités de l’ONU.

Le « Rapport sur le travail dans le monde 2014: undéveloppement riche en emplois », qui propose une analyse approfondiepour 140 pays en développement et nations émergentes, montre pour lapremière fois qu'investir dans des emplois de qualité en réduisantl'emploi vulnérable et en s'attaquant à la pauvreté au travail débouchesur une croissance économique plus forte.
Il constate égalementqu'investir dans des emplois de haute qualité tend à s'accompagnerd'une réduction des inégalités de revenus.

« Ledéveloppement ne résulte pas simplement de facteurs comme lesexportations, le libre-échange et les investissements directs étrangers», a rappelé Guy Ryder, directeur général de l'OIT. « La protectionsociale, le respect des normes fondamentales du travail et lespolitiques qui promeuvent l'emploi formel sont aussi cruciaux pour créerdes emplois de qualité qui améliorent le niveau de vie, soutiennent laconsommation intérieure et stimulent la croissance globale. Offrir despossibilités de travail décent aux hommes et aux femmes contribue àrelancer le développement et à réduire la pauvreté. »

Le rapport cite également en exemple le Sénégal où la croissance s'estamplifiée grâce à la priorité accordée à la qualité de l'emploi. Dansce pays, la proportion de travailleurs salariés est passée d'environ 12%en 1991 à 26% en 2013. La proportion des travailleurs pauvres a reculéde 34% au cours de la même période tandis que la productivité augmentaitde 0,5% par an en moyenne.

Le Pérou est un autreexemple de pays où la proportion de travailleurs salariés a augmenté de15%, passant de 34 à 49% entre 1991 et 2013. Pendant cette période, laproductivité a en moyenne augmenté de 1,8% par an et la proportion destravailleurs pauvres a chuté de 23%.

Au Vietnam, laproportion de travailleurs salariés a grimpé de 22%, une hausse quis'accompagne d'un recul massif de la pauvreté au travail. La proportiondes travailleurs pauvres a connu une chute spectaculaire, nereprésentant en 2013 qu'un tiers du niveau de 1991, et la productivité aaugmenté rapidement.

« Améliorer la qualité del'emploi est primordial pour remédier au sous-emploi des jeunes commedes adultes qui constitue un problème économique majeur dans denombreuses économies émergentes et pays en développement », a expliquéRaymond Torres, directeur du Département de la recherche de l'OIT.

« Au vu de ce constat, il est fondamental de faire du travail décentun objectif central du programme de développement pour l'après-2015. Aucours des dix prochaines années, les pays en développement devront aussicréer environ 40 millions de nouveaux emplois chaque année pour faireface à une population en âge de travailler toujours plus nombreuse,»a-t-il conclu. - VNA

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