Instruments de chasse à l’éléphant offerts au Musée d’ethnographie

Une cérémonie de réception d’instruments de chasse et de domestication des éléphants ainsi qu’au service des activités cultuelles des chasseurs s’est tenue le 14 mars au Musée d’ethnographie du Vietnam à Hanoi.
Une cérémonie deréception d’instruments de chasse et de domestication des éléphantsainsi qu’au service des activités cultuelles des chasseurs s’est tenuele 14 mars au Musée d’ethnographie du Vietnam à Hanoi.

Unevingtaine d’instruments ont été offerts par Kham Phêt Lào, fils d’AmaKông (1910-2012) surnommé le "Roi des éléphants". "C’est la premièrefois que notre musée reçoit les cadeaux d’un individu. Je me réjoui descadeaux de la famille d’Ama Kông. Cela permet d’enrichir les collectionsdu musée", a dit son directeur Vo Quang Trong.

D’aprèsKham Phêt Lào, ces instruments sont faits essentiellement en matièresnaturelles comme bambou, cire d’abeille, corne et peau du buffle… etdatent d’une centaine d’années. À la fin du 19e siècle, Khun Ju Nôp(1828-1938), de l’ethnie Mnông du district de Buôn Dôn, province de DakLak (hauts plateaux du Centre), a débuté à créer des instruments pourcapturer et domestiquer ces grandes mammifères. Après son décès, latotalité de ce matériel a été transféré à ses enfants. Ama Kông est lechasseur le plus célèbre. Au cours de sa vie, il a capturé et domestiquéprès de 300 éléphants.

À noter qu’en juin 1992, leministère de la Sylviculture (actuellement le ministère de l’Agricultureet du Développement rural) a publié une décision sur la fondation duParc national de Yok Dôn (district de Buôn Dôn) et l’interdiction de lachasse aux éléphants. Ainsi, les villageois de Dôn ne chassent plus lespachydermes, dont la disparition au Vietnam paraît, malgré certainsefforts louables, inéluctable...

La famille d’Ama Kôngconserve ses instruments chez elle, dans le village de Dôn, commune deKrông Na, district de Buôn Dôn. Celle de Kham Phêt Lào, 11e fils d’AmaKông, a décidé de les offrir au Musée d’ethnographie du Vietnam.

"Cene sont pas simplement des outils. Ils témoignent aussi de la vie, desmœurs et coutumes et de la culture des Mnông, et de la population du TâyNguyên plus globalement", a confié le directeur du Musée d’ethnographiedu Vietnam. D’après lui, dans un proche avenir, ce musée va présenterau public ce matériel ainsi que le rôle de l’éléphant dans la viequotidienne des peuples des Hauts Plateaux du Centre. -VNA

Voir plus

La Résolution 80 définit une nouvelle vision pour une stratégie de développement culturel durable

La Résolution 80 définit une nouvelle vision pour une stratégie de développement culturel durable

« La Résolution n°80 a été adoptée à un moment particulièrement opportun, alors que le pays entre dans une nouvelle étape de son développement national. À l’ère de l’essor de la nation, cette résolution a posé un nouveau cadre idéologique, au sein duquel la culture est appelée à jouer de toute urgence un rôle transversal, en soutien à la science et à la technologie, à l’intégration internationale, à l’innovation, à la réforme institutionnelle, au développement de l’économie privée, ainsi qu’aux secteurs de l’éducation et de la santé.

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO lors de la 19e session du Comité intergouvernemental pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Photo diffusée par la VNA

Le Vietnam défend la mise en œuvre du traitement préférentiel pour les pays en développement

L’ambassadrice Nguyên Thi Vân Anh, cheffe de la délégation permanente du Vietnam auprès de l’UNESCO, a proposé de mettre l’accent sur le renforcement des capacités, le partage d’expériences, le renforcement de la coopération internationale et la mise en œuvre des recommandations adoptées en ce qui concerne l’article 16 de la Convention sur le «traitement préférentiel pour les pays en développement».

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Quand une enveloppe rouge dit bien plus que de l’argent

Coutume ancienne apparue en Asie, les étrennes du Têt incarnent des vœux de paix, de chance et de prospérité pour la nouvelle année. Si les formes ont évolué avec le temps et le numérique, cette tradition demeure un symbole indissociable du Têt traditionnel vietnamien.

Des femmes khmères de la commune d’An Cư, province d’An Giang, s’emploient à préserver et à valoriser le métier traditionnel de tissage de brocart de leur communauté. Photo : VNA

An Giang : le brocart khmer, un patrimoine vivant au service du tourisme culturel

Au pied de la chaîne des Sept Monts, le village de tissage de brocart khmer de Van Giao, province d’An Giang, illustre une dynamique réussie de valorisation du patrimoine culturel associée au développement du tourisme communautaire, contribuant à créer des moyens de subsistance durables et à promouvoir l’identité culturelle des minorités ethniques du Vietnam.

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.