Des policiers indonésiens sur les lieux de l'attentat-suicide à Surabaya. Photo: Xinhua/VNA

Jakarta (VNA) - Une nouvelle attentat à la bombe a eu lieu lundi matin le 14 mai au siège de la police de la ville de Surabaya, province de Java-Est, en Indonésie, qui a fait certains policiers locaux blessés.

Auparavant, trois attentats suicide contre trois églises dimanche en Indonésie commis par six membres d'une même famille, dont deux très jeunes filles, et revendiqués par le groupe jihadiste État islamique (EI) ont fait 13 morts et des dizaines de blessés.

Les attaques ont visé vers 07h30 (heure locale), à l'heure de la messe, trois églises à Surabaya.

Les auteurs des trois premières attaques sont six membres d'une même famille: la mère, le père, les deux filles de 9 et 12 ans et les deux fils de 16 et 18 ans, selon la police de Surabaya. La famille était liée au mouvement radical Jamaah Ansharut Daulah (JAD), qui soutient le groupe État islamique.

Selon la police, 13 personnes ont été tuées et une quarantaine d'autres blessées, soit le plus lourd bilan dans ce pays depuis des attaques contre deux hôtels de luxe à Jakarta en 2009, qui avaient fait 9 morts.

Selon les médias locaux, la famille aurait pu revenir de Syrie, où des centaines d'Indonésiens ont afflué ces dernières années pour combattre aux côtés des jihadistes de l'EI.

Des démineurs ont par ailleurs désamorcé deux autres bombes dans l'Église pentecôtiste du centre de Surabaya.

Quelques heures plus tard, trois personnes ont été tuées et deux autres blessées dans l'explosion d'une bombe dans un immeuble d'habitation, toujours à Surabaya, a indiqué la police.

La bombe a explosé à 21h20 (heure locale), tuant au moins un des locataires des appartements à bas prix de Wonocolo derrière le commissariat de police de Taman à Sidoarjo.

Le porte-parole de la police de Java-Est Frans Barung  Mangera a confirmé l'incident, disant que la mère et son fils de 17 ans sont morts, trois autres enfants blessés. Le père a été abattu par la police à cause de la menace de faire exploser une bombe.

L'archipel d'Asie du sud-est, pays musulman le plus peuplé du monde, est en état d'alerte depuis une série d'attentats perpétrés ces dernières années.

Le mouvement local Jamaah Ansharut Daulah est lié à de nombreuses attaques et attentats suicides, dont l'un en janvier 2016 à Jakarta qui avait coûté la vie à quatre civils et quatre assaillants. Cette attaque avait été la première revendiquée en Asie du sud-est par l'EI. -VNA