Jakarta, 25 avril (VNA) - La dette extérieure de l’Indonésie restait maîtrisée à des niveaux satisfaisants, comme en témoigne son ratio dette extérieure/PIB à 36,9% à la fin de février 2019, relativement inchangé par rapport au mois précédent et dans la moyenne des pays comparables.

Selon un récent rapport de la Banque d’Indonésie (BI), la structure de la dette extérieure de ce pays à la fin de la période de référence était toujours dominée par une dette à long terme, atteignant 86,3% du total.

Ainsi, malgré l’augmentation progressive de la dette extérieure, la structure restait solide. La BI veillera à renforcer la coordination avec le gouvernement pour surveiller la dette extérieure et à optimiser le rôle de la dette extérieure dans le financement du développement national, sans occasionner des risques pouvant affecter la stabilité macroéconomique.

À la fin de février 2019, la dette extérieure de l’Indonésie s’élevait à 388,7 milliards de dollars, dont 193,8 milliards de dollars de dettes du gouvernement et de la banque centrale et 194,9 milliards de dettes privées, y compris celles d’entreprises publiques.

La dette extérieure de l'Indonésie, qui a augmenté de 8,8% en glissement annuel en février 2019 après avoir enregistré une hausse de 7,2% le mois précédent, était principalement due à une augmentation de la dette extérieure du gouvernement.

La dette extérieure du gouvernement a augmenté en février 2019 pour financer les secteurs de l’économie productive, s’établissant à 190,8 milliards de dollars. La croissance a atteint 7,3% en glissement annuel, contre 3,9% en glissement annuel le mois précédent.

Cette augmentation a été principalement influencée par un afflux d'apports de capitaux étrangers sur les marchés intérieurs en février 2019, signe d’une forte confiance des investisseurs dans l'économie indonésienne.

L'augmentation de la dette extérieure du gouvernement ouvre de plus grandes possibilités de financement de ses dépenses et de ses investissements. Les secteurs prioritaires financés par le biais de la dette extérieure du gouvernement étaient les secteurs productifs qui stimulent la croissance ainsi que le bien-être public, notamment les secteurs de la santé humaine et du travail social, de la construction, de l'éducation, de l'administration publique, de la défense et de l’assurance.

En février 2019, la dette extérieure privée s’élevait à 1,3 milliard de dollars, en hausse de 10,8% en glissement annuel par rapport au mois dernier. Elle était largement détenue par le secteur des activités financières et d’assurance; le secteur manufacturier; l’approvisionnement en électricité, gaz, vapeur et air conditionné; et le secteur minier. La part de la dette extérieure de ces quatre secteurs dans la dette extérieure privée a atteint 74,2%. -VNA