Gros plan sur le 10e Festival du film documentaire Europe-Vietnam

Le 10e Festival du film documentaire Europe-Vietnam, parrainé par le Vietnam et l’EUNIC, a débuté vendredi 31 mai simultanément à Hanoi et à Hô Chi Minh-Ville.

Hanoi (VNA) – Le 10e Festival du film documentaire Europe-Vietnam a débuté vendredi 31 mai simultanément à Hanoi et à Hô Chi Minh-Ville. Parrainé par le Vietnam et l’EUNIC, les Institutions culturelles de l’Union européenne, ce rendez-vous annuel des amateurs de documentaire se déroule donc à la fois à Hanoi, au Studio national du film documentaire, au 265 Hoàng Hoa Thám, et à Hô Chi Minh-Ville, à l’Université Hoa Sen, au 8 Nguyên Van Tráng, dans le premier arrondissement.

Gros plan sur le 10e Festival du film documentaire Europe-Vietnam ảnh 1Le vernissage du festival au 31 mai. Photo : VNA

L’affiche, tout d’abord. 25 documentaires en provenance de onze pays: 15 documentaires vietnamiens et dix documentaires européens, les pays représentés étant l’Autriche, la Belgique, la France, le Danemark, l’Allemagne, l’Espagne, la Suisse, la République tchèque, le Royaume-Uni et – seul représentant extra-européen - Israël.

«Compte tenu des facteurs météorologiques, nous organisons le festival plus tôt que les années précédentes pour éviter les jours pluvieux», explique  Trinh Quang Tùng, vice-président du Studio national du film documentaire. «S’il fait beau, les salles seront remplies et les spectateurs pourront profiter pleinement des excellents documentaires que nous avons choisis. Il n’y a pas de thème commun cette année. Les films sélectionnés sont des productions récentes et primées à l’international. Le dernier jour sera consacré à des documentaires indépendants. Chaque soir, nous proposons un film européen et un film vietnamien.»

Cette 10e édition a été inaugurée par deux films, un vietnamien «Rappelez-vous ! Vous êtes en vie» de Doàn Hông Lê, et un belge francophone, «Ni juge, ni soumise» de Jean Libon et Yves Hinant.

«Nous avons l’honneur d’ouvrir ce festival avec ‘Ni juge, ni soumise’, un film dont la critique a dit ‘Ce n’est pas du cinéma, c’est pire’. C’est un reportage, rien n’a été ajouté, tout était vrai. En effet, c’est l’histoire étonnante d’une juge plein d’humour et surtout plein d’humanité qui est confronté au quotidien à diverses situations parfois terrifiantes. Tout est traité avec justesse et énormément d’humanité. C’est un personnage absolument extraordinaire et très pittoresque, à la belge, c’est très décalé et presque surréaliste», confie Anne Lange, représentante en chef de la délégation Wallonie-Bruxelles au Vietnam, coordonnatrice du festival.
 
Le deuxième documentaire francophone est «Inconnu, présumé Français» de Philippe Rostan.  «Ce festival permet de présenter nos films, notre culture, nos histoires, nos points de vue», explique ce choix Frédéric Alliod, Attaché audiovisuel régional de France. «Mais c’est plus intéressant si on peut avoir un objet de discussion qui crée un pont entre nos différentes cultures. Ce film parle de notre histoire commune, de la guerre d’Indochine, en l’occurrence. Ce n’est évidemment pas une histoire heureuse. Elle est encore moins heureuse pour les enfants qui sont issus de la guerre, généralement nés d’une maman vietnamienne, d’un papa dont on ne sait pas d’où il vient mais qu’on présume être un soldat français. Ces enfants sont nés dans des circonstances particulières. Ils sont le fruit de deux mondes mais ils n’existent pas vraiment ni dans l’un ni dans l’autre, et ils doivent trouver leur place. Le film ne flatte pas qui que ce soit, mais il raconte des histoires vraies et poignantes, dans le respect de ces gens qui ont réussi à faire une vie pour eux. Au final, c’est de belles histoires qui lient la France et le Vietnam.»

Le film n’est pas récent. Il date de 2009 et a reçu des distinctions à Escales Documentaires en 2013 (La Rochelle), au Festival International des Cinémas d’Asie en 2012, (Vesoul), et au Festival du Cinéma Asiatique en 2010 (Tours). Son réalisateur, Philippe Rostan, est le seul à être venu au Vietnam pour rencontrer les spectateurs vietnamiens. En plus de la séance programmée le 4 juin au Studio national du film documentaire, «Inconnu, présumé Français» sera projeté la veille à l’Institut français de Hanoi, également en présence de Philippe Rostan. – VOV/VNA

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Des femmes khmères de la commune d’An Cư, province d’An Giang, s’emploient à préserver et à valoriser le métier traditionnel de tissage de brocart de leur communauté. Photo : VNA

An Giang : le brocart khmer, un patrimoine vivant au service du tourisme culturel

Au pied de la chaîne des Sept Monts, le village de tissage de brocart khmer de Van Giao, province d’An Giang, illustre une dynamique réussie de valorisation du patrimoine culturel associée au développement du tourisme communautaire, contribuant à créer des moyens de subsistance durables et à promouvoir l’identité culturelle des minorités ethniques du Vietnam.

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le Têt traditionnel – Identité culturelle des Vietnamiens

Le « Têt Nguyên Dan », également connu sous le nom de fête du Nouvel An lunaire ou plus simplement « Têt », est la célébration la plus significative et la plus attendue du calendrier vietnamien. Il s’agit de la fête à ne pas manquer, où chaque détail des préparatifs est soigneusement exécuté selon des rituels transmis de génération en génération.
Le Têt symbolise le début d’une nouvelle année, et les événements qui se produisent ce jour-là sont traditionnellement considérés comme annonciateurs des fortunes et des défis pour les mois à venir.

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Les us et coutumes du Têt vietnamien

Pour les Vietnamiens, le Nouvel An lunaire est la plus grande et la plus attrayante de toutes les fêtes. De nombreux us et coutumes sont transmis de génération en génération.

Huynh Công Ly (chemise blanche) et sa famille perpétuent la tradition d’ériger le mât rituel depuis plus de 50 ans. Photo : CVN

Le gardien du cây nêu dans le Delta du Mékong

Dans le Delta du Mékong, la famille de Huynh Công Ly perpétue depuis plus d’un demi-siècle la tradition d’ériger le cây nêu, perche rituelle du Têt, symbole ancestral chargé de sens spirituel et culturel.

Parmi les nombreux symboles qui incarnent le Nouvel An lunaire au Vietnam, le "bánh chưng" – gâteau traditionnel de riz gluant du Têt – s’impose comme une empreinte mémorielle profondément ancrée dans la conscience collective. Photo : VNA

Le "bánh chưng" – L'âme intégrale du Têt vietnamien

Au cœur du panthéon symbolique du Têt, le banh chung transcende sa nature de mets traditionnel pour s’ériger en véritable socle de l'identité vietnamienne, une empreinte indélébile gravée dans la mémoire collective de tout un peuple.

À l'approche du Nouvel An lunaire, les vidéos expliquant comment préparer les festins traditionnels du Têt reçoivent de plus en plus de « j'aime » et de commentaires. Photo : tienphong.vn

Le Têt et la vague du « retour au village natal »

Des millions de vues pour les vidéos de confiseries traditionnelles, des dizaines de milliers de partages pour les vlogs sur le Têt au village : autant de contenus qui ont inspiré de nombreux jeunes à prolonger leur séjour à la maison, à apprendre à cuisiner les plats de leur grand-mère ou de leur mère, à consigner les souvenirs familiaux et à les partager en ligne. De là est née une vague discrète mais profonde : le phénomène du « retour au village natal ».

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

L'art ancestral de l'emballage du "bánh chưng" : un rituel du Têt vietnamien

Avec l'évolution de la société, de nombreuses coutumes liées au Têt se sont peu à peu estompées. Cependant, la préparation du "bánh chưng" (gâteau de riz gluant) demeure une tradition culturelle emblématique du peuple vietnamien, perpétuée chaque année par de nombreuses familles. À l’approche du Têt, les générations de descendants se rassemblent pour préparer le "bánh chưng", choisissant soigneusement les plus beaux gâteaux à déposer sur l’autel des ancêtres en hommage et en respect des traditions.

Plats traditionnels incontournables sur les tables du Têt au Nord

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Le Têt permet de se retrouver en famille. Plus les plateaux sont riches, plus cela exprime le respect envers les ancêtres. Les plateaux traditionnels du Nouvel An lunaire se composent de nombreux mets et symbolisent tous divers souhaits et vœux de chaque famille pour la nouvelle année. Les plateaux du Têt sont également très colorés : le vert du banh chung mélangé au rouge du riz gluant en passant par le jaune des pousses de bambou...

Les couleurs de l’ancienne capitale impériale Huê au cœur de la Foire du Printemps 2026

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A la Foire du Printemps 2026, le pavillon de Huê s’est imposé comme l’un des espaces les plus attractifs, captivant un très nombreux public grâce à une scénographie profondément imprégnée de l’âme et de l’identité culturelle de l’ancienne capitale impériale. Les produits emblématiques de Huê y sont présentés avec soin : áo dài aux lignes gracieuses, chapeaux coniques en herbe cỏ bàng, bâtons d’encens au bois d’agar aux parfums envoûtants, fleurs en papier de Thanh Tiên… Sans oublier les objets artisanaux typiques et les spécialités culinaires qui font la renommée de la région.
L’ensemble crée une expérience immersive et authentique : les visiteurs déambulent dans un univers où se mêlent élégance royale, savoir-faire ancestral et douceur du quotidien huéen, redécouvrant ainsi, le temps d’une visite, la quintessence raffinée de l’ancienne capitale impériale.

Phung Thi Hông Tham remporte la médaille d'or dans la catégorie amateur féminine des 63 kg aux Championnats du monde de Kun Khmer 2026. Photo : nld.com.vn

Le Vietnam brille aux Championnats du monde de Kun Khmer

Ces résultats placent provisoirement le Vietnam en tête du classement des médailles avec quatre médailles d’or et une d’argent. Ce classement pourrait toutefois évoluer, car une vingtaine de finales supplémentaires, dans les catégories seniors, juniors et jeunes talents, sont prévues le 12 février.