Giang Mô opte pour le tourisme communautaire

Les montagnes et les maisons traditionnelles sur pilotis font de la province de Hoa Binh un véritable lieu pour les touristes à la recherche d’expériences hors des sentiers battus.

Hoa Binh (VNA) - Giang Mô est un adorable petit village de la commune de Binh Thanh, peuplé principalement de Muong, une des 54 ethnies du Vietnam. Les magnifiques paysages de montagne et les maisons traditionnelles sur pilotis font de la province de Hoa Binh un véritable lieu d’enchantement pour les touristes à la recherche d’expériences hors des sentiers battus.

Giang Mô opte pour le tourisme communautaire ảnh 1Photo: dulichbangiangmo.com

Le petit village de Giang Mô est situé au pied de la montagne Mô. Entouré de vallées verdoyantes et de rizières en terrasses à perte de vue, il abrite une communauté de Muong. Dans sa maison qui vient d’être restaurée, Nguyên Van Hâu prépare le repas pour un groupe de touristes européens. Il explique:

«Le village de Giang Mô est composé de 120 familles, 46 d’entre elles proposent  d’héberger des touristes. Cela fait longtemps que nous avons ouvert notre village aux étrangers. Lors de la construction de la centrale hydro-électrique de Hoà Binh dans les années 1980, les experts russes qui aidaient à sa construction venaient déjà ici le week-end pour se reposer. Ma famille a proposé de loger des touristes dès 1997, mais ce n’est qu’en 2001 que nous avons décidé de leur proposer aussi des repas. Lors de la haute saison, le village peut accueillir entre 300 et 400 visiteurs par jour.»

Les touristes peuvent découvrir la culture originale des Muong et déguster leurs spécialités culinaires comme le riz gluant coloré, la viande de buffle aux feuilles de bambou, du poulet, des jeunes pousses de bambou, des poissons de ruisseaux et de l’alcool siroté avec une paille en bambou… Les repas sont généralement servis sur des immenses feuilles de bananier. Nguyên Van Hâu  explique:

«Les touristes adorent les nems et les hachis de viande enveloppés dans les feuilles de lolot que nous préparons nous-mêmes. Nous leur proposons aussi des spectacles de danses et de chants traditionnels et des concerts de 12 gongs.»

Dressées sur les flancs des montagnes, les hautes maisons sur pilotis des Muongs sont assez rudimentaires. Construites en bois et en bambou sans fenêtre, elle se compose de trois parties: la partie supérieure sert de grenier, la  partie centrale est réservée au logement de la famille et le rez-de-chaussée est affecté à la basse cour.

Les habitants de Giang Mô pratiquent la culture du riz sur brûlis, ils cultivent du maïs, du  manioc, du bambou et du chanvre. Ils élèvent aussi un peu de bétail en semi liberté. Les femmes Muong excellent dans la vannerie et le tissage. Joëlle, une touriste française, partage:

«C’est la première fois que nous visitons le Vietnam. Nous sommes ravis de l’accueil et de l’hospitalité des habitants. Les paysages sont magnifiques. Je n’avais jamais vu de rizières en terrasse, c’est spectaculaire.  Nous sommes impatients de découvrir les traditions des Muong.»

Les Muong du village de Giang Mô sont très hospitaliers. S’ils ne sont pas au champ, les hommes proposeront aux touristes de s’arrêter un instant pour siroter de l’alcool avec une paille en bambou ou boire un thé. Patrick Buat Thenard, un autre touriste français, indique:

«On est très bien accueillis dans ce village. Les paysages sont de toute beauté.

Avant de venir ici, on avait visité le musée d’ethnographie d’Hanoi mais découvrir l’ethnie Muong est vraiment formidable; on a l’impression d’être au bout du monde. Le hameau est resté très authentique. La France et le Vietnam entretiennent des relations très fortes. J’ai connu des militaires français qui ont passé des années au Vietnam avant que les français ne  soient vaincus à Dien Bien Phu. Je connais bien l’histoire de votre pays que j’aime.»

A l’écart des grands circuits touristiques, le village de Giang Mô propose aux touristes épris de simplicité, un Vietnam attachant, authentique et des rencontres inoubliables. -VOV/VNA

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