Gérard Addat : "Le Vietnam, mon inspiration, mes racines"

En voyage au Vietnam, l’auteur-compositeur, interprète polyglotte et artiste polyvalent Gérard Addat a donné une série d’interviews à des chaînes de télévision et de radio.
Gérard Addat : "Le Vietnam, mon inspiration, mes racines" ảnh 1Gérard Addat lors d’une interview accordée à la radio de Hô Chi Minh-Ville, VOH. Photo: CVN

Hanoï, 5 avril (VNA) - En voyage au Vietnam, l’auteur-compositeur, interprète polyglotte et artiste polyvalent Gérard Addat a donné une série d’interviews à des chaînes de télévision et de radio. L’occasion de revenir sur le parcours de cet eurasien au grand cœur.

Né à Saïgon (ancien nom de Hô Chi Minh-Ville) d’un père français et d’une mère vietnamienne, Gérard Addat a toujours eu une grande passion pour la chanson. Il émerveillait ses copains d’écoles et les membres de sa famille dans les spectacles de fin d’année.

Son enfance et le début de son adolescence n’ont été que douceur et tendre insouciance. Il n’oubliera jamais ses souvenirs dans le quartier de Da Kao et encore moins ceux de Cho Lon, deux quartiers toujours dynamiques de la mégapole du Sud.

Une séparation douloureuse

Il se souvient des séances de cinéma, de ses promenades autour de la cathédrale Notre-Dame et de son école, l’Institut Taberd, un établissement doté d’une solide réputation. Tous ces endroits, il les a tellement dans la peau qu’il les a retranscrits dans ses chansons qui font son succès aujourd’hui.

Pourtant, avant de pouvoir se faire connaître du grand public, sa vie n’a pas été un long fleuve tranquille. En effet, Gérard Addat fait partie de ceux qu’on appelle "les déracinés", tous ces jeunes qui ont été rapatriés en France lors de l’indépendance du Vietnam.

À son arrivée en France, l’artiste perdit la trace de son père et fut séparé de son frère. Il comprit aussi très vite les différences entre le Vietnam et la France, en termes de températures dans un premier temps. Même si à cette époque, tout le monde arrivait à Marseille, le choc thermique fut douloureux.

Passant de foyer en foyer, découvrant concrètement la France entre Marseille, Vouvray ou Tours, Gérard eut vraiment beaucoup de peine à s’habituer à sa nouvelle vie loin de l’Asie.

Ce furent les langues étrangères et la chanson qui le sauvèrent. Dès son plus jeune âge au Vietnam, il avait l’habitude de jongler avec les langues. Un avantage bénéfique pour lui puisqu’il s’installa en Angleterre pendant 13 ans.

C’est à Londres qu’il entama sa carrière de chanteur et qu’il put croiser de grandes personnalités du milieu artistique et culturel. Il se perfectionna également en espagnol et en portugais, comprenant vite qu’il pourrait toucher un plus large public.

De retour en France et au Vietnam 

À son retour en France, Gérard tissa des liens très étroits avec les nombreuses associations d’amitié franco-vietnamienne et les membres de la diaspora. Aussi, il retrouva son père à l’issue d’années de recherche. C’est ainsi qu’il décida d’aider les rapatriés du Vietnam à renouer avec leurs proches en lançant, dans les médias du monde entier, des avis de recherche. C’est ce qu’il fit notamment au Vietnam lors de l’une de ses premières émissions sur la chaîne de télévision VTV4.

Désormais, c’est devenu un rituel puisque chaque année, Gérard, aujourd’hui établi dans l’Allier, à Montluçon (Centre de la France), s’envole pour le Vietnam. Il vient y promouvoir ses nouvelles chansons telles que Mes souvenirs de Saïgon, Une ville lointaine (Da Kao Saïgon) ou encore Hô Chi Minh-Ville.

Il y tourne aussi des vidéos où il a l’occasion d’inviter de nombreux jeunes qui adorent la danse et les nouvelles mélodies. Ses chansons font d’ailleurs de jolis résultats en termes de vues sur YouTube comme celle-ci : https://www.youtube.com/watch?v=MFnrQAKP73U

Il adore également reprendre les plus belles chansons du répertoire vietnamien. C’est le cas de Dèn khuya qu’il interprète en vietnamien, avec quelques paroles en français, grâce à l’autorisation du compositeur Lam Phuong.

Récemment, il l’a interprétée avec fierté au grand gala organisé en son honneur, à la Maison de la mutualité à Paris, en présence de grandes vedettes vietnamiennes venues spécialement du Vietnam et des États-Unis. 

Depuis quelques années, Gérard a en tête de monter une comédie musicale basée sur son histoire et celle de ses camarades.

Et puis, il y a ses deux enfants qui sont ses plus fidèles soutiens. Ce sont eux qui, à leur tour, reprendront le flambeau pour mieux faire connaître le Vietnam et les chansons pleines de poésie et d’insouciance de leur père. - Hervé Fayet/CVN/VNA
source

Voir plus

Le président de l’Assemblée nationale Tran Thanh Man et son épouse, aux côtés du personnel de l’ambassade et de la communauté vietnamienne en Turquie. Photo : VNA

Vietnam–Turquie : la communauté vietnamienne mobilisée et soutenue

le président de l’Assemblée nationale Tran Thanh Man a exprimé le souhait que la communauté vietnamienne en Turquie reste solidaire, s’entraide, s’intègre pleinement dans la société d’accueil, respecte la législation locale et contribue à promouvoir une image positive du Vietnam.

Lors du programme éducatif international Aerokos tenu le 16 avril à Hanoï. Photo : baoquocte

Aerokos inspire les aspirations spatiales des jeunes vietnamiens et russes

Leprogramme éducatif international «Aerokos» vise à renforcer la coopération et à connecter les potentiels scientifiques et technologiques des deux pays, tout en construisant un environnement d’apprentissage avancé où les élèves peuvent accéder aux connaissances modernes, nourrir leur passion pour la recherche et développer progressivement une solide expertise technique.

La vice-présidente du Groupe de la Banque mondiale pour les Ressources humaines, Radi Anguelova, remet le titre à l’ambassadeur du Vietnam aux États-Unis, Nguyên Quôc Dung. Photo : VNA

La BM loue le Vietnam pour son développement et son utilisation du capital humain

La reconnaissance accordée au titre de l’Indice de capital humain plus (HCI+) 2026 confirme les efforts déployés par le Vietnam pour placer l’humain au cœur de sa stratégie de développement, améliorer la qualité de l’éducation et des soins de santé, renforcer les liens entre la formation et le marché du travail et promouvoir une croissance inclusive et durable.

La vice-Première ministre Pham Thi Thanh Trà présente un souvenir au PDG du groupe japonais Erex, Honna Hitoshi. Photo : VGP

La vice-PM Pham Thi Thanh Trà reçoit le PDG du groupe japonais Erex

Selon la vice-Première ministre Pham Thi Thanh Trà, des programmes de coopération internationale concrets, tels que celui mené avec le groupe Erex, ont contribué à améliorer la qualité de la main-d’œuvre et à répondre aux exigences de développement dans la nouvelle ère.

Manuel de lutte contre les fausses informations en ligne. Photo: VNA

📝Édito : Ne laissez pas les fausses nouvelles manipuler la confiance et la stabilité sociale

Ces derniers temps, de nombreuses rumeurs infondées concernant la santé ou la vie privée des dirigeants et anciens dirigeants du Parti et de l'État, ainsi que des spéculations sur l’organisation du système politique ou la modification de politiques, ont été délibérément propagées. Ces actes ne sont pas de simples erreurs d'appréciation, mais constituent une véritable attaque contre la confiance sociale.

Un cours de mathématiques dispensé en langue étrangère au lycée Hong Quang, quartier Le Thanh Nghi. Photo : VNA.

Hai Phong modernise son modèle éducatif

À Hai Phong, la mise en œuvre de la Résolution n°71-NQ/TW impulse une transformation en profondeur du système éducatif, axée sur l’apprentissage des langues, le numérique et l’ouverture internationale, afin de former une génération d’élèves capables de s’affirmer comme de véritables citoyens du monde.

Grâce à l'accès à des prêts à taux préférentiels, Mua Thi La, une femme de l'ethnie Hong originaire du village de Ban My A, a ouvert un atelier de confection de costumes traditionnels, créant ainsi des emplois et des revenus stables et contribuant à l'élimination progressive et durable de la pauvreté. Photo : VNA

Le décaissement des fonds pour les programmes cibles nationaux s’accélère

2026 est une année charnière pour la réalisation des objectifs de développement socio-économique de la nouvelle période, les programmes nationaux ciblés continuent de jouer un rôle essentiel pour garantir la sécurité sociale et réduire les disparités régionales. Au-delà de l’accélération des décaissements, il est primordial de veiller à ce que les fonds parviennent aux bénéficiaires prioritaires et produisent des résultats concrets.

L’atelier de broderie Len Art de l’artiste Nguyen Thi Hong Van (au centre de la photo) aide les personnes handicapées à s’intégrer en toute confiance dans la communauté.

Quand l’art se met au service de l’inclusion et de l’accompagnement

​Au cœur du vieux quartier de Hanoï se trouve un petit espace nommé « Len Art ». Depuis dix ans, l’artiste-artisane Nguyên Thi Hông Vân y guide discrètement des enfants autistes, sourds ou souffrant de retards de développement. Avec patience, ils brodent chaque fil de laine, ravivant ainsi leur foi en la vie.