Ho Chi Minh-Ville (VNA) - Le 23 novembre, à Hô Chi Minh-Ville, le Service municipal de l’information et de la communication, en collaboration avec l’Association nationale de sécurité d’information (VNISA), a organisé la Journée de la sécurité d’information du Vietnam 2017. Cet événement a attiré plus de 500 compagnies nationales et étrangères dans ce domaine.

“La Journée de sécurité d’information 2017”, le 23 novembre à Hô Chi Minh-Ville.

 

Sur le thème “Sécurité intelligente dans un monde connecté”, les conférenciers ont présenté la situation de la sécurité d’information en 2017,  les risques et les précautions pour les années prochaines. On sait qu’en 2017 Ransomware, un logiciel malveillant a fait beaucoup de dégâts dans le but de détourner  de l’argent aux organismes et compagnies. Ce virus pénètrait régulièrement les systèmes informatiques via email ou Exploit kit.

Dans le premier trimestre 2017 seulement, le monde a versé 209 millions de dollars pour racheter des données. Comme Ransomware, le virus Wanna Cry et ses variantes ont montré une nouvelle manière d’attaquer un ordinateur à un autre ordinateur avec l’infection automatique avec une vitesse de 75.000 ordinateurs infectés en seulement 10 minutes.

En mai 2017, le système informatique dans le monde a été bouleversé car WannaCry utilise les erreurs des plates-formes techniques de Windows, notamment via la faible sécurité du wifi. Ainsi, les risques de transactions monétaires en ligne  ont connu une recrudescence. Le Vietnam  a été un des pays les plus touchés par ces virus. Les dégâts subies par les entreprises vietnamiennes ont été conséquentes.

Former pour augmenter la capacité de réaction rapide

Au Vietnam, la sécurité d’information présente des défis et des failles. Jusqu’à octobre 2017,  le Vietnam a subi un total de plus de 11.000 attaques de réseau. En particulier et plus récemment, le Congrès de l’APEC à lui seul, a été la cible de 27 attaques et 17 tentatives, ainsi que de milliers de «cyberattaques» plus discrètes. Selon l’estimation du ministère de l’information et de la communication, le nombre des «cyberattaques» est en augmentation et menace de plus en plus la sécurité des individus, mais aussi du pays.

L’enquête de VNISA pour la sécurité d’information (SI) en 2017 a montré que les entreprises vietnamiennes ont mis en œuvre davantage d’activités de sécurité d’information par rapport aux années précédentes, dont 68,9% des entreprises interrogées ayant un personnel spécialisé; 75,7% des entreprises ayant un plan de sécurité d’information…

Cependant, le budget dédié à la SI de la plupart des entreprises représentent moins de 5% de budget total d’investissement dans TI. Seulement 28.4% des entreprises interrogées versent de 10 à 15% du budget d’investissement dans les TI à la sécurité d’information.

En se basant sur l’enquête ci-dessus, Nguyên Trong Huân, CEO de la compagnie Kaperkys Vietnam a signalé qu’il faut sensibiliser les internautes à la SI, savoir s’équiper de moyens de sécurité, des programmes anti-virus pour éviter la perte des données personnelles. En outre au niveau macro, il faut avoir la stratégie prioritaire et l’investissement conformément à la SI. En particulier, il faut anticiper des dispositions légales, des mécanismes d'investissement afin de promouvoir les ressources personnelles de SI, organiser régulièrement des exercices de prévention des «cyberattaques», développer synchroniquement des services e-gouvernementaux ainsi que sensibiliser la communauté à la responsabilité d’assurer la SI.

Selon les experts du domaine, pour contrôler tous les risques de «cyberattaques», la solution est juste de former les ingénieurs de SI, d’organiser régulièrement des  formations pour mettre à jour les nouvelles solutions de prévention. Ils ont proposé à l’État la fondation d’une unité de réaction rapide à l’avenir en vue de prévenir des attaques contrôlées par l’intelligence artificielle (IA). -CVN/VNA